Extrait

Les chroniques de Zi t.1 ; Phelan
de Jean-François Chabas

Le 26/02/2018 à 12:16 - 0 commentaire

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Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Jean-François Chabas

Nathan

11/01/2018

9782092574928

224

15.95 €

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Editeur : Nathan

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ISBN : 9782092574935

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Résumé du livre
Une série qui allie qualité littéraire et souffle épique !

Au royaume des Mille Lacs, une sorcière enlève le bébé princier. Elle s'apprête à le dévorer, quand, soudain, l'enfant l'interpelle...
Bien des années après, dans un village, Phelan, un adolescent expert au maniement de l'épée, tombe amoureux fou de la farouche princesse Nara. Il lui a suffi de l'apercevoir, alors qu'elle venait visiter les Mille Lacs depuis son lointain royaume des Trois Vagues. Or le cheval de la princesse s'est emballé et l'a entraînée dans les Monts Jaunes, à la merci de l'Ogre qui y règne... Personne n'est jamais ressorti vivant de ces montagnes.
Mais Phelan ne peut abandonner l'amour de sa vie. Il se met en route pour sauver la princesse, accompagné de son meilleur ami Turi, aux cheveux bleus, dont la force n'a d'égale que la susceptibilité. Avant même d'atteindre les Monts Jaunes, leur route est truffée d'obstacles et de rencontres plus inquiétantes les unes que les autres. Sans compter que, sur leur chemin, plane l'ombre d'une mystérieuse sorcière...

 

Premier chapitre

Pour Nisrine.

 

 

Partie 1

 

 

La sorcière regarda une dernière fois par-dessus son épaule. La vaste plaine était déserte, personne ne l’avait vue.

Alors, elle pénétra dans la forêt.

Le bas de sa longue houppelande rouge traînait dans les ronces, mais elle n’y prenait pas garde, car elle était toute à sa joie : elle avait réussi !

Quand elle parvint à la Clairière des Sept Elfes, que baignait la vive lumière du midi, elle posa sur une plaque de mousse vert tendre le lourd sac de toile qu’elle avait porté si longtemps. Elle en défit le cordon. Ses doigts se tendirent comme les serres d’un rapace, et elle s’empara de l’enfant.

Il était pâle. Ses cheveux clairs, cendrés, encore duveteux, frisaient sur son front. Dans son sommeil, il fronça les sourcils, et ses lèvres épaisses esquissèrent une moue.

– Tu es si beau, dit la sorcière.

Elle avait vu la mort des chênes, l’érosion des pierres, elle avait vécu l’époque des glaces et celle des grandes éruptions ; depuis toujours elle errait sur ces terres, où les hommes n’avaient pour elle plus de durée que les fourmis et les papillons.

Cependant la sorcière ne se rappelait pas avoir vu chose plus splendide que l’enfant.

Tournant sur elle-même, enivrée de bonheur, elle voulut prendre à témoin les mille habitants du bois, dont elle savait qu’ils étaient, à cet instant même, en train de l’observer. Comme elle ne trouvait pas de mots, elle poussa son cri de victoire, ce hurlement guttural et strident qui avait glacé le sang de ses innombrables ennemis.

Deux jeunes corbeaux, qui paressaient près de la source non loin et avaient assisté à la scène avec intérêt, prirent peur. Ils s’envolèrent, muets, dans un froissement d’ailes.

L’enfant gémit, mais il ne se réveilla pas. Le sort que lui avait jeté la sorcière était assez puissant pour qu’il dorme longtemps. L’approchant de son nez, elle le flaira. Il sentait le lait, le biscuit et la fleur d’oranger. Il y avait aussi… oui, c’était bien ça, un léger parfum de vanille, qui provenait de son vêtement.

Il fallait repartir, la route était encore longue. La sorcière aimait marcher dans la forêt, mais d’ordinaire elle n’était pas encombrée par cette houppelande pesante. Elle dénoua les attaches du vêtement carmin, puis le laissa glisser au sol. Sa chemise et son pantalon en peau de loup soulignaient la minceur de son corps.

Elle fourra l’enfant dans le sac, serra soigneusement le cordon, jeta le fardeau sur son épaule et quitta la clairière.

 

La Forêt Ensorcelée était entièrement asservie à la sorcière. Cela avait pris des millénaires, mais il n’était un arbre, une pierre qui ne fussent prêts à entendre ses ordres. Il y avait eu un temps – à l’époque ancienne où les hommes disputaient encore leur place aux singes – durant lequel la sorcière, jeune et sans expérience, n’avait pas encore d’abri fiable ; où elle demeurait à la merci de ceux qui voulaient se venger de ses maléfices. Elle avait compris que pour survivre, il lui fallait une forteresse.

 

 

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