Extrait

Libérez l'ours en vous
de Carole Trebor

Le 21/11/2018 à 14:02 - 0 commentaire

Auteur :

Editeur :

Genre :

Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Carole Trebor

Syros

04/01/2018

9782748521306

416

17.95 €

chaPitre.com title=
  • Zoom moins
  • Zoom plus
  • Signaler erreur
  • Envoyer à un(e) ami(e)

Version grand format

 

illustration

ISBN : 9782748521306

Editeur : Syros

Prix grand format : 17.95 €

 

Acheter le livre
avec chaPitre.com

Version numérique

 

illustration

ISBN : 9782748521313

Editeur : Syros Jeunesse

Prix grand format : 13,99 €

 

Acheter le livre
avec chaPitre.com

Résumé du livre
Quand il est sur scène, Kolia oublie ses problèmes, le passé, tout ce qui lui manque. Il ne pense plus qu'à une chose, jouer.Lisa a une fan inconditionnelle : sa petite soeur. Mais elle s'accroche à l'idée qu'un jour, ses rêves intéresseront aussi ses parents débordés.Patricia se donne à fond pour ses élèves de théâtre. Or cette année, elle ne peut être là. Ils vont se lancer, puiser au fond d'eux-mêmes, oser sans elle. Pour elle.

 

Premier chapitre

À Paul, mon fils chéri,

qui à trois ans m’a annoncé qu’il serait clown,

à sept ans qu’il serait acteur,

et qui est aujourd’hui comédien,

le meilleur (en toute objectivité de mère)

 

 

PREMIÈRE PARTIE - DISTRIBUTION


1er septembre - 1er octobre

 

 

Chapitre 1


Son portable vibre, c’est Lisa qui lui propose de passer chez elle ce soir, il ne sait pas s’il en a vraiment envie. Ils ont déjà énuméré la liste des pièces qu’ils aimeraient jouer cette année au club de théâtre ; lu à haute voix On purge Bébé, la comédie de Feydeau qui les a fait tellement rire, et qu’il connaît par cœur… Il y a surtout ce moment où Follavoine fait la morale à Toto, le petit garçon : « Moi, quand j’avais votre âge, quand mes parents me disaient de faire une chose, eh bien… » Et le petit qui lui répond simplement : « Ta gueule ! »

Il ne s’attend pas à ce que leur prof de théâtre, Patricia Valente, choisisse un vaudeville de Feydeau, elle préfère en général travailler sur des classiques dont elle actualise les événements. L’adaptation lui permet de concilier l’enseignement du jeu théâtral et l’écriture, sa seconde passion après la mise en scène. Il cale mieux son oreiller contre le mur et s’apprête à répondre à Lisa quand la voix de son père retentit en bas des escaliers :

– Kolia, viens aider Irina à ranger la cuisine !

– Attends, papa, j’ai des bouquins à lire pour la rentrée !

– Te fiche pas de moi, tu entres en première L, il n’y a rien à foutre dans cette filière.

Scientifique expert en télécommunication, son père ne lui pardonnera jamais son orientation littéraire. Il soupire en imaginant déjà ses sarcasmes : « Tu n’as encore rien fichu de ta journée, Kolia ? L’été prochain, tu feras les vendanges, au moins ça t’occupera et tu comprendras la valeur du travail. C’est ça le problème avec les littéraires, ils sont déconnectés de la vie réelle. »

Irina fait la vaisselle dans la cuisine, le visage contrit. Son ventre a commencé à bien grossir. Il calcule rapidement, on est mercredi 1er septembre, le bébé est prévu entre fin décembre et début janvier, dans quatre mois. La posture de victime de sa belle-mère l’exaspère, elle a toujours bien joué la comédie de la femme fatiguée mais, depuis qu’elle est enceinte, elle se surpasse. C’est elle qui aurait dû faire du théâtre, elle est douée. Dire qu’il la déteste serait faible. Il le sait, que son père a accepté un poste d’ingénieur en France à cause d’elle. Parce qu’elle voulait quitter la Russie, s’en foutant complètement d’abandonner leur grand-mère, de les séparer d’elle. Et ensuite ? Elle a passé les huit dernières années à ne rien faire d’autre que s’occuper d’elle-même, de sa maison et se plaindre de Kolia et de sa petite sœur.

Kolia arrache presque l’éponge des mains d’Irina tellement son dos exagérément voûté et l’extrême lenteur de ses gestes l’énervent. Elle pousse un petit cri de douleur plaintif comme s’il l’avait blessée. Aussitôt son père surgit, lui agrippe le poignet et le serre à lui faire mal.

 

 

page suivante

Publier un commentaire

 

publier mon commentaire

critiques

critiques En territoire Auriaba, 4ème roman de Jérôme Lafargue

critiques "La peinture est une chose intellectuelle"

critiques Don Quichotte par Rob Davis : Cervantès plus vivant que jamais

critiques Kierkegaard et la sirène

Suivez-nous

 

Désinscription

16

1

liberez-l-ours-en-vous-carole-trebor

7010