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Le cycle d'Alamänder t.1 ; la porte des abysses
de Alexis Flamand

Le 01/11/2017 à 11:26 - 0 commentaire

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Alexis Flamand

Leha

23/06/2017

9791097270032

544

19 €

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ISBN : 9791097270032

Editeur : Leha

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ISBN : 9791097270100

Editeur : Éditions Leha

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Résumé du livre
Allez donc saluer Anquidiath, le demi-dieu enfoui sous la montagne, chatouiller les monstrueux poulpes de guerre, flâner parmi les épis du champ de blé carnivore !

Suivez Jonas Alamänder, mage et détective, qui vient de perdre sa maison confisquée par un royaume voisin. Accompagné d'Edrick, l'un des soldats chargés de lui apprendre la nouvelle, et de son facétieux démon Retzel, il part pour la capitale de Kung-Bohr afin d'y plaider sa cause. Là, il se voit contraint d'affronter intrigues de cour et ennemis redoutables, en montrant autant de talent dans l'art de la magie que d'incrédulité face aux mystères qui se dévoilent peu à peu.

Pendant ce temps, Maek, un jeune garçon aux penchants morbides, affronte un champ de blé carnivore afin de rallier la fameuse école des assassins T'Sanks.

Préparez-vous à découvrir un monde où se côtoient humour, rebondissements et créatures improbables. Un monde original et foisonnant d'où vous ne reviendrez peut-être pas indemne.

 

Premier chapitre

Prologue


À l’époque où Ker Fresnel n’était encore qu’un petit trois-pièces salon-cuisine-salle de torture, le roi Embru IV vint y séjourner. Le meublé, exposé au sud, était adossé à un vieux massif pierreux, carcasse arrachée au temps qui avait donné son nom au royaume de Kung-Bohr. La vue était agréable et permettait au monarque d’oublier pour un moment les intrigues de la cour.

 

Les saisons passant, il se prit d’affection pour la région et, un beau soir d’automne, il décida de quitter l’austère castel de ses ancêtres pour s’installer définitivement dans sa nouvelle demeure.

 

Quelques mois plus tard, l’architecte en chef découvrit une vaste caverne sous les fondations du palais. Embru IV en chassa aussitôt les étranges créatures qui la peuplaient, puis gagna au jeu avec le gardien des lieux une concession à perpétuité.

Il envoya alors une flopée d’ingénieurs faire de ce grand vide la nouvelle capitale de l’empire. Travaux et aménagements se succédèrent au fil des décennies. À la mort du roi, la petite garçonnière d’origine avait cédé la place à une forteresse enterrée, bardée de tours et de pignons dressant leurs cimes altières vers le ciel rocheux de la caverne. Notre glorieux royaume venait de trouver l’écrin minéral d’où la sagesse et la bienveillance des souverains de Kung-Bohr allaient s’exercer pour les millénaires à venir.

 

Enech Lamnior, Guide de bienvenue à Ker Fresnel

 

 

* * *

 

– Exterminons-les ! glapit Ernst XXX, souverain de Kung-Bohr.

Les visages autour de la table se partagèrent entre enthousiasme et scepticisme.

— La chose n’est pas si aisée, Majesté, expliqua Pallas, le conseiller principal. Depuis que les Xéols se sont installés sur nos rivages, il y a un siècle et demi, personne n’est parvenu à les persuader que leur extinction serait un bienfait pour l’humanité.

— D’autre part, enchaîna le responsable de la propagande, ils ne nous ont pas causé de véritables ennuis depuis plus de deux ans.

Un grand type carré au menton carré hocha la tête.

— En tant que général en chef des armées, je me suis permis de procéder à une simulation stratégique de dissuasion. Ainsi que Sa Majesté vient de le suggérer, nous pourrions tous les tuer afin de leur montrer ce qui leur arriverait s’ils décidaient de nous attaquer.

Le silence s’installa tandis que chacun soupesait la proposition.

— Ce sont de robustes guerriers, objecta Pallas.

— Ce sont des hommes, ils ont donc un point faible, rétorqua l’officier. Attaquons-nous à leurs richesses !

— En quoi consistent-elles ? demanda le roi.

— Rien d’intéressant pour nous, répondit un notable ventru. Ils pêchent de petits mollusques qu’ils parviennent, nul ne sait comment, à naturaliser. Ils s’en servent comme monnaie.

L’homme, visiblement passionné par le sujet, enchaîna avec emphase :

— Leur économie est d’ailleurs sidérante. L’odeur des mollusques est infecte. Lorsqu’un Xéol contracte une dette ou acquiert un bien, le vendeur lui donne une certaine quantité de ces créatures. La pestilence pousse alors le débiteur à rendre un service ou un objet afin de s’en débarrasser. Une monnaie inverse, en quelque sorte. En écoutant la proposition du général, il me vient une idée : une fois ces intrus exterminés, nous pourrions revendre ces mollusques dans quelques centaines d’années en tant que précieuses reliques d’une civilisation disparue.

 

 

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