Extrait

L'épouvanteur t.13 ; la revanche de l'épouvanteur
de Joseph Delaney

Le 21/02/2017 à 10:45 - 0 commentaire

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ISBN :

Total pages :

Prix :

Joseph Delaney

Bayard Jeunesse

22/02/2017

9782747057356

400

14,90

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ISBN : 9782747057356

Editeur : Bayard Jeunesse

Prix grand format : 14,90

 

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Résumé du livre
Halloween est proche. Les serviteurs du Malin se rassemblent, venus de partout. À l’heure où Tom Ward et ses compagnons ont tant besoin d’être unis, les voilà tragiquement séparés par les choix douloureux qui leur sont imposés. Tom est censé accomplir un rituel barbare qui remet en question sa propre humanité. Alice s’apprête à user d’un sortilège susceptible de l’envoyer définitivement dans l’obscur. Quant à l’Épouvanteur, il découvre que son meilleur apprenti lui a dissimulé bien des choses au cours des dernières années. Le délai est passé. Le Malin va resurgir. Tom saura-t-il aller au bout de la tâche pour laquelle il est venu au monde ? La mystérieuse pierre des Ward révélera-t-elle ses secrets ?
Traduit de l’anglais (Grande.Bretagne) par Marie-Hélène Delval

 

Premier chapitre

Le point le plus élevé du Comté

est marqué par un mystère.

On dit qu’un homme a trouvé la mort à cet endroit,

au cours d’une violente tempête,

alors qu’il tentait d’entraver une créature maléfique

menaçant la Terre entière.

Vint alors un nouvel âge de glace.

Quand il s’acheva, tout avait changé,

même la forme des collines

et le nom des villes dans les vallées.

À présent, sur ce plus haut sommet des collines,

il ne reste aucune trace de ce qui y fut accompli,

il y a si longtemps.

Mais on en garde la mémoire.

On l’appelle la Pierre des Ward.

 

 

1


Un autre moyen

 

 

Je me dressai sur mon lit, le cœur affolé, au bord de la nausée. Je dus attendre quelques instants que les contractions de mon estomac s’apaisent.

Je venais de tuer Alice en rêve après lui avoir coupé les pouces.

Dans moins d’un mois, pendant la nuit d’Halloween­, je devrais accomplir ce rituel inhumain – l’unique procédé susceptible de détruire définitivement le Malin. Ma mère elle-même en avait décidé ainsi.

Tuer Alice ! Comment pourrais-je faire une chose pareille ?

Je me rallongeai, les yeux grands ouverts, craignant de me rendormir et de replonger dans ce cauchemar. Des pensées pénibles tournoyaient dans ma tête. Alice était une victime consentante. Elle s’était préparée au sacrifice. Pire encore, elle s’était courageusement aventurée dans l’obscur afin d’en rapporter Douloureuse – aussi nommée Lame du Chagrin –, l’une des trois armes du héros, ces objets sacrés qui anéantiraient le Démon. Et qui la feraient périr.

La première, la Lame du Destin, m’avait été don­née par Cuchulain, en Irlande. La deuxième s’appelait Tranche Os ; et, si Alice achevait avec succès sa quête dans l’obscur, les trois armes jadis forgées par Héphaïstos seraient bientôt en ma possession.

Pour le moment, le Malin était entravé dans sa chair morte, transpercé par des lances d’argent, au fond de la campagne irlandaise. Sa tête, enfermée dans un sac de cuir, était aux mains de Grimalkin, la sorcière tueuse, qui luttait férocement pour la tenir hors de portée de ses serviteurs. S’ils s’en emparaient, s’ils la réunissaient au corps, le Malin arpenterait de nouveau notre terre. Et le rituel ne pourrait être accompli.

Mais Alice n’était pas encore sortie de l’obscur. Tant de choses avaient pu lui arriver ! Peut-être ne reviendrait-elle jamais...

Je m’inquiétais aussi pour mon frère James, qui avait disparu. D’après le Malin, il avait été égorgé et jeté dans un fossé. Je voulais croire de toutes mes forces que c’était un mensonge sans réussir à m’ôter d’affreuses images de l’esprit.

La nuit se traîna, interminable, sans que j’ose m’abandonner au sommeil. Juste avant l’aube, le miroir posé sur ma table de chevet se mit à luire. Alice était la seule personne à me contacter de cette façon. Je plongeai le regard dans la surface de verre, osant à peine espérer. J’attendais un signe d’elle depuis des semaines. Il m’arrivait de l’imaginer s’avançant vers moi, Douloureuse à la main. J’allais enfin savoir si tout allait bien.

 

 

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