Extrait

Le charme des sirènes
de Gianni Biondillo

Le 04/05/2018 à 10:31 - 0 commentaire

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ISBN :

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Prix :

Gianni Biondillo

Metailie

05/10/2017

9791022607155

360

21 €

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ISBN : 9791022607155

Editeur : Metailie

Prix grand format : 21 €

 

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ISBN : 9791022607162

Editeur : Anne-Marie Métailié

Prix grand format : 9.99 €

 

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Résumé du livre
Une top model est abattue au fusil à lunette durant le défilé de Varaldi, gloire pâlissante de la haute couture italienne. Et voilà l'inspecteur Ferraro obligé de mener une enquête dans un milieu où tout le rebute, lui le fils de Quarto Oggiaro, quartier populaire de Milan. Avec Mimmo, l'ami d'enfance aux ressources inavouables, et deux femmes de sa vie, la dottoressa Rinaldi, superpolicière internationale, et Luisa, grande dame de la mode, Ferraro va retourner le linge sale de la haute couture, entre affaires de plagiats et filières du trafic de cocaïne.

Pendant ce temps, Moustache, clochard plein de sens moral, et Aïcha, enfant immigrée échouée dans le sud de l'Italie, se heurtent à toute la méchanceté du monde sous les traits d'un homme d'affaires comme il y en a tant.

Dans cette parfaite comédie à l'italienne peuplée de voyous au grand cœur et de râleurs magnifiques, l'inspecteur Ferraro mène la danse avec un mauvais esprit jubilatoire, et fait voir Milan sous toutes les coutures.

 

Premier chapitre

I

 

 

Amis et ennemis

 

 

1


Quoique le mois de septembre fût bien avancé, le rapport entre l’interaction gravitationnelle et le transfert forcé de masses d’air ascensionnelles continuait à avoir une hauteur géopotentielle tout à fait considérable. C’était dû non pas tant à la présence d’une zone de haute pression d’origine océanique subtropicale – comme il était de rigueur au cours du siècle dernier – mais bien plutôt à la fusion de la bordure sud de cette dernière avec les ramifications extrêmes de la zone anticyclonique subtropicale continentale persistant sur le Sahara, qui, après avoir traversé la Méditerranée et rejoint la péninsule, chargées de vapeurs aqueuses, maintenaient depuis plusieurs jours des niveaux de températures très supérieurs à la moyenne historique ainsi que des degrés d’humidité élevés. En somme, quoiqu’un peu ancienne une phrase résumait bien les faits : c’était une foutue nuit de fin d’été où même immobile on suait comme un cochon dans sa porcherie.

Mimmo avait beau garder ouvertes toutes les fenêtres de chez lui, il n’y avait pas la queue d’un souffle d’air, même en imagination. Il était nu comme un ver, couché sur le dos, jambes écartées. La sueur avait laissé sur le matelas une trace identique à celle dessinée par la police scientifique durant les constatations d’un homicide. Même Tiziana, de nature frileuse, gardait le drap seulement sur ses jambes, convaincue malgré tout qu’il lui servirait sûrement à l’aube. C’est pour ça qu’il l’aimait. Parce qu’elle ne perdait jamais l’espoir en un monde meilleur. Pas seulement pour ça, pensait Mimmo, tandis qu’il l’observait dans son sommeil, couchée sur le côté. Aussi pour ce cul impérial, toujours ferme malgré les années. Qui passent bien sûr pour tout le monde, y compris pour elles.

La contemplation de sa compagne de toujours réussissait au moins à calmer sa nervosité. Peu de choses le mettaient en pétard comme de passer une nuit blanche. Dormir était pour lui un impératif moral. La vie est déjà assez difficile comme ça, et les plaisirs vraiment peu nombreux. Manger, baiser, dormir. Des trucs basiques, rien de particulièrement élaboré. Mais les mêmes pour tout le monde, d’après lui. Il se méfiait de ceux qui ne mangeaient que pour se nourrir, comme si c’était un problème d’approvisionnement énergétique, il avait de la compassion pour les insomniaques, bouffés par le stress, il n’arrivait vraiment pas à comprendre ceux qui ne trouvaient pas dans une bonne baise le meilleur moyen de résoudre les conflits. Au-delà des tendances de genre, bien entendu, puisque pour lui qu’un homme aime sucer les Calippo1, il n’avait rien à y redire. Chacun s’occupe de ses fesses, c’est le cas de le dire. La paix dans le monde, aux dires de Mimmo, s’atteignait en quelques actions bien coordonnées : une tablée d’amis, quelques pots, les effusions vespérales avec ceux qu’on aime et, enfin, le repos du guerrier, mérité.

 

 

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