Extrait

Les portes de la maison des morts
de Steven Erikson

Le 08/11/2018 à 12:07 - 0 commentaire

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Editeur :

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Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Steven Erikson

Éditions Leha

SF & Fantasy

16/11/18

9791097270278

10.99 €

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ISBN : 9791097270278

Editeur : Éditions Leha

Prix grand format : 10.99 €

 

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Résumé du livre
Deuxième tome de la saga épique de Steven Erikson, Les Portes de la Maison des Morts nous emmènent sur le vaste continent de Sept-Cités, au cœur du Saint-Désert de Raraku où l'oracle Sha'ik rassemble son armée pour une rébellion des plus sanglantes : un maelström de fanatisme et de férocité qui façonnera des destinées et enfantera des légendes... Félisine, la plus jeune fille de la Maison Paran, tombée en disgrâce, rêve de vengeance dans les mines d’Otataral. Pendant ce temps, le sapeur Violain et l'assassin Kalam, deux Brûleurs de Ponts devenus hors-la-loi, se sont fixé comme mission de ramener la jeune Apsalar chez elle et, ce faisant, de confronter l'Impératrice Laseen. Tandis qu’à Hissar, Coltaine, commandant de la 7ème Armée de Malaz, s'apprête à lancer ses fidèles Wickiens et ses troupes dans une ultime bataille pour sauver les populations jetées sur les routes par le chaos de la rébellion.C’est ce moment que choisissent deux vagabonds séculaires pour revenir : Mappo le Trell et son compagnon Icarium de demi-sang Jaghut, porteurs d'un secret dévastateur qui menace de rompre ses chaînes à tout instant... (traduction Nicolas Merrien)

 

Premier chapitre

Ce roman est dédié à deux gentlemen : David Thomas Jr,

qui m’a accueilli en Angleterre en m’introduisant à un certain agent ;

et Patrick Walsh, l’agent à qui il m’a présenté.

Vous avez tous les deux eu foi en moi à maintes reprises au fil des années,

et je vous en suis reconnaissant.

 

 

Prologue


Qu’y a-t-il, dans les ecchymoses badigeonnant l’horizon,

Que tu ne puisses balayer

D’un revers de la main ?

 

Les Brûleurs de Ponts

Toc le Jeune

 

1163e année du Sommeil de Brûle

9e année du Règne de l’Impératrice Laseen

Année de l’Abattage

 

 

Il arriva, masse informe de mouches, d’un pas traînant au rond-point du Jugement après avoir quitté l’avenue des mes. Des larves frétillantes grouillaient sur son corps, sujettes à une migration insensée, noires, luisantes et tombant à l’occasion par paquets agités de soubresauts qui explosaient au moment de se fracasser sur les pavés.

L’Heure de la Soif était imminente et le prêtre chancelait à son approche, aveugle, sourd et mutique. Honorant son dieu en ce jour, le serviteur de Goule, Seigneur de la Mort, s’était joint à ses compagnons et, comme eux, s’était dénudé et enduit du sang des assassins exécutés, sang qui était conservé dans des amphores géantes alignées le long du mur de la nef du temple. Les frères s’étaient ensuite engagés dans les rues d’Unta afin d’accueillir les petits êtres du dieu, se mêlant à la danse funeste qui marquait le dernier jour de la Saison de la Pourriture.

Les gardes disposés en cercle autour du rond-point se scindèrent pour laisser passer le prêtre, puis s’écartèrent davantage face au nuage tournoyant et bourdonnant qui l’accompagnait. Le ciel au-dessus d’Unta était encore plus gris que bleu maintenant que les mouches, réfugiées à l’aube dans la capitale de l’Empire Malazéen, s’élevaient, survolant lentement la baie en direction des marais salants et des îles submergées au-delà du récif. Avec la Saison de la Pourriture prenait corps la pestilence, et la Saison était revenue à trois reprises au cours des dix dernières années, un événement jusqu’ici sans précédent.

L’air sur le carrefour n’était que bourdonnement, moucheture, comme empli de sable papillonnant. Quelque part dans une rue voisine, un chien agonisant glapit, augurant d’un trépas qui tardait à venir, et non loin de la fontaine, au centre du rond-point, la mule abandonnée qui s’était évanouie la veille donnait toujours des coups de patte dans le vide. Les mouches avaient pénétré par tous les orifices de la bête désormais boursouflée de bulles de gaz. De nature têtue, elle n’en avait plus que pour une heure avant de succomber. Tandis que le prêtre passait auprès d’elle, chancelant et invisible aux yeux de tous, des diptères quittèrent l’animal et, tel un rideau agile, se joignirent à ceux qui enveloppaient déjà le serviteur de Goule.

Il apparut clairement à Félisine, de là où elle et les autres se trouvaient, que le prêtre venait pour elle et elle seule. Ses yeux étaient perdus sous dix mille yeux, mais elle était certaine que tous étaient braqués sur elle. Et cependant, l’horreur qui grandissait en elle n’atténuait nullement la torpeur qui s’était déposée telle une couverture étouffante dans son esprit ; une hébétude qu’elle savait croître, même si cette prise de conscience ressemblait davantage à un souvenir de peur qu’à une peur bien vivante au-dedans d’elle-même.

 

 

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