Extrait

Les montagnes russes de Hoorvermanof Vanoi
de Abel Lion Albino

Le 09/11/2018 à 13:25 - 0 commentaire

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Prix :

Abel Lion Albino

Editions Du Net

24/10/2018

9782312061313

646

35 €

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ISBN : 9782312061313

Editeur : Editions Du Net

Prix grand format : 35 €

 

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Résumé du livre
Hoorvermanof Vanoi est issu d'une famille d'origine russe, jadis détentrice de la Banque Privée d'Affaires, qui, à cause des convulsions de la Russie du début du XXème siècle, s'était réfugiée à Paris où elle fonda cette fois-ci, en 1911, la Banque Privée d'Investissement. L'essor de cette banque réveilla de fortes convoitises de la part de deux autres familles d'origine russe qui s'installèrent elles aussi à Paris à la même époque. Youri Tchevanov et Florent Nikovich, banquiers tous les deux et représentants les plus importants de ces deux familles, s'associèrent dans le but d'usurper, par vengeance, toute la fortune de la famille Vanoi sous prétexte que celle-ci avait autrefois, en Russie, ruiné leurs aïeux. Hoorvermanof Vanoi doit se battre pour la survie de sa famille face aux attaques de ses faux amis et d'autres gens de leur entourage également sans scrupules: Myriam Harp et Thérèse Soça, d'une part, et de l'autre, du capitaliste sans âme, Eric Doré, l'actuel P.D.G de la banque. Les
attaques contre sa famille sont telles que Hoorvermanof fait appel à un ami fidèle de la famille Vanoi, Raphaël Rocher, et président de l'entreprise ProSécurité. Seul contre tous, Hoovermanof fait une rencontre décisive, une femme exceptionnelle, Vénus Host, qui devient son épouse et son meilleur atout.

 

Premier chapitre

I – Anatomie d’un Amalgame de Contradictions et de Sarcasmes

Des profondeurs de l’inconnu, du fin fond des nuits de toutes les ténèbres, la conscience regagnait petit à petit la surface. Doucement, très très doucement. Il y avait jusqu’à l’illusion qu’elle émergeait à l’aide d’un ascenseur qui, baigné par une atmosphère pure, s’assimilant à une vacuité intersidérale, progressait à une vitesse uniformément continue, sans qu’on ne sentît la moindre vibration, la moindre propagation sonore.

Silencieux, un être un dixième matériel, neuf dixièmes spirituels, bougeait à proximité. La première impression de sa manifestation fut l’odeur limpide qui émanait de ses mouvements. Au bout d’un bref moment, mais en réalité d’un intervalle de temps assez grand, l’origine de cette limpidité s’éclaircit : elle se dégageait de sa blouse blanche aseptique. Le choix de la couleur de ce vêtement n’avait pas été fait seulement pour mieux véhiculer l’asepsie. En outre, la blancheur ne blessait pas les yeux fragiles ; elle ne concourait pas à une augmentation des douleurs chroniques que le corps à grand peine, aïe ! endurait. Le corps semblait réellement avoir été empalé sur une planche criblée, micron après micron, de clous de quatre pouces.

― Êtes-vous bien ?

La question auprès du patient au cours de cette ascension ne nuisait aucunement à la quiétude de l’ordre des choses : l’infirmier faisait partie de l’engrenage de la montée vers la conscience. D’une voix caramélisée, avec la douceur d’un murmure tranquillisant, il l’avait interpelé pour maintenir une ambiance paisible, en approchant les lèvres le plus possible d’une oreille. Le patient, quoiqu’encore plongé dans les mystères des nuits abyssales, entendit et comprit parfaitement la demande. Vue de loin, de l’extérieur, vu le contexte, la question possédait tous les ingrédients d’un dessein soit euphémique, soit elliptique. À vrai dire, demander à quelqu’un complètement ligaturé, telle une momie, de la tête jusqu’aux pieds, s’il allait bien, pouvait constituer une absurdité et une insanité totale.

Pour répondre, le patient agita quasi imperceptiblement la tête de haut en bas. Sa fragilité, sa condition d’absentéiste du lit où il reposait ne lui permettait pas d’envisager de petits détails de rhétorique. Que l’infirmier s’informât s’il pouvait déjà commander le cercueil ou qu’il s’enquît simplement de savoir s’il ressentait de fortes douleurs, ne lui faisait aucune différence. Le fait est que l’infirmier obtint une information utile qu’il sut décoder car il contourna le lit afin de réajuster les paramètres de l’écoulement du sérum suspendu à son côté dans le système circulatoire du patient.

L’infirmier constituait ainsi un modèle parfait de compétence professionnelle. Peu de mots, une information vague, des interlignes serrés… Il avait procédé à une inférence juste d’après l’ensemble des particularités qui caractérisaient l’état de la situation, fussent-elles jusqu’à des intermittences de silences ou des expressions esquissées sous les bandeaux. Le fait était qu’il avait visé avec dextérité et précision. Ses pas implacables, son mouvement spontané, involontaire, décidé, au moment exact où le patient finit par se prononcer, n’ouvrait point la possibilité d’une action faite au hasard ou approximative.

 

 

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