Extrait

La dernière reine d'Ayiti
de Élise Fontenaille

Le 02/03/2017 à 10:25 - 0 commentaire

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Élise Fontenaille

Rouergue

13/04/2016

9782812610486

112

10.20 €

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ISBN : 9782812610486

Editeur : Rouergue

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ISBN : 9782812610745

Editeur : Éditions du Rouergue

Prix grand format : 7.99 €

 

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Résumé du livre
C'est l'histoire d'une île paradisiaque qui fut longtemps habitée par un peuple doux qui n'aimait pas la violence. En 1492, trois grands bateaux accostèrent sur ses plages, et en descendirent des êtres bizarres à la peau claire. Par la voix du neveu de la dernière reine des Taïnos, Anacoana, Elise Fontenaille raconte le génocide du peuple des Taïnos lors de l'arrivée de Christophe Colomb aux Antilles. Une leçon d'histoire peu connue, dans la continuité de ses précédents romans.

 

Premier chapitre

À Bartolomé de Las Casas,

aux derniers Taïnos,

à Anacaona,

et bien sûr, à Gaspard et Rémi.

 

 

« Les Taïnos donnent volontiers tout ce qu’ils possèdent, en échange de presque rien, ils ne sont pas attachés aux biens matériels. Ils sont beaux, bien bâtis, aussi agréables à voir de corps que de visages… Ils ne portent pas d’armes sur eux, ils sont de mœurs pacifiques, bienveillants et accueillants par nature, sans violence ; cinquante soldats suffiraient pour les asservir tous. »

Christophe Colomb, île d’Ayiti - 1492.

 

 

l’âge d’or / 1492

 

Mon nom est Guaracuya, je suis le neveu d’Anacaona, Fleur-d’Or, notre reine, la bien-nommée ; je me flatte d’être son neveu préféré.

Là où elle va, je la suis ; elle m’appelle son ombre, en riant.

– Si tu n’étais pas mon neveu, tu serais mon petit mari !

Partout où elle s’élance, notre reine, sur les sentiers, le long des rivières, vêtue de fleurs et de plumes, parée de pétales d’or, son rire l’accompagne. Jamais aucune reine taïno, depuis la nuit des temps, n’a recélé autant de qualités.

Ni aucun roi d’ailleurs, ceux que dans notre langue on appelle cacique : elle les surpasse tous !

Dans les cinq royaumes d’Ayiti, la grande île, nulle part on ne trouve son égale. Anacaona règne sur la province du Xaragua, celle qui est située au sud de l’île, entre l’océan infini et la montagne du milieu. Bordée au sud par la mer caraïbe, douce ou féroce selon les jours, terrible ou apaisée la nuit…

Fleuves impétueux où voguent des pirogues, vallées parsemées de villages en enfilade ; jungles profondes tapissées d’orchidées-lianes, d’arbres-monde, peuplées d’animaux mystérieux…

Iguanes aux allures de dragon, éléphants de mer couleur océan, petits singes verts ricanants, agoutis dorés, flamants roses en nuées, urubus écarlates, perroquets émeraude, colibris bleu roi, grenouilles pourpres, boas assoupis, caïmans bruns glissant entre deux eaux, semblables à des troncs vivants… Tel est le royaume du Xaragua !

Faune et flore s’y emmêlent…

On ne sait plus distinguer l’animal du végétal.

Cette fleur orange et verte, est-elle un perroquet endormi ?

Ce bel oiseau amarante, une fleur carnivore ?

Cette longue feuille brune, un insecte aux aguets ?

Tout est illusion, tout se transforme : on entre dans la jungle-sortilège sous la forme d’un homme, et l’on en ressort sous la forme d’un jaguar parlant le langage des humains. Et par-dessus tout cela règnent nos dieux, que l’on appelle les Zémis. Effigies de pierre triangulaire polies pendant des lunes ou silhouettes de bois sculpté, poupées de tissu brodé contenant le crâne d’un grand cacique…

Sous toutes les formes qu’on leur prête, nous vénérons nos Zémis ; ils veillent sur nous, ils nous protègent contre l’adversité. Notre reine Anacaona, nous l’adorons à l’égal d’une déesse – en plus humaine.

C’est son frère, le vieux Bohechio, l’ancien cacique du Xaragua, qui lui a légué son trône.

 

 

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