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L'enfant de poussière
de Dewdney, Patrick K.

Le 27/06/2018 à 11:54 - 0 commentaire

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Dewdney, Patrick K.

Au Diable Vauvert

17/05/2018

9791030701210

620

23 €

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ISBN : 9791030701210

Editeur : Au Diable Vauvert

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ISBN : 9791030702026

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Résumé du livre
Il y a du Robin Hobb et du Dickens dans la magnifique saga de Syffe, un enfant misérable dans un monde pré-médiéval. Un déjà grand est né en fantasy française !
La mort d'un roi et l'éclatement politique qui s'ensuit plonge les Primautés de Brune dans le chaos. Syffe est un gamin des rues aux origines obscures qui se retrouve mêlé malgré lui aux intrigues de la ville où il grandit. Recruté contre son gré par la garde de Corne-Brune, une ville isolée sur la frontière sauvage, informateur puis espion pour le compte d'un seigneur local, son existence bascule lorsqu'il est sacrifié sur l'échiquier des manipulations, accusé à tort d'être l'auteur une série de meurtres au caractère occulte.
Le Cycle de Syffe est une saga réaliste conçue comme l'oeuvre d'une vie, nourrie d'une passion conjuguée pour l'histoire et le récit moderne.
Récit initiatique sur un arrière-plan de tumulte historique, L'Enfant de poussière met en scène un monde en transition, écartelé entre un âge d'or révolu et un présent incertain.

 

Premier chapitre

Toutes les aventures commencent quelque part.

À Jacques-Émile qui m’a montré la route.

 

 

LIVRE PREMIER


L’homme mort

 

Je n’étais qu’un jeune homme lorsque Parse la florissante fut scindée en deux par les volcans. Ses cités merveilleuses englouties par l’eau ou le feu, et la longue nuit qui suivit. Les pluies de cendres et de larmes pendant la grande obscurité. Trois années durant, nous avons guetté le retour du soleil, trois années à scruter, tandis qu’autour de nous, hommes, récoltes et bêtes se mouraient. C’était un temps sombre et glacé, un temps de deuil et de désespoir. Aujourd’hui, en vieillard, je pleure la magnificence du monde révolu, mais je célèbre également ce nouvel ordre qui éclot de l’ancienne poussière. À l’est du cataclysme, Améliande, l’aînée des enfants de Parse, a résisté aux vagues. Au sud, les marins des comptoirs de Trois-Îles naviguent de nouveau, leurs cales chargées des épices de l’Astre-Terre. Et au nord, nous avons perduré, nous aussi. Les colonies de la Brune se multiplient sur ces terres abandonnées, et on s’émerveille que nos lointains aïeux aient pu les croire maudites, ou peuplées de démons. Par l’ouvrage du soc et du marteau, nous érigeons, jour après jour, les fondations d’un destin nouveau. Néanmoins, je Vous exhorte à tempérer cet espoir d’une saine prudence. Sans la main directrice de Parse pour nous guider, nous nous trouvons désormais exposés aux divisions et à la discorde, et je redoute que ne vienne un temps où les ambitions des uns ne seront plus tenues en échec que par les épées des autres. Aussi, mes frères, je vous mets en garde. Nous avons enduré la Nuit. Nous avons enduré la Peste. Notre plus grand défi aujourd’hui consiste à nous endurer nous-mêmes.

Orguain le Veilleur, membre fondateur de l’ordre des Horospices.

Dernier discours au Conseil, en la 34e année du calendrier de Court-Cap.

Traduit du parse antique

 

 

Ce qui distingue le Carmide du Brunide, distingue également le civilisé du rustre, le penseur de l’ignorant, le soldat du fermier. Plus encore, c’est ce qui distingue le croyant de l’infidèle. Le croyant existe pour faire rayonner la lumière sainte du Soleil-Dieu. L’infidèle, comme l’ombre, existe seulement pour être dispersé.

Tegis Cléoside, dix-neuvième sériphe de Nycénée, Cantiques et lumières.

Argumentant la nécessité d’une seconde invasion, en la 415e année du calendrier de Court-Cap.

Traduit du carmide

 

 

En vérité, les habitants des primeautés de Brune sont bien différents, tant d’us que d’apparence. Néanmoins, durant les quelques années que j’ai passées parmi eux, j’ai discerné deux traits que l’on peut prêter à la plupart : le mépris facile envers tout ce qu’ils jugent barbare, et une aisance pour l’hypocrisie lorsque leur propre barbarie dépasse de loin celles des peuples qu’ils nomment sauvages.

Ephyses, commerçant lettré de Galatta, Voyages d’un marchand en terres occidentales.

 

 

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