Extrait

Le royaume blessé t.1 ; l'âge des assassins
de Barker, R. J.

Le 27/02/2018 à 07:45 - 0 commentaire

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Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Barker, R. J.

Bragelonne

17/01/2018

9791028111441

25 €

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ISBN : 9791028111441

Editeur : Bragelonne

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ISBN : 9791028105709

Editeur : Bragelonne

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Résumé du livre
Girton est l'apprenti de la plus célèbre criminelle des Terres lasses et se destine à une prometteuse carrière d'assassin... même si être affublé d'un pied bot corse légèrement l'affaire. Si Girton se consacre d'ordinaire à l'art de tuer, sa nouvelle mission lui apporte un défi inédit : il s'agit cette fois de sauver une vie. Un mystérieux traître a tenté d'assassiner l'héritier du trône, et Girton et sa maîtresse sont recrutés pour le protéger en secret.
Nenad Savic (Traducteur)

 

Premier chapitre

Pour Lindy et Rook, ce que j’ai de plus précieux.

 

 

Prologue


Darik le forgeron était le dernier des Affligés. Le Gardien le força à se mettre à genoux d’un coup de pied, puis lui fit courber la tête pour l’obliger à contempler la ligne de démarcation entre l’herbe verte et le désert putride des terres acides où rien ne poussait. De nombreuses années plus tôt, avant la naissance des parents de Darik, un sorcier avait volé toute vie à ces sols pour alimenter sa magie, si bien qu’on n’y trouvait plus que la désolation. Un vent charriant une odeur de putréfaction lui souffla ses longs cheveux bruns au visage. À dix pas de là, la première des Affligés pleurait en attendant la lame – Kina la bergère, à peine plus qu’une enfant, venait du même village que lui. La voix du Gardien, grand et fort dans son armure verte, était étonnamment douce comme il lui parlait – un murmure à peine audible pareil au son d’une lame quittant son fourreau.

— Chut, mon enfant. Finissons-en au plus vite.

L’acier mordit dans la gorge de la jeune fille, dont les larmes se figèrent pour l’éternité. Darik regarda à travers sa chevelure et vit le corps de Kina s’agiter, tandis qu’une fontaine de sang jaillissait de son cou et dessinait des motifs noirs et informes sur le sol jaune et puant – les ombres de la mort et de la vie.

Il avait nourri le projet d’épouser Kina lorsqu’elle aurait été en âge.

Darik avait froid, mais ses frissons n’avaient rien à voir avec le vent. Il tremblait depuis que les chasseurs de sorciers étaient venus le chercher. Pour la première fois en quinze ans de vie, la sueur qui perlait à son front n’était pas due à la chaleur de la forge. L’humidité qui s’accrochait à sa peau depuis qu’on lui avait entravé les poignets était d’un genre différent, nouveau, glacé. Cela faisait si longtemps. Les semaines passées à arpenter les Terres lasses lui faisaient l’effet d’un rêve. Quand il y repensait, le moment le plus irréel de tous avait été celui où ils avaient appelé son nom. Cela ne l’avait pas étonné ; c’était un peu comme s’il l’avait vendu lui-même à un esprit dans un passé lointain, comme s’il avait passé sa vie à attendre que quelqu’un vienne collecter sa créance.

— Chut, mon enfant. Finissons-en au plus vite.

Le couteau faisait son œuvre nécessaire sur un autre Affligé, et une nouvelle série de symboles sanglants apparaissait sur le sol souillé. Avaient-ils un sens ? Était-il censé y lire un message ? Dans ce lieu entre la vie et la mort, si près d’embrasser les ténèbres liquides qui avaient avalé les dieux morts, lui étaient-ils destinés ?

Ou bien n’était-ce que du sang ?

Et la mort.

Et la peur.

— Chut, mon enfant. Finissons-en au plus vite.

Le suivant supplia juste avant que la lame morde dans sa chair. Darik ne connaissait pas son nom. Il n’avait jamais pensé à le lui demander. À quoi bon, d’ailleurs ? Une fois qu’on avait été choisi, on n’en avait plus pour longtemps. L’issue était inévitable. La marque sur votre front vous désignait comme un adepte de la magie, un destructeur, une abomination, un sorcier. Dès lors, vous n’étiez bon qu’à être saigné sur cette terre sèche et morte, à être sacrifié pour soigner le sol. Personne ne vous cacherait ni ne vous prendrait en pitié, alors que la magie avait appauvri la terre, alors que les enfants mouraient de faim. Un bruit de suffocation, de lutte, et des supplications, tandis que le couteau faisait son œuvre et que le sol assoiffé buvait la vie qu’on lui avait volée.

 

 

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