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Le Huitieme Prophete Ou Les Aventures Extraordinaires D'Amros Le Celte
de Giesbert Franz-Olivier

Le 01/10/2013 à 18:53 - 0 commentaire

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ISBN : 9782070121496

Editeur : Gallimard

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Résumé du livre
Mari de la belle Aure et homme à tout faire du roi Zoris, Amros le Celte est un esprit curieux et un guerrier puissant. La destruction du royaume des Chênes noirs par d'autres barbares puis sa capture par des Grecs vont lui ouvrir le monde, à une époque où, le fait est peu connu, sept sages, philosophes ou prophètes, surgissent sur différents continents, en disant à peu près les mêmes choses : Pythagore, Zarathoustra, Confucius, Lao-tseu, Bouddha, Zacharie, Héraclite. C'est auprès d'eux, parfois contre eux, ou malgré eux, qu'au terme d'une odyssée picaresque autant qu'intellectuelle Amros, nouveau Candide, finira par comprendre qui est le huitième prophète.

 

Premier chapitre

Après la mort de mon père, j’ai passé des heures dans sa bibliothèque, comme pour rattraper le temps perdu à ne pas lui parler. C’est ainsi que je suis tombé sur La grande aventure de l’humanité, la somme de l’historien des civilisations Arnold Toynbee. Un livre qui, à la façon de l’Ecclésiaste, vous remet à votre place, dans le grand souffle du monde. Depuis, il m’accompagne.

Je me souviens comme hier du choc que j’éprouvai en lisant, pour la première fois, le chapitre 25, intitulé « Nouveaux départs de la vie spirituelle », quand j’avais découvert que Zarathoustra, Bouddha, Confucius et Pythagore étaient tous contemporains. Par la suite, j’ai fait des recherches sur cette période et trouvé encore d’autres noms. C’est ainsi qu’ont commencé à trotter dans ma tête les premières bribes de l’histoire qui suit.

Rien ni personne ne me convaincra du contraire : même si je me suis autorisé toutes les libertés avec l’Histoire, jusque dans les anachronismes, ces aventures d’Amros le Celte se sont déroulées à peu près comme je le dis, avec tous ces personnages extraordinaires apparus en même temps, aux quatre coins du monde, pour dire les mêmes choses qui, si longtemps après, restent aussi actuelles.

Les jours où la mort a frappé, souvent, tout semble faux. Les bruits, les couleurs. Même l’air que l’on respire. On se dit que le monde est une erreur et on cherche à revenir en arrière, quand tout allait bien.

Voici un jour de ce genre. Il resplendit de toute la beauté du monde avec les feuilles et les herbes qui s’étirent sous les baisers du soleil, tandis que le ciel frémit d’oiseaux de toutes sortes. La forêt s’est arrêtée de bouger. Elle ne parle plus. Elle a peur.

La forêt a entendu la mort à l’œuvre depuis le matin et les cris d’épouvante qu’elle arrachait à ses proies résonnent encore dans ses branchages, longtemps après qu’ils ont été poussés. Ils se sont glissés dans les plis du vent et hanteront à jamais les bois.

Un casque à corne de bœuf posé à ses pieds, Amros a la tête pleine de ces cris et son cœur bat très fort. De taille moyenne, les cheveux noirs, lamoustache fournie, il a vingt hivers puisqu’on calcule en hivers l’âge au royaume des Chênes noirs, son pays. C’est un bel homme aux traits réguliers, avec des cils allongés de jeune fille. Avec ça, tout en muscles. Les biceps et les mollets semblent taillés pour la guerre ou la chasse. Il est né méfiant. Ses yeux vert-de-gris, légèrement plissés, fouillent continuellement les futaies et les fourrés. Au front, il a une grosse plaie qu’il a tartinée d’une bouillie brunâtre. Malgré ça, son visage reste empreint d’une légère ironie : des petites rides sourient aux coins de ses lèvres et de ses yeux. D’ordinaire, il prend un peu tout à la farce.

Pas aujourd’hui, bien sûr. Il appuie son dos contre le tronc moussu d’un hêtre et cherche à contrôler sa respiration. Mais il a trop couru. Il est tout en eau et sent le lapin. L’urine de lapin, pour être précis. C’est bien l’odeur qu’exhalent ses aisselles, nouvelle confirmation que l’homme et le lapin sont, comme il l’a toujours pensé, de la même famille. Avec le cochon, pour la bestialité.

 

 

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