Extrait

On est bien seul dans l'univers
de Philippe Curval

Le 15/02/2018 à 08:35 - 0 commentaire

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Philippe Curval

La Volte

21/09/2017

9782370490506

508

20 €

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ISBN : 9782370490506

Editeur : La Volte

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ISBN : 9782370490513

Editeur : La Volte

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Résumé du livre
Depuis ses premiers textes publiés à l'âge de quinze ans dans Fiction ou Hara-Kiri, jusqu'à aujourd'hui pour Science-Fiction, Futurs ou Traverses, Philippe Curval n'a jamais cessé d'oeuvrer pour la nouvelle, reine de la S.-F., en raison de sa capacité à spéculer logiquement autour d'une idée originale transposée au futur. Ceci en utilisant l'imaginaire scientifique en tant que moteur à explosion.

Parmi les quelque cent cinquante nouvelles qu'il a publiées à ce jour, certaines se présentent sous la forme de récits d'aventures au ton singulier ; d'autres versent dans le " non- sens ", s'affirment d'un humour corrosif, empruntent leur poésie au surréalisme ; la plupart s'interrogent sur notre monde en profonde mutation, fruit des rapides avancées technologiques. Par sa sélection de dix-huit titres au sein de cette multitude, cette anthologie se veut un choix exhaustif des différentes manières - et matières - de Philippe Curval, en révélant à la fois son évolution et la filiation thématique de ses textes " spectaculaires et imagés ". Une immersion complète et fascinante dans plusieurs décennies d'un art littéraire " qui prend véritablement en compte le réel, et le réel à venir, qui essaie d'écrire sur des structures sociétales nouvelles " et qui donna lieu à plusieurs grands ouvrages du genre, jusqu'à faire de leur auteur un " des incontournables protagonistes de la science-fiction française ".

 

Premier chapitre

Philippe Curval et l’art de la science-fiction


« Faire de la science-fiction un grand mouvement littéraire » : voilà l’objectif qu’assignait à Philippe Curval son vieux camarade André Ruellan, alors qu’un Livre d’or venait consacrer sa stature d’écrivain incontournable pour la science-fiction française(1). C’était à l’issue de la formidable décennie 1970, qui avait vu la SF française recevoir un accueil public et critique sans précédent : Philippe Curval, par des romans remarqués et par ses activités critiques et éditoriales, avait fortement contribué à lui fournir ses titres de gloire.

Pourtant, les espoirs nés alors ne se sont pas tout à fait concrétisés. En dépit des efforts de Philippe Curval et de ses camarades, la science-fiction ne s’est pas muée exactement en un mouvement littéraire. Pour cela, il aurait fallu une manière de manifeste, un embryon de groupe artistique, une vision et un élan communs, appuyés sur des affinités esthétiques fécondes. Nulle école française de science-fiction n’avait émergé du Rayon fantastique ou des colonnes de Fiction entre 1950 et 1970 : de beaux textes, oui, et de grands écrivains, sans doute, mais en rangs dispersés – Curval, d’ailleurs, était de ceux-là. Il en aura été de même par la suite : ni Présence du Futur, en dépit de l’initiative isolée du groupe Limite, ni le creuset du Fleuve Noir, qui a pourtant lancé tant de figures marquantes au tournant des années 1990, n’ont permis que se distingue une voie collective pour la science-fiction française.

Pas de mouvement littéraire, donc, mais pendant ce temps la science-fiction devenait quelque chose de bien plus grand, un ensemble transmédiatique entraînant toutes sortes de créations fabuleuses, et abritant des espaces de singularité, où une plume comme celle de Philippe Curval peut trouver toute sa place. Au mieux, si les conditions sont propices, à l’instar de ce qui se joue de nos jours chez un éditeur comme La Volte – où les récits curvaliens ont trouvé à donner leur mesure – se forment des confluences et des convergences de talents singuliers, une remarquable unité dans la discontinuité ; un compagnonnage littéraire en toute liberté.

En dépit de ses ambitions pour la science-fiction elle-même, Philippe Curval ne s’est jamais vraiment rêvé en chef de file – en modèle, sans doute, de la même façon qu’il s’est choisi, dans ses profondes lectures, des références dont il s’est fait autant de compagnons de route, aussi bien Robert Sheckley que Jorge Luis Borges, Jacques Spitz qu’A. E. Van Vogt, et bien sûr Raymond Roussel, son point de contact avec le surréalisme. Toute sa carrière est celle d’une personnalité unique, même lorsque son tracé épouse temporairement la courbe de la science-fiction française en général. Ce n’est pas le lieu, ici, de revenir sur les grandes étapes de formation et d’affirmation de son profil littéraire(2). Qu’il suffise d’indiquer que les points de coïncidence entre ses écrits et les paradigmes dominants de chaque époque de la science-fiction française introduisent toujours une déstabilisante dissonance : au plus fort du goût pour les aventures spatiales, il représente des extraterrestres cherchant à faire de la Terre une œuvre d’art, en s’unissant corps et âme aux humains ; lorsque les explorations sociales prennent une tournure abstraite et conceptuelle pendant les années 1970 et 1980, il donne à ses dystopies une saveur particulière en les ancrant dans le devenir d’une Union européenne absurde et biscornue ; actuellement, en un temps d’hybridation des genres, qui voit dialoguer fantastique, fantasy et science-fiction, il s’inscrit fermement dans cette dernière, tout en en faisant une matière fluide et mobile.

 

 

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