Extrait

L'affaire sparsholt
de Alan Hollinghurst

Le 13/09/2018 à 07:14 - 0 commentaire

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Editeur :

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Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Alan Hollinghurst

Albin Michel

22/08/2018

9782226402981

608

24.90 €

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ISBN : 9782226402981

Editeur : Albin Michel

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ISBN : 9782226431226

Editeur : Albin Michel

Prix grand format : 16,99 €

 

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Résumé du livre
En octobre 1940, David Sparsholt fait son entrée à Oxford. Athlète et rameur acharné, il semble d'abord ignorer la fascination qu'il exerce sur les autres - en particulier sur le solitaire et romantique Evert Dax, fils d'un célèbre romancier. Tandis que le Blitz fait rage à Londres, l'université d'Oxford apparaît comme un lieu hors du temps où les attirances secrètes s'expriment à la faveur de l'obscurité. Autour de David, des liens se tissent qui vont marquer les décennies à venir.Dans ce nouveau roman magistral, Alan Hollinghurst, l'un des plus grands romanciers anglais contemporains, dessine le portrait d'un groupe d'amis liés par la peinture, la littérature et l'amour à travers trois générations. Après L'Enfant de l'étranger, prix du Meilleur Livre Etranger, il poursuit une oeuvre exigeante." Peut-être le plus beau roman d'Alan Hollinghurst. " The Guardian
traduction François Rosso

 

Premier chapitre

A Stephen Pickles

 

PREMIÈRE PARTIE


Un nouveau

 

 

1.


Le soir où nous avons entendu pour la première fois le nom de Sparsholt me semble constituer le meilleur point de départ pour ces petits Mémoires. Nous étions montés dans mon logement et discutions du Club. Peter Coyle, le peintre, était là, et Charlie Farmonger, et Evert Dax. Une sorte de vote avait eu lieu, et j’avais été élu secrétaire. J’étais plus vieux que les autres d’un an, et comme j’étais exempté de service militaire je ne faisais rien d’autre que lire. Evert disait : « Oh, Freddie lit deux livres par jour », ce qui était peut-être vrai ; mais je protestais que ma cadence était plus lente si les livres étaient en italien ou en russe. Tel était mon rôle, et je le jouais avec l’aplomb hautain d’un étudiant qui a l’habitude de la scène. L’objectif du Club était d’obtenir d’écrivains connus qu’ils viennent s’adresser à nous et nous lire des extraits de leur dernière œuvre ; nous leur garantissions un dîner correct, promesse hasardeuse à l’époque, et après le dîner une salle lambrissée bondée de jeunes lecteurs enthousiastes, disposition pour laquelle nous étions plus sûrs de nous. Quand les bombardements ont commencé, les gens ont voulu savoir ce que les écrivains en pensaient.

Charlie suggéra Orwell, et un ou deux noms que nous avions échoué à attraper dans nos filets l’année précédente refirent surface. Pourrions-nous faire venir Stephen Spender, ou Rebecca West ? Nancy Kent était déjà pressentie pour nous parler de l’Espagne. Evert, avec son manque de sens pratique, mentionna Auden, qui était à New York et n’en reviendrait probablement pas tant que nous serions en guerre. (« Et bon débarras », commenta Charlie.) Ce fut Peter qui proposa, sachant sûrement qu’Evert espérait qu’il n’en ferait rien : « Dites, et si Dax se chargeait d’inviter Victor ? » Le monde connaissait le père d’Evert sous le nom d’A. V. Dax, mais nous nous arrogions cette familiarité par procuration.

Evert s’était déjà esquivé à la fenêtre, et il se tenait là, scrutant fixement la cour carrée. Il y avait toujours une tension entre lui et Peter, qui aimait provoquer et même embarrasser ses amis.

« Oh, je ne suis pas sûr que ce soit possible, répondit-il par-dessus son épaule. La situation est plutôt difficile en ce moment.

– Elle l’est pour tout le monde », dit Charlie.

Evert en tomba poliment d’accord, même si ses parents étaient restés à Londres, où une bombe avait détruit l’église au bout de leur rue quelques nuits plus tôt. Il dit, avec une certaine agitation : « Tout ce que je crains, c’est que personne ne vienne.

– Oh, les gens viendraient, c’est sûr », opina Charlie avec un curieux sourire.

Evert regarda autour de lui et fit appel à moi : « Je veux dire… Qu’est-ce que tu en penses, du dernier ? »

J’avais Le Don d’Hermès retourné sur le bras de mon fauteuil, lu à peu près jusqu’à moitié, et, sans être exactement bloqué, j’alternais déjà avec autre chose. Le livre allait briser mon rythme quotidien, et à vrai dire c’était comme s’attaquer à un ouvrage dans une langue étrangère. Même avec la minceur misérable du papier de l’époque, c’était un épais volume. Je répondis : « Ma foi, je suis un grand admirateur, comme tu sais.

 

 

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