Extrait

L'epouvanteur, tome 14
de Joseph Delaney

Le 13/11/2017 à 09:44 - 0 commentaire

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Joseph Delaney

Bayard Jeunesse

22/11/2017

9782747057363

14,90 €

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ISBN : 9782747057363

Editeur : Bayard Jeunesse

Prix grand format : 14,90 €

 

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Résumé du livre
John Gregory a perdu la vie dix mois plus tôt en combattant le Malin. Thomas Ward a hérité de sa tâche et est devenu l'épouvanteur de Chipenden. Depuis trois mois, des jeunes filles meurent dans des circonstances mystérieuses. On les retrouve dans leur lit, couvertes de sang, une expression terrifiée sur le visage. Malgré ses efforts, Tom ne parvient pas à mettre la main sur la créature sanguinaire responsable de ces meurtres. Jusqu'à ce que Jenny, une jeune fille de 15 ans sonne à sa porte pour lui proposer ses services en tant qu'apprentie. Septième fille d'une septième fille, dotée d'un oeil bleu et d'un oeil brun, elle prétend pouvoir voir les morts et parler avec eux. Elle déclare savoir où se terre la bête qui tue les jeunes filles et mène Tom à son antre.Le jeune épouvanteur comprend alors que le monstre est un mage Kobalos. Et que ces meurtres ne sont que le commencement : une armée de Kobalos se rassemble à l'extrémité du cercle arctique et menace la survie de l'humanité. Thomas va devoir déterrer la Lame-Etoile et s'allier à Grimalkin... Accompagnés de Jenny, la sorcière et l'épouvanteur partent vers les Terres du Nord pour en apprendre plus sur leur ennemi et parvenir à le vaincre...
trad. Marie-Hélène Delval

 

Premier chapitre

1


Une mort mystérieuse

 

 

THOMAS WARD

 

Était-ce un courant d’air qui faisait vaciller la flamme de la chandelle et projetait des ombres grotesques sur le mur ? Était-ce à cause des irrégularités du plancher que la porte s’ouvrait toute seule, comme si une créature invisible tentait d’en franchir le seuil ?

Non. Il n’y avait à cela aucune explication logique. Dès mon entrée dans la pièce, mon instinct m’avait signalé une présence maléfique. Et mon instinct me trompe rarement. Quelqu’un ou quelque chose hantait cette chambre d’auberge.

Je m’appelle Tom Ward. En tant qu’Épouvanteur de Chipenden, je me charge de chasser les spectres, fantômes, gobelins, sorcières et autres entités qui rôdent dans l’obscurité.

C’est un métier dangereux, mais il faut bien que quelqu’un le fasse.

Marchant jusqu’à la fenêtre à guillotine, je tirai sur le cordon pour relever la partie basse du châssis. Le soleil était couché depuis une heure, la lune montait déjà au-dessus des collines. Je découvris en contrebas un vaste cimetière à demi caché par les arbres, saules pleureurs et très vieux ormes. Sous la pâle clarté de la lune, les pierres tombales irradiaient une lumière spectrale. Et les ormes tordus semblaient d’énormes bêtes accroupies dans l’ombre.

Le village de Kirkby Lonsdale, à la frontière du Comté, n’était guère qu’à vingt miles au nord-est de Caster. C’était néanmoins un endroit isolé, à l’écart des routes fréquentées.

Je redescendis l’escalier et traversai la salle d’auberge où trois habitués buvaient une bière près de la cheminée. La conversation cessa à mon passage, et les regards se tournèrent vers moi. Personne ne me salua. N’importe quel étranger au village aurait reçu ce genre d’accueil : silence et curiosité, suivis de commentaires hostiles. Ajoutons à cela que j’étais un épouvanteur, un des rares individus du Comté capables d’affronter les menaces de l’obscur. Les gens avaient beau réclamer mon aide, ma seule présence les rendait nerveux. Beaucoup traversaient la rue pour m’éviter, au cas où j’aurais traîné un gobelin ou un fantôme dans mon sillage !

Et je pouvais parier que tous les habitants de ce village perdu étaient déjà au courant de ma présence ici.

À l’instant où je franchis la porte, une voix m’appela depuis la rue :

– Maître Ward, un mot, je vous prie !

L’aubergiste s’approcha. C’était un bonhomme trapu au teint fleuri, qui devait faire bonne chère afin de donner l’exemple à ses clients. Cependant, alors que j’allais passer la nuit dans l’une de ses chambres, il ne me traitait pas comme un hôte. Il montrait envers moi cette arrogance impatiente avec laquelle je l’avais vu parler à ses valets et à l’homme qui lui livrait des caisses de bière au moment de mon arrivée.

Il m’avait engagé pour régler cette histoire et comptait visiblement en avoir pour son argent. Ça m’agaçait. Après ce que j’avais vécu au cours des derniers mois, j’avais perdu ma patience coutumière et je prenais vite la mouche.

 

 

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