Extrait

Macbeth
de Jo Nesbo

Le 25/10/2018 à 09:55 - 0 commentaire

Auteur :

Editeur :

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Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Jo Nesbo

Gallimard

13/09/2018

9782072786051

624

21 €

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ISBN : 9782072786051

Editeur : Gallimard

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ISBN : 9782072786075

Editeur : Editions Gallimard

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Résumé du livre
Dans une ville industrielle ravagée par la pauvreté et le crime, le nouveau préfet de police Duncan incarne l’espoir du changement. Aidé de Macbeth, le commandant de la Garde, l’unité d’intervention d’élite, il compte débarrasser la ville de ses fléaux, au premier rang desquels figure Hécate, puissant baron de la drogue. Mais c’est ne faire aucun cas des vieilles rancœurs ou des jalousies personnelles, et des ambitions individuelles… qu’attise Lady, patronne du casino Inverness et ambitieuse maîtresse de Macbeth. Pourquoi ce dernier se contenterait-il de miettes quand il pourrait prendre la place de Duncan ? Elle invite alors le préfet et d’éminents politiques à une soirée organisée dans son casino. Une soirée où il faudra tout miser sur le rouge ou le noir. La loyauté ou le pouvoir. La nuit ou le sang. Mondialement reconnu pour sa série "Harry Hole", Jo Nesbø est considéré comme le chef de file du thriller scandinave. Avec Macbeth, il revisite le chef-d’œuvre de Shakespeare dans un roman fiévreux et crépusculaire.
trad. Céline Romand-Monnier

 

Premier chapitre

PREMIÈRE PARTIE

 

 

1


Tombée du ciel, la goutte de pluie brillante traversait les ténèbres vers les lumières chevrotantes de la ville portuaire. Les rafales froides du nord-est la chassèrent vers les lignes de partage de cette ville – dans le sens de la longueur, le fleuve asséché, et, en largeur, le chemin de fer désaffecté. Les quatre quadrants numérotés dans le sens des aiguilles d'une montre ne portaient par ailleurs pas de nom. Pas de nom dont leurs habitants se souviennent en tout cas. Et quand vous rencontriez ces mêmes habitants loin de chez eux et que vous leur demandiez d'où ils venaient, il leur arrivait de prétendre ne pas se souvenir non plus du nom de la ville.

La goutte de pluie brillante se ternit et devint de plus en plus grise alors qu'elle perforait la suie et le poison qui reposaient au-dessus des rues comme un couvercle permanent. Malgré la fermeture des usines les unes après les autres au cours des dernières années. Malgré les poêles que les chômeurs n'avaient plus les moyens de chauffer. Malgré ce vent terrible et capricieux et cette pluie incessante dont certains affirmaient qu'elle s'était mise à tomber un quart de siècle auparavant, quand deux bombes atomiques avaient mis un terme à la dernière guerre mondiale. Autrement dit, à l'époque où Kenneth avait été nommé préfet de police. Vingt-cinq années durant, depuis son bureau du dernier étage du Quartier général, le préfet Kenneth avait exercé d'une main de fer sa tyrannie sur la ville. Qui que soit l'occupant du fauteuil de maire. Quoi que les grands seigneurs de Capitol, la capitale, disent et ne fassent pas pour cette deuxième ville du pays, qui avait naguère été sa principale cité industrielle et qui s'enfonçait désormais dans les sables mouvants de la corruption, des faillites, de la criminalité et du chaos. Et puis, il y avait six mois de cela, le préfet Kenneth était tombé de sa chaise dans sa maison de vacances, et trois semaines plus tard, il était mort. Après des funérailles dignes d'un dictateur, le conseil de la ville et le maire Tourtell étaient allés chercher Duncan, un fils d'évêque au front large, directeur de la brigade dédiée au crime organisé à Capitol, pour faire de lui le nouveau préfet de police. Et ainsi s'étaient allumés les feux de l'espoir au sein d'une population surprise.

Surprenant, ce choix l'était, car Duncan n'était pas un policier pragmatique de la vieille école, il faisait partie de cette nouvelle génération de dirigeants diplômés, partisans des réformes, de l'ouverture, de la modernisation et de la lutte contre la corruption, ce que la plupart des élus de la ville n'étaient pas.

L'espoir des habitants d'avoir enfin obtenu un préfet de police droit, franc et visionnaire, capable de tirer la ville des bourbiers où elle s'enlisait, s'était ravivé quand Duncan avait troqué les anciens directeurs de brigade contre ses propres hommes et femmes, triés sur le volet. De jeunes idéalistes immaculés, qui voulaient véritablement que la ville devienne un meilleur endroit où vivre.

 

 

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