Extrait

Pas si simple
de Castel, Lucie

Le 30/11/2017 à 15:05 - 0 commentaire

Auteur :

Editeur :

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Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Castel, Lucie

Harlequin

22/03/2017

9782280376938

288

12.90 €

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ISBN : 9782280376938

Editeur : Harlequin

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ISBN : 9782280376655

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Résumé du livre
Quand une rencontre improbable dans un aéroport conduit à un repas de famille encore plus improbable.

Parce que, dans la vie, rien n’est simple, Scarlett se retrouve coincée par la neige à l’aéroport d’Heathrow avec sa sœur Mélie l’avant-veille de Noël.
Parce que, dans sa vie, tout est compliqué, Scarlett entre par erreur dans les toilettes des hommes et tombe sur William, un Britannique cynique et provocateur dont le flegme et le charme distingué sont ce que la Grande-Bretagne promet de mieux. Les heures d’attente leur permettent de faire plus ample connaissance et William leur propose alors de passer le réveillon dans sa maison, près de Kensington Street, le temps que le trafic reprenne. Une invitation en apparence innocente, mais qui va conduire les deux jeunes femmes au cœur d’un réveillon riche en émotions et en surprises de taille…

 

Premier chapitre

Chapitre 1

 


J’enfonce la porte des toilettes de l’aéroport d’un coup de pied rageur. J’insiste sur le mot « rageur », parce que je nage en plein drame shakespearien. Comme je suis coincée à l’aéroport de Heathrow, de l’autre côté de la Manche, je fais dans la métaphore locale. Je viens juste de laisser en plan ma sœur Mélie, que je revois encore me faire de grands signes dans le couloir, sans que j’y prête la moindre attention. Depuis qu’elle est tombée d’un arbre à l’âge de cinq ou six ans — elle souhaitait prouver que l’être humain ne pouvait pas voler, ce dont l’humanité avait bien conscience depuis sa création —, Mélie a un mode de communication à part, dans un univers qu’elle seule est en mesure de comprendre.

J’enfonce donc cette satanée porte et j’arrache une poignée de papier pour éponger mon chaï latte, dont la moitié s’est renversée sur mon slim blanc. D’accord, un vêtement clair pour voyager… il y a plus adapté. On va dire que je n’étais pas au top de mes capacités intellectuelles quand j’ai décidé de l’enfiler. Neige blanche, pantalon blanc, sur le moment pourtant j’ai trouvé l’idée cohérente. Je manque soudain de faire glisser mon Smartphone par terre. Décidément, j’ai du mal à faire deux choses à la fois, ce qui me fait pester au téléphone :

— Je n’en sais rien, maman ! Ils sont anglais, ce sont des gens bizarres. Tu sais, le problème vient essentiellement du fait qu’ils vivent sur une île. Quand on vit sur une île depuis aussi longtemps, forcément, la consanguinité finit par faire des ravages. Disons que j’ai eu l’impression qu’il savait de quoi il parlait, quand il m’a certifié que les avions allaient finir par décoller. Comment ça, s’il avait l’air sincère ? Je n’en sais foutre rien. Non, pas foutre, désolée. Ils font toujours la même tête, maman ! Paniqués, heureux, malheureux… S’il était possible de savoir ce qu’ils ont dans le crâne, ça ne bloquerait pas autant du côté des décisions européennes. Non, je ne pontifie pas, je fais dans le sarcasme, c’est complètement différent.

Et voilà, elle en appelle au panthéon divin, comme si les dieux s’intéressaient au trafic aérien ! Ma mère est d’origine italienne. Elle a passé la majeure partie de sa vie en Bretagne mais, pour ce qui est des disputes, du chantage émotionnel, du mondial de foot ou de la nourriture, elle est à 200 % italienne. Cela dit, pour une fois, je la comprends : l’heure est grave. Nous sommes le 23 décembre, il est 10 heures du matin et, pour l’instant, je n’ai aucune information sur l’heure à laquelle Mélie et moi pouvons espérer rentrer chez nous. A n’importe quelle autre période de l’année, ça n’aurait pas été si grave, mais à l’approche de Noël, tout retard sent l’apocalypse. Dans la famille Archer, Noël est sacré. Ça l’a toujours été, mais cette année plus encore : ce sera le premier Noël que nous passerons sans papa. Si, par extraordinaire, l’un des membres de notre famille — soit trois personnes hors chien et lapin — ne pouvait se joindre aux autres, ma mère ne s’en remettrait pas. C’est sans doute la raison pour laquelle elle vient de passer de deux coups de téléphone par jour à cinq en deux heures. La gestion de ces communications a eu pour conséquence de me faire renverser ma boisson chaude, arrachée dans la sueur et le sang à la longue file d’attente du Starbucks, et de m’obliger à m’exiler dans les premières toilettes venues.

 

 

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