Extrait

Les vautours n'ont pas le choix
de Cartuset, Benoit

Le 27/01/2017 à 11:22 - 0 commentaire

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ISBN :

Total pages :

Prix :

Cartuset, Benoit

Editions Du Net

22/06/2016

9782312044590

288

15 €

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ISBN : 9782312044590

Editeur : Editions Du Net

Prix grand format : 15 €

 

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Résumé du livre
Un jeune et talentueux dirigeant d'entreprise, emporté dans la tourmente de la mondialisation, semble avoir perdu tout sens moral. Serait-il devenu incapable de penser face aux injonctions d'un système qui lui impose ses règles ? Un chercheur en chimie, aussi fidèle qu'idéaliste, résiste aux tentatives de séduction d'une riche héritière passionnée d'archéologie tandis que son épouse aide les victimes de plans de restructuration à se reconstruire après un licenciement.

 

Premier chapitre

1

 

Ce matin, comme chaque jour, le réveil sonne à cinq heures pour Christian. Il allume sa lampe de chevet, repousse vigoureusement son drap et se lève tout de suite. Il n’est pas du genre à flâner au lit, il appartient à la catégorie des gens qui pensent que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. Il passe en vitesse dans la salle de bain attenante à sa chambre, il se douche et se rase en écoutant les dernières informations du matin. Il ouvre la penderie où il se choisit un costume gris, une chemise et une cravate rayée dont il s’habille rapidement, puis il jette un dernier œil à sa valise préparée la veille. Il ne risque pas de réveiller son épouse puisqu’ils font désormais chambre à part. Elle aime souvent veiller et elle se couche rarement avant une heure du matin, trouvant toujours un article ou un livre à lire, quelques mots à écrire ou une émission de télévision à regarder, aussi était-elle lassée de ces réveils matinaux. Elle en avait surtout assez de partager le lit d’un homme qu’elle n’aime plus et dont la présence à ses côtés lui devenait chaque jour de plus en plus pesante. 

Christian descend sans bruit l’escalier et se dirige vers la cuisine. Il se prépare un café qu’il avale d’une seule gorgée, il aura bien le temps de prendre un vrai petit-déjeuner à l’aéroport ou dans l’avion. Il attrape ses bagages dans le hall, referme la porte de la villa derrière lui et sort vers le garage. Il n’a pas jugé nécessaire de repasser par la chambre de sa femme pour la saluer avant de partir puisqu’ils se sont vus hier, mieux vaut lui laisser tranquillement finir sa nuit. Elle sait qu’il doit s’absenter pour une petite semaine, elle n’est pas certaine de savoir vers quelle destination, mais à quoi bon ? S’en soucie-t-elle encore ? Ils n’ont plus beaucoup de choses à se dire depuis bien longtemps, ils n’ont pas eu d’enfants pour souder leur couple, pas de loisir commun à partager durant leur temps libre et il y a longtemps qu’ils n’ont plus les mêmes opinions. Après la grande passion de leurs débuts, ils ne sont plus liés désormais que par des intérêts communs, un lien de plus en plus fragile mais dont les deux semblent finalement bien s’accommoder.

 Il revérifie une dernière fois qu’il a bien pris son passeport, son billet d’avion et ses cartes de crédit et il sort la voiture du garage. Sur le chemin de l’aéroport, il doit passer par son bureau pour traiter quelques dossiers avant d’envoler vers Dubaï. 

Avant les heures de pointe, il n’y a pas encore de bouchons pour descendre en direction du centre-ville et il roule rapidement dans les avenues désertes à bord de sa rutilante Porsche Cayenne. En moins de quinze minutes, il atteint les nouveaux bureaux flambant neufs de la Coprepha. Christian gare son véhicule bien en vue devant le bâtiment, réflexe stupide à cette heure matinale où personne ne sera là pour le remarquer et l’admirer, et il pénètre dans le hall. Il est à peine 6h30 et les locaux sont encore vides. Il dispose d’une petite heure pour revoir rapidement la liste des principales affaires en cours et laisser quelques instructions afin que les dossiers urgents puissent être traités pendant son absence par ses plus proches collaborateurs.

 

 

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