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Les Jardins de la Lune
de Steven Erikson

Le 07/05/2018 à 11:21 - 0 commentaire

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Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Steven Erikson

Éditions Leha

Littérature française

18/05/18

9791097270209

640 pages

14,99 €

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ISBN : 9791097270209

Editeur : Éditions Leha

Prix grand format : 14,99 €

 

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Résumé du livre
Dans un monde qui a vu naître et disparaître d'innombrables races et civilisations, l'empire malazéen étend implacablement sa domination, soumettant des continents entiers les uns après les autres, grâce à la discipline de ses armées et la supériorité de ses mages de guerre.Mais la loyauté de ses soldats, abandonnés et trahis par leur impératrice, est mise à rude épreuve. Perdus, abandonnés et déchus, les fidèles de l'empire vont devoir tenter de survivre, entre sacrifices et dangers mortels.Un complot bien plus vaste se joue en toile de fond. D'anciennes forces terrées dans l'ombre semblent se réveiller, prêtes à tout pour regagner leur splendeur passée. Regroupés sous la coupe du jeu des dragons, dieux et ascendants, sorciers et chamans, Eleints et changeurs de formes, tirent les ficelles d'un drame qui, transcendant les conflits des simples mortels, se joue à l'échelle du temps lui-même.Avec un enjeu de taille : la suprématie totale.
traduction : Emmanuel Chastellière et Nicolas Merrien

 

Premier chapitre

Les toits de Darujhistan multipliaient les terrasses, gâbles, tours coniques, beffrois et plates-formes, depuis les quais éparpillés le long de la rive du lac jusqu’au sommet de la colline de Majesté où se réunissait le Conseil municipal, en passant par les étages irréguliers des districts gadrobi et daru, puis par la zone des temples et des plus riches demeures. Les toits s’entassaient en un foisonnement si chaotique que nulle rue ne voyait jamais le soleil en dehors des artères majeures de la cité.

Les torches qui jalonnaient les itinéraires les plus fréquentés étaient constituées de tiges creuses dont les griffes de fer noirci agrippaient de la pierre ponce. Acheminé au moyen de vieux tuyaux de cuivre corrodé, le gaz soufflait autour de ces pierres poreuses des auréoles de flammes, illumination irrégulière à la lumière bleue et verte. Ce gaz provenant d’immenses cavernes situées sous la ville était transporté via d’énormes vannes. La surveillance de ces ouvrages était confiée aux Grisvisages, des hommes et des femmes silencieux évoluant tels des spectres sous les pavés ronds de la ville.

Cela faisait neuf cents ans que cette haleine gazeuse avait commencé à alimenter un premier district de Darujhistan. Malgré des ruptures de canalisations dues à d’effroyables incendies qui avaient vu des flammes de plus de cent mètres venir lécher les cieux, les Grisvisages avaient tenu bon, faisant finalement ployer leur invisible dragon.

Un univers éternellement baigné d’une lueur bleue s’étirait sous les toits. Cette lumière soulignait les principales avenues ainsi que les rues des marchés, aussi étroites et tortueuses que fréquentées. Toutefois, plus de vingt mille ruelles, à peine assez larges pour laisser passer une charrette, demeuraient dans l’ombre, rarement troublée par un riverain muni d’une torche ou par les lanternes rondes du Guet.

De jour, les terrasses brillantes chauffées par le soleil étaient surplombées par les étendards de la vie domestique que les ménagères faisaient sécher grâce au vent du lac. De nuit, la lune et les étoiles éclairaient un monde quadrillé par des cordes à linge et leurs ombres mouvantes.

Cette nuit-là, à travers un rideau d’ombres vaporeuses, un individu se frayait un chemin entre les cordes de chanvre. Au firmament, un croissant de lune fendait les minces nuages, évoquant le cimeterre d’un dieu. L’individu avait le buste et les membres étroitement enveloppés de linges noircis de suie. Son visage était recouvert à l’identique, avec une fente pour ses yeux, qui étudiaient les toits voisins. Un harnais de cuir noir s’entrecroisait sur sa poitrine, muni de poches et de boucles serrées, rigides, maintenant en place les outils de sa profession : des rouleaux de fil de cuivre et des limes de fer, trois scies à métaux emballées séparément dans du parchemin huilé, de la gomme de racines et un cube de suif, une bobine de fil de pêche et, enfin, sous son bras gauche, une dague à fine lame et un couteau de jet, pommeau vers l’avant dans leurs étuis.

 

 

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