Extrait

La Commanderie: L'héritière du temple
de Ade Alain

Le 16/09/2013 à 22:26 - 0 commentaire

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Ade Alain

romans et fiction romanesque

2010

9782916289120

20 €

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Editeur : Tigre Bleu

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Résumé du livre
Nous sommes en 1375 dans le Quercy. Thomas Cortemain, capitaine des gardes de la Commanderie d'Assier, est chargé par l'ordre des Hospitaliers de retrouver le trésor des Templiers, qui servira à financer une nouvelle Croisade. Il ignore que ce trésor est gardé par Constance de Montet, la femme qu'il aime. Ce livre séduira les passionnés d'histoire comme les amateurs de fresques romanesques. Car l'amour et l'aventure y palpitent autour du destin d'un homme et d'une femme partagés entre la fidélité à leur mission - trouver le trésor, pour Thomas ; l'en empêcher, pour Constance - et les élans de leur coeur. Entraînant le lecteur à leur suite, ils vont frôler la mort, croiser le diable, goûter la paille des cachots, subir l'Inquisition, côtoyer le peuple affamé et les routiers sanguinaires, victimes d'un Moyen Âge qui n'en finit plus de se chercher entre les ravages de la peste et le fanatisme religieux.
Mais le plaisir romanesque n'empêche pas la rigueur historique ! Ce projet est d'ailleurs né de l'agacement éprouvé par ses auteurs devant les interprétations fantaisistes concernant les Templiers. Ici, nous plongeons certes au coeur de l'intrigant mystère que représente ce fabuleux trésor, mais au plus près de la vérité historique - le récit a d'ailleurs été élaboré sous le contrôle d'historiens spécialistes de la période. Nul folklore ni ésotérisme, mais la vérité crue d'un Moyen Âge âpre et noir, où la violence et la misère font partie de la vie quotidienne. Au bout de la course du jeune Thomas et de la belle Constance, le lecteur connaîtra la vérité sur le fameux trésor des Templiers - la vraie, pas celle des thèses complotistes ! - et les raisons qui ont poussé à la fabrication de sa légende.

 

Premier chapitre

1 – LA FILLE DU SEIGNEUR

 

 

Un jour d’automne de l’an 1360 où l’été semblait s’attarder sur les collines du Quercy, alors qu’il avait accompagné son père aux champs pour l’aider aux semailles, Thomas Cortemain eut son attention attirée par un bruit étrange. Cela venait du chemin de terre situé en contrebas de la parcelle sur laquelle père et fils poussaient la charrue. On aurait dit un bruit d’essieux, mais il n’était pas familier et cela suffit à arrêter les Cortemain dans leur tâche. Ce chemin était bordé des deux côtés par des bosquets de hêtres qui cachaient en partie son tracé sinueux. Thomas, qui se trouvait derrière le soc, un sac de graines attaché à son cou, dépassa l’unique bœuf pour se porter à la hauteur de Thibaud, son père. Il attrapa la gourde d’eau fraîche que celui-ci lui tendait. Dans le ciel serein, un faucon pèlerin tourna quelques secondes en un lent mouvement planant, avant de s’éloigner vers le sud, en direction du causse. Son cri aigu parvint amplifié par la réverbération des falaises. Sa soif étanchée, rendu impatient par la curiosité de ses dix ans, Thomas s’assit sur une pierre et fixa l’endroit d’où parvenaient maintenant des bruits de terre écrasée et de cailloux projetés sur le talus par des roues qui devaient être de grande dimension. Il s’attendait à voir surgir une charrette de marchands, mais c’est un curieux char, tiré par deux chevaux, qui s’avança. Il s’étonna de l’allure à laquelle celui-ci se déplaçait, lui qui n’avait jamais vu d’autre véhicule que remorqué par des bœufs. Le grincement des roues, ajouté aux craquements du bois, couvrait presque entièrement le pas des sabots sur la terre craquelée. Un écuyer aux allures de page montait une des bêtes et guidait l’attelage à l’aide d’un fouet. Mais ce qui surprit le plus Thomas, c’est que ce char était surmonté d’un toit fait d’une étoffe qui ressemblait à celles qu’utilisaient les soldats du roi à la guerre, en plus arrondi. On aurait dit une sorte de maison ambulante, faite pour cacher les personnes qui se trouvaient à l’intérieur, même si l’on pouvait deviner leurs silhouettes à travers la toile écrue traversée par les rayons du soleil. Thomas regarda son père et ils eurent ensemble la même mimique d’étonnement. Il se demanda pourquoi on pouvait vouloir voyager sans profiter de la beauté du paysage, sans regarder les animaux ou les paysans au travail, à moins d’être un seigneur ou d’avoir quelque chose à se reprocher. Il trouva néanmoins que l’idée était ingénieuse car elle permettait de ne pas souffrir de la pluie ou de la neige lorsque l’hiver s’installait. Cependant, la complexité de la machine le laissa perplexe.

C’est alors que le char s’arrêta et que l’étoffe qui le recouvrait s’écarta par le haut, comme si elle avait été fixée sur une tige horizontale. L’homme qui regarda les Cortemain avant de descendre était un jeune prêtre, plutôt corpulent. Il les salua de la tête tout en massant ses hanches endolories par les soubresauts de la route.

 

 

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