Extrait

Noé reviens, les hommes sont devenus fous ! après nous le déluge !
de Catherine L. Mouton

Le 09/11/2018 à 13:07 - 0 commentaire

Auteur :

Editeur :

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Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Catherine L. Mouton

Editions Du Net

22/10/2018

9782312062372

84

13 €

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ISBN : 9782312062372

Editeur : Editions Du Net

Prix grand format : 13 €

 

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Résumé du livre
Rien ne va plus sur la planète terre : touchée en plein coeur par l'usage immodéré qu'ont fait les hommes de ses ressources, elle est menacée de mort et Dieu, dont c'est la création, entre dans une colère noire.Si les responsables de cette gabegie - chefs d'Etat à différents niveaux - semblent peu concernés par le sujet, la plupart des mortels confrontés à une précarité grandissante sont conscients du risque encouru.

 

Premier chapitre

1. La conférence

Paris s’éveille, les yeux encore embués de sommeil, dans les vapeurs du petit café du matin, et prend son temps. Le ciel s’est inopinément enveloppé d’une épaisse brume de pollution qui cache l’Infini aux yeux de tous, et fait perdre la tête aux plus hautes tours des bords de Seine. Un scénario qui se répète avec la tour Eiffel dont les visiteurs vont être privés de la sacro sainte vue sur la capitale. Chinois, Japonais, Américains, Russes conserveront toutefois précieusement leur ticket d’entrée comme gage de leur excursion.

À cette heure matinale, les Parisiens rejoignent d’un pas mécanique et par vagues les bouches de métros et de rer pour se rendre sur leur lieu de travail. Ils baissent la tête dans une attitude contrainte que ne leur envieront pas les quelques touristes déjà en quête de curiosités. Ces deux foules – le peuple d’en bas et le peuple d’en haut – s’entremêlent quelques instants avant que les premiers ne se jettent dans les couloirs sombres aux odeurs de pollution souterraine vers des trains qui les mènent ailleurs et que les seconds ne reprennent en surface le chemin de leur bus à étages.

C’est alors que le soleil déchirera l’air dans un fracas de lumière.

Au même moment Kamel, un jeune ressortissant du 9-3, fait le guet devant un hôtel particulier de l’avenue Kennedy à quelques encablures de la tour Eiffel, tandis que son comparse, Michelangelo, attend plus loin à la terrasse d’un café. Le bruit familier du percolateur sur fond de bavardage des consommateurs, les odeurs mêlées de café, d’alcools, de papier journal, de pots d’échappements, est le même que partout ailleurs. Il vient de commander un petit noir.

C’est leur première livraison sur Paris. Kamel à la fois fier et préoccupé fait les cents pas. Il s’inquiète auprès de Michelangelo :

 M’est avis qu’on a bien pris des risques en venant ici ?

– Tout va bien. Confiance.

À peine ont-ils fini de parler que des motards s’annoncent à grand renfort de sirènes. Ils sursautent. Mais les gendarmes qui précèdent un cortège d’immenses limousines noires aux vitres teintées passent en les ignorant superbement.

 On dirait qu’il se passe quelque chose de pas normal, dit Kamel prêt à bondir. Qu’est-ce que t’en sais, toi ?

La porte du bâtiment cossu s’ouvre enfin. Nathan, jeune bourge serré dans un costard de prix, s’annonce. Pile à l’heure. La commande, c’est lui. Marché conclu il y a quelques jours Porte de Paris.

– Il y a trop de règlements de comptes aujourd’hui dans nos quartiers, avait alors fait remarquer Michelangelo. Et pour du shit coupé !

– Chez moi, dit Kamel, c’est de l’herbe pure. Je la tiens de Ketama dans le Rif. Avant sa mort, mon grand-père qui était parti vivre à Casa arrachait les plants chaque fois qu’il retournait dans les montagnes.

 C’est haramqu’il disait. Il a fini par se décourager.

L’échange va se faire au fond de la salle à l’écart des regards indiscrets.

 

 

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