Extrait

Multiversum
de Patrignani, Leonardo

Le 17/06/2014 à 15:20 - 0 commentaire

Auteur :

Editeur :

Genre :

Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

chaPitre.com title=
  • Zoom moins
  • Zoom plus
  • Signaler erreur
  • Envoyer à un(e) ami(e)

Version grand format

 

illustration

ISBN : 9782070650132

Editeur : Gallimard-Jeunesse

Prix grand format : 15 €

 

Acheter le livre
avec chaPitre.com

Résumé du livre
Alex vit en italie, Jenny en Australie. Ils ne se sont jamais vus pourtant ils se connaissent depuis toujours, unis par un lien télépathique très fort. Le jour où ils cherchent à se rencontrer, ils découvrent qu'il existe une infinité d'univers parallèles et que la réalité qui les entoure n'est qu'une de ces multiples dimensions. Parviendront-ils à se rejoindre tandis que leur destin semble lié à celui, inéluctable, de la Terre? Existe-t-il un monde où vivre leur amour ?

 

Premier chapitre

À mon père.
Dans l’un des infinis mondes parallèles
un jour ou l’autre,
nous nous retrouverons.

Alex Loria était prêt à marquer le panier décisif.

Avec son maillot jaune et bleu imprégné de sueur, son casque de cheveux blonds qui lui retombaient sur le front, il avait le regard de celui qui sait qu’il va marquer.

Il était capitaine de l’équipe. Il avait obtenu deux lancers francs à la dernière minute. Le premier était entré. Arceau-panneau-arceau-panier.

Il ne manquait plus qu’un point. Il ne pouvait pas rater.

Alex s’essuya les mains sur son short, et fixa l’arbitre pendant qu’il lui passait le ballon. Un rapide coup d’œil glacial à l’auteur de la faute – un garçon qui fréquentait l’école située en face de la sienne –, puis il se concentra de nouveau sur le lancer franc.

– Plus que ce panier et on gagne le match, vas-y, Alex…, s’exhorta-t-il à mi-voix, tandis que, tête baissée, il faisait rebondir la balle.

Ses camarades restèrent silencieux, tendus, prêts à sauter. Les trois rebonds habituels pour conjurer le mauvais sort résonnèrent dans le gymnase de l’école. Ce n’était qu’un match amical, il n’y avait pas de banderoles brandies par les parents sur les gradins, ni d’enfants grignotant du pop-corn autour du terrain de jeu. Mais personne ne voulait perdre, et surtout pas le capitaine. Soudain, cette sensation de vide. Les jambes molles. Un frisson dans le dos. La vue qui se brouille. Tandis que son équipe et ses adversaires observaient la scène, stupéfaits, Alex tomba à genoux, posa une main sur le revêtement synthétique du terrain, et se mit à haleter.

Il le sentait.

Ça allait recommencer.

 

– Tu viens à table ? cria Clara depuis la cuisine.

– Une seconde, maman !

– Ça fait vingt minutes que tu dis « une seconde », dépêche-toi !

Jenny Graver soupira et secoua la tête, tout en commençant à fermer les différentes applications de son MacBook Pro. Elle leva les yeux vers la pendule murale. Huit heures un quart. Le ton de sa mère ne semblait pas admettre de retard supplémentaire.

Jenny se leva et croisa son propre regard dans le miroir au-dessus de son bureau. Ses cheveux châtains ondulés retombaient sur ses larges épaules de nageuse professionnelle. Jenny n’avait que seize ans, mais elle pouvait déjà s’enorgueillir d’un beau palmarès et d’une collection de médailles, toutes accrochées au mur du couloir, au premier étage de la petite maison des Graver. Ses victoires faisaient la fierté de son père, Roger, ancien champion de natation, et très connu à Melbourne en son temps.

Jenny sortit de sa chambre, traversa le couloir pour aller se laver les mains dans la salle de bains. Une odeur alléchante de rôti montait dans l’escalier.

Soudain, ce frisson. Elle ne le connaissait que trop bien, désormais.

Sa vue se troubla, elle fit deux pas en avant et essaya de se retenir au bord du lavabo pour ne pas tomber. Elle sentit son corps céder soudain, comme si, en dehors de ses bras, tous ses muscles étaient devenus incapables de répondre aux ordres de son cerveau.

 

 

Publier un commentaire

 

publier mon commentaire

medias

critiques

critiques En territoire Auriaba, 4ème roman de Jérôme Lafargue

critiques "La peinture est une chose intellectuelle"

critiques Don Quichotte par Rob Davis : Cervantès plus vivant que jamais

critiques Kierkegaard et la sirène

Suivez-nous

 

Désinscription

16

1

multiversum-patrignani-leonardo

4225