Extrait

Les haut-conteurs t.5 ; la mort noire
de Mc Spare, Patrick; Peru, Olivier

Le 28/09/2017 à 10:37 - 0 commentaire

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Mc Spare, Patrick; Peru, Olivier

Pocket

10/04/2014

9782266247764

448

8.20 €

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ISBN : 9782266247764

Editeur : Pocket

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ISBN : 9782367400013

Editeur : Scrineo

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Résumé du livre
Rome, automne 1193. Humbles ou puissants, les gens meurent par milliers, foudroyés par la Mort noire. De sinistres semeurs de peste y veillent, hantant les rues et les collines de la ville. Les Haut-Conteurs semblent être les seuls à pouvoir arrêter ces créatures. Mais, accusés de sorcellerie, pourchassés par la foule qui les adulait hier encore, ils deviennent les jouets d'un ennemi fait d'ombres et de secrets. Alors que le temps joue contre eux et contre le monde entier, Roland, Mathilde, Salim et Corwyn voient se réaliser les pires prophéties du Livre des Peurs...

 

Premier chapitre

1


Le retour

 

 

Londres, le 4 octobre 1193.

 

Roland attendit que le bateau s’immobilise pour décrisper ses mains du bastingage. Une houle vicieuse s’était acharnée à lui empoisonner ce dernier jour de voyage, et le calme revenait seulement maintenant, alors que le lourd bâtiment entrait au port. Définitivement fâché avec les fantaisies enfantines où il se rêvait grand navigateur, le jeune homme dressa un constat sans appel : deux ans d’amnésie à croupir dans les geôles des sorcières ne l’avaient pas guéri de sa tendance au mal de mer.

Enfin soulagé de sentir de nouveau un sol ferme sous ses pieds, il inspira une grande goulée d’air frais et s’avança sur le pont. Le jour déclinait, et les lueurs des torches illuminaient l’horizon de mille feux. Sur les quais, de nombreux ouvriers s’affairaient à leurs travaux de maintenance ou de fret. Roland repensa à sa première venue à Londres. L’hiver 1190, déjà… À l’époque, il s’était émerveillé de découvrir le spectacle magique qu’offrait cette grande ville, la première qu’il visitait de toute sa courte existence. Depuis, il y avait eu tellement de combats, d’événements, de pérégrinations… Paris, la Forêt-Noire… et surtout, la longue réclusion au cœur de la Montagne hurlante, en royaume de Norvège.

- Eh bien, Roland le Revigoré ? lança Mathilde d’un air facétieux. Je ne crois pas me fourvoyer en affirmant que tu es content d’arriver…

- Comme si tu pouvais avoir le moindre doute ! rétorqua-t-il en riant.

Au moment où la Patiente avait prononcé son premier mot, Roland s’était retourné. Elle se mouvait toujours de façon aussi discrète, mais, cette fois, il avait perçu son approche. Et il en restait le premier étonné.

- Six jours de traversée, cela fait beaucoup, c’est vrai, reprit la Conteuse. Sans cette méchante tempête, voici quarante-huit heures que nous serions chez nous.

- L’essentiel est que cela s’achève enfin. J’ai cru que j’y laisserais mes tripes, la nuit dernière…

- J’ai entendu cela, de ma cabine !

Leur éclat de rire ricocha sur la joyeuse exclamation de Geoffroy Bouche-Goulue. Le Conteur au bâton ferré venait vers eux, aux côtés de Salim l’Insondable et de Corwyn le Flamboyant. Elena, la jeune Italienne élève de Maître Calixte, marchait un peu en retrait. Elena, dont Roland ne savait plus trop s’il l’aimait encore. Après tout, il n’avait pas mis à profit leur périple maritime pour tenter de diminuer la distance instaurée entre eux. Le souhaitait-il vraiment, au fond ? Il n’eut pas le temps de s’appesantir sur la question, réceptionnant de justesse le sac que lui jetait un Geoffroy résolument rigolard. La perspective du banquet qu’il n’allait pas manquer de proposer mettait des étoiles dans les yeux de Bouche-Goulue le bien nommé.

Embarqués à vingt Haut-Conteurs du petit port norvégien de Kragstad, ils n’étaient que six se préparant à rejoindre la demeure londonienne de l’Ordre Pourpre. Ryan Brume-d’Automne, Bastien le Tonnerre et douze autres capes pourpres s’étaient arrêtés à Bruxelles, leur propre point de départ. Quatorze bons compagnons accourus sur la demande de Corwyn, lequel suspectait de devoir affronter les Noirs Marcheurs de Lothar Mots-Dorés aux environs de la Montagne hurlante. Si le Flamboyant avait vu juste, la troupe menée par Brume-d’Automne et le Tonnerre s’était déplacée en vain. Car, à son arrivée sur les lieux, Roland et ses amis contrôlaient la situation. Revenues au néant, les Treize ne sacrifieraient plus d’innocents au culte du démon Trezdané. Le sorcier Hardanger et son double magique, l’Immortel, étaient morts eux aussi. Et la cité souterraine, ravagée par des tonnes de gravats, rendait désormais inaccessibles à quiconque les pages du Livre des Peurs qu’elle abriterait pour l’éternité. Finalement, seul Mots-Dorés avait réussi, une fois de plus, à échapper à son juste châtiment. Mais le renégat ne figurait pas dans les préoccupations immédiates des Conteurs. L’heure était au repos et au bilan, pas à la chasse.

 

 

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