Extrait

Les chroniques hérétiques T.1 ; les loups d'Uriam
de Philippe Tessier

Le 31/10/2017 à 11:24 - 0 commentaire

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Philippe Tessier

Leha

20/10/2017

9791097270018

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19 €

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ISBN : 9791097270018

Editeur : Leha

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ISBN : 9791097270087

Editeur : Éditions Leha

Prix grand format : 17.99 €

 

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Résumé du livre
Accompagnez la quête de Tire-d’Aile, un enfant « magique » de bois et de ses étranges amis, l’araignée de cristal, le loup qui parle, la flamme vivante, ... dans un monde féérique au bord du chaos.Créé par un puissant mage à partir d’un étrange bois, Tire-d’Aile est un enfant dans le corps d’un pantin. Qui est-il ? Pourquoi l’a-t-on amené à la vie ? Quel est son dessein ? Autant de questions auxquelles Tire-d’Aile va devoir répondre en tentant de survivre dans ce monde féérique en proie à de terribles conflits. Pourchassé, l’enfant entame une quête qui semble le dépasser, aidé en cela par d’étranges créatures dont les motivations profondes vont peu à peu se révéler...

 

Premier chapitre

Introduction


Jamais je n’oublierai le premier et le plus terrible de mes souvenirs. Mon âme, car maintenant je sais que mon corps en abrite une, mon âme disais-je, tremble d’effroi à l’évocation, même fugitive, du « premier » jour. Jusqu’alors je flottais dans le néant, cette autre dimension qui ne se décrit pas. Cela me paraissait une chose naturelle, car je ne connaissais rien d’autre. Mais désormais, j’espère ne jamais mourir pour ne plus devoir affronter l’expérience du « rien ».

Aujourd’hui, sous un ciel rouge sang, perché sur le plus aride des sommets aux arêtes aussi tranchantes qu’une lame, j’observe avec nostalgie ce qui reste de mon ancienne demeure. Ici je suis né, ignorant tout de ce qui m’attendait au dehors. La tristesse m’étreint à la vue de cette petite bâtisse où tout a commencé. Il n’en reste que des murs lézardés et noircis par la chaleur. Le chaume doré de son toit a brûlé, tout comme l’herbe verte qui recouvrait la colline sur laquelle se dressent ces ruines fumantes. Mon regard s’égare sur Perche-Lune, le village de mon enfance, tout entier ravagé par les flammes dévorantes. Autrefois pleines de vie, les maisons calcinées ne sont plus désormais que des tombeaux. Savaient-ils à l’époque, tous ces gens qui vivaient ici, que j’allais être l’artisan de leur destruction ?

Dans les larmes qui coulent le long de mon visage chatoient les reflets du passé : mon histoire et celle de mon maître bien-aimé. Je me remémore mes premiers instants, je revois la lumière.

 

Lorsque le néant fut déchiré par les fouets de ténèbres, le « rien » laissa la place à l’obscurité. Je flottais dans le vide le plus opaque que l’on puisse imaginer mais, dès cet instant, je pris conscience d’exister dans un espace que je pouvais définir. Les ombres m’emplirent d’un effroi primaire, incontrôlable. Cependant, au bout d’un certain temps, je finis par les trouver « confortables » et m’y abandonnai avec délectation. Puis surgirent les rayons éclatants. Je tentai désespérément de fuir l’éblouissante clarté qui violait le nid réconfortant que j’avais eu tant de mal à accepter. Ignorant tout de la lumière, je fus terrorisé par cette étreinte à laquelle je ne pouvais échapper.

Alors un kaléidoscope de couleurs se mit à danser une véritable sarabande autour de moi, me donnant le tournis et m’affolant encore un peu plus. Puis le tourbillon multicolore ralentit et s’arrêta soudain. Pour la première fois, je VIS.

Je ne compris bien évidemment pas ce que je découvris en cet instant, mais j’appris vite à connaître le réel. Un monde immobile m’entourait mais, malgré ma vision fort limitée, je me doutais bien qu’autre chose devait exister. Je n’avais pas encore de mot pour nommer ce que je voyais osciller doucement au-dessus de ma tête. Je sus plus tard que c’était un grand lustre de bois, suspendu à un toit de pierres soutenu par six poutres vermoulues. La lumière tombait en cascade des multiples bougies qui le garnissaient. C’est alors que j’aperçus pour la première fois le visage de mon maître, dont la tête apparut dans mon champ de vision. Il souriait et ses lèvres bougeaient. À ce moment-là, je ne savais pas encore qu’il existait des sons.

 

 

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