Extrait

La bête des saints-innocents
de Jean d' Aillon

Le 27/01/2015 à 07:58 - 0 commentaire

Auteur :

Editeur :

Genre :

Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

chaPitre.com title=
  • Zoom moins
  • Zoom plus
  • Signaler erreur
  • Envoyer à un(e) ami(e)

Version grand format

 

illustration

ISBN : 9782081316287

Editeur : Flammarion

Prix grand format : 22 €

 

Acheter le livre
avec chaPitre.com

Version numérique

 

illustration

ISBN :

Editeur : Flammarion

Prix grand format : 14.99 €

 

Acheter le livre
avec chaPitre.com

Résumé du livre
1590. Pour conquérir son royaume que la Sainte Ligue lui refuse, le protestant Henri de Navarre met le siège aux portes de Paris. Durant trois mois, plus aucun vivre ne pénètre dans la capitale. Au point culminant de la famine, la dépouille d'une femme est retrouvée dans le cimetière des Saints-Innocents, en partie dévorée. D'autres découvertes tout aussi macabres suivent. S'agit-il de crimes commis par des lansquenets affamés ou, plus terrfifiant, de forfaits perpétrés par une bête diabolique? Car le commissaire Louchart, forcené ligueur, est persuadé de l'existence dun loup-garou qui vient des enfers meurtrir les Parisiens à la demande de l'hérétique Henri IV. La plupart des Seize, ces bourgeois de la Ligue qui dirigent Paris en l'absence du duc de Mayenne, en sont comme lui convaincus. Mais Olivier Hauteville, revenu dans la capitale, craint un plan plus machiavélique encore… Jean d'Aillon, avec ce nouvel épisode effrayant des avantures d'Olivier Hauteville, prouve encore son talent de conteur. A vous d'entrer dans l'univers noir des guerres de religion.

 

Premier chapitre

 

 

 

 

 

Prologue

 

 

La compagnie de lansquenets luthériens attendait dans le petit bois, en bordure du village lorrain. La nuit tombait et aucun habitant n’avait remarqué l’arrivée des démons. Par petits groupes, ils se préparaient à l’assaut, commentant, entre deux rires, leurs exploits des semaines précédentes.

La troupe du colonel Schregel se trouvait au service de Jean-Casimir, régent de l’Électorat palatin qui lui-même avait loué son armée à Henri de Navarre. Les instructions données par le duc de Bouillon, l’envoyé du Béarnais, étaient simples : ils devaient ravager et meurtrir la Lorraine afin de punir le duc de Guise. Tout était autorisé, aucune violence interdite. Le colonel avait même dit à ses hommes qu’ils pouvaient manger le peuple jusqu’à l’os, ajoutant : Fais du pis que tu pourras, et le diable ne saura que te demander.

Les lansquenets s’étaient d’abord attaqués à quelques monastères auxquels ils avaient bouté le feu après avoir profané les vases sacrés et les reliques, brisé les images de Dieu et des Saints, démoli et ruiné les cloîtres, ravagé et détruit les bibliothèques. Ils s’étaient même amusés à écorcher vif quelques prieurs incapables de payer rançon.

Ils s’en étaient aussi pris aux couvents pour femmes, pratiquant sur les nonnes les plus immondes atrocités, jusqu’à faire rôtir à la broche les plus jeunes et les plus dodues quand la fièvre de leurs débauches les emportait au-delà de l’humanité.

Les petits bourgs n’étaient pas épargnés. La nuit tombée, les lansquenets enfonçaient les portes et se répandaient dans les rues, pillant maisons, écuries, granges et greniers, commettant les pires excès là où on leur opposait de la résistance. Ils rançonnaient les plus riches, torturaient les plus pauvres, violaient femmes et filles dans une débauche de mort, d’infamies et de vins, suffoquant de plaisir aux cris de détresse et aux râles d’agonie de leurs victimes. Ils ne laissaient derrière eux que désolation et carnage.

Après chacune de leurs diaboliques entreprises, leurs chariots de butin grossissaient. Leur richesse leur permettait de s’habiller de vêtements amples, multicolores et ajourés, découpés dans les tissus les plus raffinés. Cette mise vulgaire, le port de corselets et d’armes redoutables comme les espadons tenus à deux mains, les rendaient effrayants et réduisaient la résistance qu’on aurait pu leur opposer.

 

Derrière de hauts taillis, Claus Schlangberg – plus familièrement Schlange –, Hans Oberbuhl et Albrecht attendaient l’ordre d’attaquer. Tous trois venaient de pays souabe. Fils de paysans dont les fermes avaient été brûlées par des Suisses, ils avaient survécu en rejoignant une bande de brigands avant d’être recrutés, pour quatre pièces d’or par mois, dans la compagnie du colonel Schregel.

Ils n’auraient pu faire meilleurs choix. À trente ans, les pauvres paysans qu’ils avaient été possédaient désormais de beaux habits, des corselets damasquinés, des pistolets et des mousquets, des espadons, des piques et toutes sortes d’armes de qualité sans compter les bourses pleines d’or et de bijoux qu’ils gardaient à leur ceinture.

 

 

Publier un commentaire

 

publier mon commentaire

critiques

critiques En territoire Auriaba, 4ème roman de Jérôme Lafargue

critiques "La peinture est une chose intellectuelle"

critiques Don Quichotte par Rob Davis : Cervantès plus vivant que jamais

critiques Kierkegaard et la sirène

Suivez-nous

 

Désinscription

medias

16

1

la-bete-des-saints-innocents-jean-d-aillon

5763