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Le monde de Narnia t.5 ; l'odyssée du passeur d'Aurore
de Clive Staples Lewis

Le 07/12/2013 à 17:53 - 0 commentaire

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ISBN : 9782070619047

Editeur : Gallimard-Jeunesse

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Résumé du livre
Eustache Clarence est le garçon le plus insupportable d'Angleterre: c'est du moins l'avis de ses cousins, Edmund et Lucy. Hélas, les voilà condamnés à le supporter durant l'absence de leurs parents! Mais le jour où les trois enfants entrent dans un tableau et sont précipités dans les flots, à quelques brasses du navire de Caspian, roi de Narnia, Eustache perd sa belle assurance. Quelle part prendra-t-il à l'extraordinaire aventure qui les attend ?

 

Premier chapitre

Chapitre 1

Un tableau sur le mur

 

 

 

 

 

Il était une fois un garçon qui s’appelait Eustache Clarence Scrubb1, et l’on est tenté de dire qu’il le méritait bien. Pour ses parents, il était Eustache Clarence, pour ses professeurs, Scrubb. Je serais bien incapable de vous dire comment l’appelaient ses amis, car il n’en avait aucun. À ses parents il ne disait pas papa et maman, mais Harold et Alberta. C’étaient des gens très évolués. Végétariens, non-fumeurs et ne buvant pas d’alcool, ils portaient des sous-vêtements d’un genre particulier. Chez eux, il y avait très peu de meubles, très peu de couvertures sur les lits, et les fenêtres restaient ouvertes en permanence.

Eustache Clarence aimait les animaux, surtout les scarabées, quand ils étaient morts et épinglés sur un carton. Il aimait les livres, mais seulement les livres documentaires, avec des photos de silos à grain ou d’enfants étrangers bien en chair faisant de la gymnastique dans des écoles modèles.

 

Eustache n’aimait pas ses cousins, les quatre Pevensie : Peter, Susan, Edmund et Lucy. Mais il fut ravi d’apprendre qu’Edmund et Lucy allaient venir passer quelque temps chez lui car, en son for intérieur, il prenait plaisir à tyranniser les autres et à les persécuter. Ce petit bonhomme frêle qui, dans une bagarre, n’aurait pu tenir tête même à Lucy, sans parler d’Edmund, savait bien qu’il y a des dizaines de façons de faire passer un mauvais moment à des gens qui sont provisoirement vos hôtes, quand on est chez soi.

Edmund et Lucy n’avaient aucune envie d’aller chez oncle Harold et tante Alberta. Mais, cet été-là, leur père devait séjourner quatre mois en Amérique pour y faire des conférences et, comme leur mère n’avait pas eu de vraies vacances depuis dix ans, elle avait décidé de partir avec lui. Peter, qui travaillait d’arrache-pied pour se préparer à un examen, allait passer tout l’été sous la férule du vieux professeur Kirke. Longtemps auparavant, pendant la guerre, nos quatre jeunes amis avaient vécu des aventures merveilleuses dans la grande maison du professeur. S’il avait encore habité là, il les aurait reçus tous les quatre. Mais, ayant eu quelques soucis d’argent depuis lors, il s’était installé dans une maisonnette qui ne comportait qu’une chambre d’invité. Emmener les trois autres enfants en Amérique aurait coûté trop cher. Susan était donc la seule à partir.

Les adultes la considéraient comme la plus jolie de la famille ; elle n’était pas douée pour les études (bien que par ailleurs très mûre pour son âge) et, comme disait maman, « un voyage en Amérique lui serait beaucoup plus profitable qu’à ses frères et sœur ». Edmund et Lucy s’efforçaient de ne pas lui en vouloir, mais c’était terrible pour eux d’avoir à passer les vacances d’été chez leur tante.

– Surtout pour moi, fit remarquer Edmund, car toi, au moins, tu auras une chambre pour toi toute seule, tandis que moi, je devrai partager celle de ce sale type. Notre histoire commence un après-midi où, clandestinement, Edmund et Lucy savouraient quelques précieux instants de solitude. Et, bien sûr, ils parlaient de Narnia, puisque tel était le nom de leur pays secret. La plupart d’entre nous, je pense, ont un paradis secret mais, en général, il s’agit d’un pays imaginaire. De ce point de vue, Edmund et Lucy avaient plus de chance. Leur pays secret existait bel et bien. Ils s’y étaient déjà rendus à deux reprises ; pas dans le cadre d’un jeu ni au cours d’un rêve, mais dans la réalité. Bien sûr, ils y avaient été transportés par magie, car il n’y a pas d’autre moyen de se rendre à Narnia. Et, à Narnia même, on leur avait fait la promesse, ou c’était tout comme, qu’ils reviendraient un jour. On peut imaginer combien ils aimaient en parler dès que l’occasion se présentait.

 

 

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