Extrait

Moi et les aquaboys
de Nat Luurtsema

Le 06/03/2017 à 10:13 - 0 commentaire

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Total pages :

Prix :

Nat Luurtsema

Gallimard-Jeunesse

26/05/2016

9782070581184

15.50 €

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ISBN : 9782070581184

Editeur : Gallimard-Jeunesse

Prix grand format : 15.50 €

 

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ISBN : 9782075062589

Editeur : Gallimard jeunesse

Prix grand format : 11.99 €

 

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Résumé du livre
L'avenir de Lou Brown, quinze ans, est tout tracé.
Elle suit depuis toute petite un entraînement de natation intensif, avec sa meilleure amie, Hannah. Et ce quatre cent mètres quatre nages va leur permettre de se qualifier pour les Jeux olympiques.
Mais Lou rate sa course tandis que Hannah, elle, est sélectionnée. Lou fait sa première rentrée seule dans un lycée où elle ne connaît personne. L'adolescente trop grande, gauche et timide hors de l'eau affronte sa nouvelle vie avec autant de courage que d'humour. Un jour, elle retourne à la piscine. Trois garçons du lycée lui proposent un défi complètement fou...

Un récit drôle, tonique et émouvant. (traduction Emmanuelle Casse-Castric)

 

Premier chapitre

Prologue


Ça pourrait sembler bizarre de se retrouver à moitié nue devant tant de gens, mais en fait, non.

Je fais claquer les bretelles de mon maillot pour me porter chance, une fois à droite, deux fois à gauche. Puis je sors côté piscine en prenant une grande inspiration, et l’odeur familière de chlore et de pieds me chatouille les narines. C’est un peu écœurant, mais cette odeur est vraiment excitante pour moi. Je suis dans mon élément.

Je suis une des nageuses les plus rapides du pays. C’est la raison pour laquelle je suis ici, à l’épreuve de sélection pour un camp d’entraînement de haut niveau, qui me permettra d’intégrer l’équipe nationale de natation. C’est ce que j’ai toujours voulu, d’aussi loin que je m’en souvienne. Alors, vous voyez… aucune pression, c’est pas grand-chose. Pfiou.

J’ai l’impression que je transpire à l’intérieur des oreilles.

Je longe lentement le bassin en regardant l’épreuve juste avant la mienne. Des nageuses plus âgées abattent des longueurs. Elles ont l’air si puissantes, elles ne nagent pas, elles cognent l’eau !

Nous sommes tous dans une vaste pièce surmontée d’une verrière – j’ai envie de dire « un palais ». Je ne vais pas me gêner. C’est un palais de verre, contenant quatre piscines olympiques ! En gros, c’est la maison de mes rêves. Le bruit des éclaboussures et des cris rebondit contre les murs en ciment. Quatre-vingt-dix pour cent des personnes présentes vivent le jour le plus important de leur vie.

Je cherche du regard ma meilleure amie, Hannah. Elle est près des vestiaires. Je lui adresse un sourire rapide. Je crois qu’elle se sent un peu barbouillée parce qu’elle fait mine de vomir dans la piscine. Une responsable la regarde, nullement impressionnée.

Je sais ce qu’elle ressent. D’une main tremblante, je replace une mèche de cheveux sous mon bonnet de bain.

Hannah fait rouler ses épaules en arrière, puis en avant. Elle fait de la nage papillon, ce qui donne des épaules très développées, mais ça ne la gêne pas, elle porte juste des T-shirts pour homme. Tout le monde aime Hannah. Elle est marrante. Elle a une énorme tignasse de cheveux blonds frisés, de grands yeux bleus, et elle parle sans arrêt, elle fait des plans, elle organise des projets. Nous sommes meilleures amies depuis l’âge de six ans et en la voyant si nerveuse, je me sens envahie d’un élan protecteur, même si je me trouve dans la même situation qu’elle.

Enfin, pas tout à fait la même, ses parents la poussent beaucoup. Elle n’en tient pas compte, sinon elle deviendrait folle. Les miens trouvent que la natation est moins importante que le lycée ou le fait de devenir un être humain épanoui : je ne serai jamais d’accord avec eux.

Maintenant, Hannah est à côté de moi, elle sourit et tire sur le devant de mon bonnet. Je croise les bras, feignant de la snober. Elle étire le plastique à quinze centimètres de mon front, et je me prépare au choc, mais elle colle son visage contre le mien et essaie de passer mon bonnet aussi sur sa tête. Les êtres humains sont trop bêtes ! Voilà pourquoi je prévois toujours un bonnet supplémentaire.

 

 

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