Extrait

Mort à Florence
de Marco Vichi

Le 02/07/2018 à 12:27 - 0 commentaire

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ISBN :

Total pages :

Prix :

Marco Vichi

Philippe Rey

19/10/2017

9782848766324

400

21 €

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ISBN : 9782848766324

Editeur : Philippe Rey

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ISBN : 9782848766331

Editeur : Philippe Rey

Prix grand format : 21.00...76465608....

 

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Résumé du livre
Une nouvelle enquête chandlerienne du commissaire Bordelli, entouré de personnages hauts en couleurs, lors de la grande inondation de Florence en 1966
Novembre 1966. Giacomo, treize ans, disparaît à la sortie du collège. Faute d'indice, le commissaire Bordelli s'accroche à une mince piste qui le mènera parmi des nostalgiques du fascisme et de Mussolini. Plus que jamais hanté par la guerre, il affiche une humeur aussi noire que le ciel qui surplombe alors Florence. Rien ne le soulage, ni ses amis, ni son jeune bras droit Piras, ni les plats succulents de Toto, ni même la jolie jeune femme brune dont il fait la connaissance.
Quelques jours plus tard, sous l'effet des pluies torrentielles, l'Arno déborde et déverse dans les rues des flots de boue qui paralysent la ville. C'est l'occasion de découvrir un portrait sombre et inédit de la cité toscane où se démène un Bordelli désabusé, mais bien décidé à découvrir la vérité.
Cet opus a remporté en 2009 le prix Scerbanenco, la plus haute récompense du polar italien. (trad. Nathalie Bauer)

 

Premier chapitre

« Et le Christ ? dit ma mère. C’est lui qui nous a sauvés de la pourriture.

– Il est mort pour rien, dis-je, son sacrifice n’a servi à rien. Les bons peuvent être sauvés. Pour les méchants, rien à faire. Et les hommes sont méchants. »

Malaparte1 

 

In Il y a quelque chose de pourri, traduction d’Elsa Bonan, Denoël, 1959. (Toutes les notes sont de la traductrice).

 

 

Florence, octobre 1966

 

 

Encore à moitié endormi, il tendit la main à la recherche du corps chaud d’Elvira puis, au contact du lin rêche, se rappela qu’elle était partie. Il s’allongea sur le dos et se mit à scruter l’obscurité. Une autre femme était entrée dans sa vie et en était sortie à toute allure, tel un projectile qui transperce la chair. Sa femme idéale naîtrait peut-être dans cent ans ou était déjà née, avait déjà vécu et était déjà morte. En tous les cas, il ne la rencontrerait pas.

Chaque fois qu’il retournait à sa solitude, un nouveau monde se présentait à lui. Cela équivalait un peu à renaître, et un sentiment de liberté se répandait sous son mal-être…

Quelle heure pouvait-il bien être ? Pas la moindre lueur ne filtrait à travers les volets. Il était épuisé. Les chances de retrouver le petit Giacomo vivant s’amenuisaient de plus en plus. L’enfant s’était évanoui dans le néant cinq jours plus tôt. Tout juste treize ans, cheveux châtains, yeux marron, un mètre quarante-sept. Un gosse tranquille, appliqué, obéissant. Et s’il s’agissait d’une fugue ? À treize ans, ce genre de couillonnades est normal…

Il aurait donné n’importe quoi pour qu’il en fût ainsi, mais il ne croyait pas une seconde à cette hypothèse. Il en parlait souvent avec Piras, son jeune bras droit, pessimiste comme lui. Ils n’avaient pas progressé d’un iota, sans le moindre début d’indice…

La sonnerie retentit. Il sursauta et se souvint : il avait promis à son ami Botta, ancien détenu, de l’accompagner à la cueillette des champignons sur les collines, au-dessus de Poggio alla Croce. C’était le bon moment, avait affirmé Botta. Après de nombreuses journées de pluie, le soleil brillait enfin et la température avait grimpé. Le lundi, de surcroît, les chasseurs étaient rares et il n’y avait pas de familles en promenade. Bordelli n’avait pas une passion particulière pour les champignons ; incapable de les reconnaître, il n’en avait jamais cueilli. Mais une promenade dans les bois lui serait bénéfique. Penser à ce gamin le minait.

Il roula à bas de son lit et gagna la fenêtre. L’air était frais et le ciel encore noir. Non sans mal, il distingua une ombre sur le trottoir.

« Ennio, c’est toi ? lança-t-il d’une voix étouffée.

– Non, c’est le Père Noël…

– Monte. On va boire un café. » Il referma la fenêtre sans faire trop de bruit et alla ouvrir la porte, pieds nus. Il enfila rapidement un pantalon et se lava le visage à l’eau froide pour achever de se réveiller.

Le voyant en marcel, Botta écarta les bras. « Commissaire, ne me dites pas que vous dormiez… Il est déjà 5 h 30…

 

 

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