Extrait

Piégés entre les murs de la nuit
de Hubert Ben Kemoun

Le 20/10/2017 à 09:42 - 0 commentaire

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ISBN :

Total pages :

Prix :

Hubert Ben Kemoun

Flammarion

11/10/2017

9782081415256

162

13 €

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ISBN : 9782081415256

Editeur : Flammarion

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ISBN : 9782081419773

Editeur : Flammarion jeunesse

Prix grand format : 9.99 €

 

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Résumé du livre
« Villa Eden...Insouciants, Enzo et Aïcha se croyaient au paradis. Rien n’avait plus d’importance que leur projet d’amour en cette nuit magique. Mais ils venaient de mettre les pieds en enfer, et dans moins de deux heures ils allaient s’en rendre compte. Amèrement. »

Deux adolescents piégés. Un terrifiant compte à rebours, dont ils doivent sortir vivants. Les minutes défilent, comme des coups de grâce...

 

Premier chapitre

Pour Nicolas et Nathan.

 

 

La vie n’est pas un jeu de hasard, et pourtant…

 

 

À la table du casino de la vie, c’est le hasard qui s’amuse le plus. Et il ne boude pas son plaisir…

C’est lui qui lance la bille, sur la roulette qu’il vient de libérer. C’est lui qui décidera dans quelques secondes quand elle s’arrêtera et sur quelle case. Malgré les mises déposées par les convives qui se sont invités à la partie, c’est encore et toujours le hasard qui empoche ces mises et qui ratisse. Car le hasard est aussi malin que vorace. L’air de rien, il prend droit de vie et de mort sur chaque joueur.

Ces joueurs sont venus, attirés par les lumières clinquantes du casino et ses promesses d’adrénaline. Les voilà piégés. Et pour ce qui est de l’adrénaline, ils vont être servis pendant quelques heures. Car le hasard est un chorégraphe de talent pour faire transpirer ses pantins.

Personne, absolument personne ne sortira indemne de cette danse macabre et noire. Et si certains, parce que le hasard le veut bien, s’en sortent, que personne ne se fasse d’illusion, pour eux aussi, rien ne sera plus jamais comme avant.

Nous voilà prévenus…

 

Hubert Ben Kemoun

 

 

 

De terre on fait le pot,

mais c’est l’inexistant dans le pot

qui fait sa qualité de pot.

Lao Tseu

 

 

De 20 h 58 à 21 h 17

Enzo, Aïcha

 

 

— Tu es sûr de toi ?

— Aussi sûr et certain que je t’aime et que c’est enfin pour ce soir, ma princesse.

Plus que la réponse et le sourire qui l’accompagnait, Aïcha apprécia qu’Enzo n’ait pas hésité un instant avant de lui murmurer ces mots.

Il était venu la chercher à la descente du tram, à l’arrêt Diderot, dont l’horloge indiquait 20 h 59. Il avait remarqué immédiatement le petit sac à dos jeté sur l’épaule de son amie. Le bagage léger contenait sans doute quelques vêtements de rechange et d’autres secrets qu’une fille de 16 ans pouvait emporter afin de passer la nuit avec lui, comme convenu. En l’embrassant, Enzo lui avait montré d’un geste son propre sac à dos, pas plus épais, pour lui signifier qu’ils étaient en parfaite harmonie.

Non loin, tandis que le tramway s’éloignait vers la banlieue sud de la ville, le clocher de Sainte-Cécile commença à égrener 21 heures. Avant le cinquième coup ils s’étaient mis en marche, main dans la main, comme n’importe quel couple d’adolescents impatients, confiants d’être ce soir les souverains du monde, et amoureux. Surtout très amoureux.

— Tu as dîné ? demanda Enzo au bout de quelques pas.

— Oui, un petit peu, avec mes parents. J’étais bien obligée, répondit-elle sur un ton d’excuse.

— Dommage, je suis certain qu’il y aura tout ce qu’il faut pour préparer un vrai repas, là-bas.

— « Un petit peu », ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas se préparer un vrai repas.

— En même temps, c’est de toi que j’ai faim, Aïcha. Une faim de loup. Je vais te dévorer, déclara-t-il en serrant un peu plus ses doigts noués à ceux de la jeune fille.

 

 

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