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Rue des salauds ; l'histoire leur a donné une rue... et pourtant !
de Lambert, Oscar

Le 26/12/2014 à 17:28 - 0 commentaire

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Lambert, Oscar

L'Opportun

histoire essais

9782360752614

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Résumé du livre
Les plus grands personnages de l’histoire de France ont le privilège d’habiller les artères de nos villes. Bien souvent, les choix ne souffrent pas la discussion. Mais parfois, les grands hommes ainsi statufiés cachent quelques zones d’ombre oubliées par l’Histoire officielle... En prenant le prétexte d’une balade parisienne, Oscar Lambert a voulu traquer ces bien tristes sires qui ne méritaient pas tant d’honneur! Au fil des pages, vous croiserez dans cette petite anthologie des « grands hommes » qui ont cependant: massacré leurs semblables, trahi leur patrie, colonisé leurs voisins, pourchassé les hérétiques, opprimé le peuple, lutté contre la démocratie, fait de juteuses affaires sur le dos de l’État... Nos avenues, nos places, nos squares ou encore nos boulevards honorent ainsi le général Bugeaud (sanguinaire conquérant de l’Algérie), Albert de Mun (infatigable adversaire de la laïcité), le duc de Guise (organisateur de la sanglante Saint-Barthélemy) ou Maurice Barrès (implacable accusateur du capitaine Dreyfus)... Et que dire de la face cachée des Richelieu, Étienne Marcel, Linné, Mazarin, Conti, Talleyrand, Gallieni, Alexandre III et de tant d’autres « intouchables »?

 

Premier chapitre

 

 

 

 

 

 

 

AVANT-PROPOS

 

 

Les rues de Paris portent les noms des plus glorieux personnages de l’histoire de France. Mais certaines d’entre elles sont attribuées à de bien tristes sires…

Bugeaud, le sanguinaire conquérant de l’Algérie qui enfuma des milliers de Berbères, dispose d’une grande avenue dans les beaux quartiers. Il y côtoie Albert de Mun, l’infatigable adversaire de la séparation de l’Église et de l’État. Louis XVIII et Charles X, les deux frères de Louis XVI qui se succédèrent sur le trône de France avec la ferme intention de restaurer l’Ancien Régime, comptent chacun trois rues dans Paris. Les ducs de Guise, organisateurs de la Saint-Barthélemy, et Maurice Barrès, implacable accusateur du capitaine Dreyfus, ont également laissé un souvenir dans la capitale...

Ce livre propose une série de portraits de grands hommes qui ont massacré leurs semblables, trahi leur patrie, colonisé leurs voisins, pourchassé les hérétiques, opprimé le peuple, lutté contre la démocratie, fait de juteuses affaires sur le dos de l’État... et qui ont donné leur nom à une rue de Paris.

Le choix de ces personnages est arbitraire, il ne prétend pas à l’exhaustivité, et encore moins à l’objectivité ! Si vous n’avez pas peur des mauvaises rencontres, munissez-vous d’un Pass Navigo, d’un ticket Vélib’, d’une bonne paire de baskets, et suivez-nous !

Ier arrondissement

Rue de Richelieu

Rue Étienne-Marcel

Place Maurice-Barrès

RUE DE RICHELIEU

En 1622, Armand Jean du Plessis, duc et cardinal de Richelieu (1585-1642), n’était qu’aux débuts de sa brillante carrière. Toutefois, il avait déjà réussi à épargner quelques écus grâce à son labeur acharné au service de l’État. Avec ces modestes économies, il se fit construire un immense palais à deux pas du Louvre. Ce luxueux édifice fut appelé Palais-Cardinal, puis Palais-Royal après la mort de Son Éminence : Richelieu avait en effet légué sa modeste demeure à Louis XIII. Ce changement de nom aurait effacé tout souvenir du zélé ministre dans le quartier si, en un admirable mouvement symétrique, la rue que l’on appelait alors rue Royale n’avait pas en retour été rebaptisée rue Richelieu.

Fils de la haute aristocratie, Richelieu était entré dans les ordres par hasard : son frère aîné avait refusé l’évêché de Luçon (il préférait se faire moine), place lucrative que la famille ne pouvait laisser échapper. Le jeune Armand, que l’on destinait plutôt au métier des armes, fut donc réorienté vers celui des patenôtres. Il y montra tant de talent qu’il fut envoyé aux états généraux de 16141 pour représenter le clergé. C’est à cette occasion que la régente Marie de Médicis le remarqua ; la Florentine fit de Richelieu son aumônier personnel, et l’introduisit au Conseil du roi.

Devenu principal ministre de Louis XIII en 1624, il poursuivit tout au long de sa carrière un objectif unique : la restauration de la grandeur de la France, qui passait d’après lui par la grandeur de son roi. Il lutta donc avec acharnement contre trois ennemis : les protestants qui menaçaient l’unité du pays, les princes rebelles qui voulaient revenir à un passé féodal révolu, et les étrangers qui massaient leurs troupes aux frontières.

 

 

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