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Le train d'Erlingen ou la métamorphose de Dieu
de Boualem Sansal

Le 16/08/2018 à 09:18 - 0 commentaire

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Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Boualem Sansal

Gallimard

16/08/2018

9782072798399

256

20 €

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ISBN : 9782072798399

Editeur : Gallimard

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ISBN : 9782072798405

Editeur : Editions Gallimard

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Résumé du livre
"Je plaisante, je plaisante, mais la situation est affreusement désespérée. L’affaire était louche dès le début pourtant, l’ennemi n’est pas tombé du ciel, il sortait bien de quelque trou, verdammt, un enfant l’aurait compris. Quand avons-nous cessé d’être intelligents ou simplement attentifs ?" Ute Von Ebert, dernière héritière d’un puissant empire industriel, habite à Erlingen, fief cossu de la haute bourgeoisie allemande. Sa fille Hannah, vingt-six ans, vit à Londres. Dans des lettres au ton très libre et souvent sarcastique, Ute lui raconte la vie dans Erlingen assiégée par un ennemi dont on ignore à peu près tout et qu’elle appelle "les Serviteurs", car ils ont décidé de faire de la soumission à leur dieu la loi unique de l’humanité. La population attend fiévreusement un train qui doit l’évacuer.
Mais le train du salut n’arrive pas. Et si cette histoire était le fruit d’un esprit fantasque et inquiet, qui observe les ravages de la propagation d’une foi sectaire dans les démocraties fatiguées ? Comme dans 2084, Boualem Sansal décrit la mainmise de l’extrémisme religieux sur les zones fragiles de nos sociétés, favorisée par la lâcheté ou l’aveuglement des dirigeants.

 

Premier chapitre

Pensées reconnaissantes à Henry David Thoreau, Charles Baudelaire, Franz Kafka, Constantin Virgil Gheorghiu, Dino Buzzati ainsi qu’à deux auteurs anonymes. Cette chronique sur les temps qui courent leur doit beaucoup.

 

 

Prends des jumelles et regarde autour de toi, jusqu’au mur d’enceinte, et pose-toi la question : suis-je libre ?

Et agis en conséquence.

 

 

PROLOGUE

 

 

Ce roman raconte les derniers jours de la vie d’Élisabeth Potier, professeure d’histoire-géographie à la retraite, habitant la Seine-Saint-Denis, victime collatérale de l’attentat islamiste du 13 novembre 2015 à Paris. Après quelques jours entre la vie et la mort, elle émerge de son coma avec une autre personnalité et c’est sous cette identité qu’elle décédera un mois plus tard. Décrypter le témoignage écrit qu’elle a laissé à sa fille Léa, et à nous incidemment, n’est pas facile, les voies de l’au-delà sont impénétrables. Pour y comprendre quelque chose, il faut passer par l’incroyable histoire qu’Ute Von Ebert, cheffe actuelle de la puissante dynastie Von Ebert, habitant Erlingen en Allemagne, dont l’empire financier et industriel, né en Amérique au XIXe siècle, s’ancre aujourd’hui dans les cinq continents, a laissée par écrit à sa fille Hannah, alors que le monde s’écroulait autour d’elle et que la survie des habitants d’Erlingen dépendait d’un train fantôme. Entre les deux femmes existe un lien par-delà le réel. Et comme on hérite du mystère de ses parents, leurs filles, Léa et Hannah, qui vivent toutes deux à Londres, sont prises dans le même mystérieux lien de gémellité qui liait leurs mères.

 

Les deux histoires additionnées sont une quête de vérité à travers les continents et les époques, vérité que certains, que nous dénonçons au passage, affirment posséder en exclusivité et entendent imposer au monde entier. La construction du roman s’éloigne notablement des cadres habituels de la narration romanesque et peut dérouter, mais ainsi est le chemin de la vérité, bien fait pour nous perdre. Dans cette vie, rien ne nous est donné gratuitement. La lecture, si elle s’accompagne d’une véritable méditation, est un acte initiatique.

 

 

PREMIÈRE PARTIE


LA RÉALITÉ DE LA MÉTAMORPHOSE


Toi qui entres dans ce livre,

abandonne tout espoir

de distinguer la fantasmagorie de la réalité.

 

 

Bonjour Hannah chérie, c’est maman.

 

Excuse-moi si je déblatère, en ce moment je fais tout dans l’affolement… je dirais plutôt la fébrilité, je n’ai pas peur, je veux juste faire vite et bien, je n’y arrive pas, ça m’énerve. C’est l’âge, tu me diras. Bon, d’accord c’est l’âge, mais je suis née fébrile, c’est donc autre chose… va savoir quoi.

Il y a aussi que ce suspense est insupportable. Chaque jour on nous dit que le train va arriver et chaque jour on nous dit que finalement il ne viendra pas. Il faut sans cesse se tenir prêt, c’est épuisant. À quoi bon enfin attendre si cette fichue machine ne se montre pas ? Mourir ici ou ailleurs, quelle différence, un trou est un trou.

 

 

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