Extrait

Ma vie de Bacha Posh
de Nadia Hashimi

Le 28/02/2018 à 08:27 - 0 commentaire

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Prix :

Nadia Hashimi

Castelmore

20/09/2017

9782362313226

320

10.90 €

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ISBN : 9782362313226

Editeur : Castelmore

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ISBN : 9782362312427

Editeur : Castelmore

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Résumé du livre
La famille d'Obayda aurait bien besoin d'un peu de chance : depuis l'accident de leur père, la vie dans la campagne afghane n'est pas facile pour la fillette de dix ans et ses soeurs. La tante d'Obayda a une idée pour leur porter bonheur : transformer la fillette en bacha posh, c'est-à-dire la faire passer pour un garçon. D'abord désemparée, Obayda - désormais appelée Obayd - devient amie avec Rahim, une autre bacha posh. En sa compagnie, elle va découvrir la liberté...
Traduction Emmanuelle Ghez

 

Premier chapitre

À Kyrus, qui insuffle de la magie dans notre vie quotidienne.

 

 

Exergue


D’où viens-tu ? lui ai-je demandé

Avec un sourire espiègle, elle m’a répondu

Pour moitié de l’est

Pour moitié de l’ouest

Je suis faite pour moitié d’eau et de terre

Pour moitié de cœur et d’âme

Je suis pour moitié sur le rivage

Pour moitié nichée dans une perle

 

Extrait du poème « Tu es ivre », de Jalal al-Din Muhammad Rumi, poète persan du XIIIe siècle

 

 

Chapitre premier


Dors, Obayda, d’ici à demain matin, tu auras tout oublié.

Le conseil de ma mère fonctionnait très bien pour la plupart des contrariétés : une dispute avec ma sœur, une mauvaise note, un accroc sur ma robe préférée. Mais il y a six mois, un événement terrible s’est produit, si terrible que sa sagesse ne m’a été, pour la première fois, d’aucune aide. Malgré tous mes efforts pour le chasser, le souvenir s’accroche, parce qu’un rappel cruel de ce jour funeste vit dans ma maison et que je suis sa fille.

J’aimerais me concentrer sur le doux visage de mon père, sur ses mains parfaitement intactes, mais rien n’y fait. Mon regard, immanquablement, glisse vers l’endroit où se trouvait sa jambe autrefois, et tout me revient brutalement en tête.

Au début du printemps, mon père m’a emmenée consulter un docteur. Mes parents étaient inquiets car je toussais depuis deux semaines et avais beaucoup de mal à avaler. Le médecin a examiné ma gorge douloureuse et posé un stéthoscope sur ma poitrine. Ensuite, il a tendu à mon père une ordonnance, avec une prescription d’antibiotiques. Sur le chemin du retour, mon père a décidé de passer par la pharmacie pour acheter les médicaments.

J’étais épuisée par le trajet. C’était le matin et mon père avait l’intention de partir au travail dans l’après-midi. Il a trouvé une chaise en plastique devant une boutique de vêtements et m’a demandé de l’attendre là. Je l’ai regardé longer les deux immeubles de la rue et entrer dans la pharmacie. Quand il en est sorti, il tenait un petit sachet en papier à la main. Il l’a levé en l’air et m’a adressé un sourire. Ces médicaments étaient pour moi et mon état était la seule raison de notre sortie ce jour-là. J’évite de trop penser à ce détail.

Une seconde plus tard, une voiture blanche s’est arrêtée devant la pharmacie et m’a bloqué la vue. J’ai attendu que mon père reparaisse.

La suite est un peu floue dans mon esprit. Je me souviens du bruit le plus assourdissant que j’aie jamais entendu. Je me souviens de la fumée, des cris, des gens qui couraient. Je me souviens des coups de Klaxon, des flammes, du fracas du verre. Je me souviens de m’être bouché les oreilles et d’être tombée par terre.

Je suis restée ainsi un long moment – à attendre que les bruits cessent.

Ensuite, j’ai levé la tête et cherché mon père du regard, mais là où je l’avais aperçu pour la dernière fois, il ne restait que la voiture. Son capot avait disparu et, à l’intérieur, il y avait une énorme boule de feu.

 

 

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