Extrait

Jours de travail
de John Steinbeck

Le 31/12/2018 à 10:18 - 0 commentaire

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John Steinbeck

Seghers

Littérature étrangère

03/01/19

9782232144837

6.99 €

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ISBN : 9782232144837

Editeur : Seghers

Prix grand format : 6.99 €

 

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Résumé du livre
Chaque livre semble être le combat de toute une vie. Et puis quand c'est fait... Pouf. Comme si ça n'avait jamais existé. "
John Steinbeck a écrit Les Raisins de la colère entre juin et octobre 1938, dans un moment de bouillonnement et de tension extraordinaire. Tout au long de cette période, il a tenu un journal qui retrace scrupuleusement son expérience et le révèle dans les affres de la création. Face à la page blanche, aux doutes, aux obstacles qui le ralentissent, l'empêchent de penser, l'écrivain tient avec obstination le fil de l'écriture. Il défend ses personnages, son intrigue, guette le miracle qui pourrait lui offrir ce chef-d'oeuvre dont il est le premier à questionner la possibilité... En 1941, après le succès colossal du roman, après les controverses et les menaces, tandis que la guerre fait rage et que l'argent afflue, John Steinbeck reprend la plume. Seul son journal pourra le guider vers le nouveau livre d'une vie nouvelle.
Pierre Guglielmina (Traducteur)

 

Premier chapitre

Préface

 


* * *

 

 

 

« Vous, la plume et la page »

 

« Voici une chose étrange – presque comme un secret. Vous commencez à poser des mots et il y a trois choses – vous, la plume et la page. Puis, graduellement, les trois choses fusionnent jusqu’à ce qu’elles n’en fassent plus qu’une et vous sentez la page comme vous sentez votre bras. Si ce n’est que vous l’aimez plus encore que votre bras. »

John Steinbeck,

Jours de travail, 29 septembre 1940

 

 

« Temps » est le mot que John Steinbeck emploie le plus fréquemment dans Jours de travail, ses journaux des Raisins de la colère. De la manière la plus triviale à la plus subtile : « Le temps passe. Les pensées filent. […] Je n’ai jamais pris beaucoup de temps pour l’écriture d’un livre. […] Je ne peux plus perdre de temps. […] Je me fiche du temps que ça prendra. […] Si je peux faire ça, ce sera tout ce que mon manque de génie peut accomplir. Parce que personne ne connaît mon absence de facilité comme je la connais. Je lutte contre elle tout le temps. […] Le temps passe. Mais j’ai le temps. […] Mon système de temps s’est positivement effondré. […] Le temps m’a rattrapé. […] Et le temps me file entre les doigts. […] Aujourd’hui, à mon grand dégoût, le temps s’est échappé. […] Je suis attaqué par le temps passé. […] Et tout le monde essaie d’en profiter. Veut du temps, veut se servir de moi. […] Sale Temps de Paresse. […] Mais j’essaie de gagner du temps pour ne pas me mettre au travail. […] Le temps file et le manuscrit rampe. […] Je ne suis pas triste. En fait, je suis même assez content. Le temps s’écoule. […] Je ne veux pas avoir cette barrière du temps dressée devant moi. Cela pourrait détruire le livre. […] Ce livre est ma vie à présent ou doit l’être. Quand il sera terminé, viendra le temps pour une autre vie. […] J’aimerais pouvoir laisser les choses passer, mais ce temps est révolu. […] Il n’y a pas de meilleur temps que maintenant. […] Jamais vu le temps passer aussi vite que ce printemps et cet été, mais le temps quotidien n’a pas été si rapide. Pas rapide du tout. […] J’indiquais l’heure à laquelle je me mettais au travail. Il y avait quelque chose de frénétique dans cet effort, une peur que le temps m’interrompe. […] Ce processus s’appelle la vie ou vivre, ou l’une quelconque d’une pluralité de choses comme celle-là. En d’autres termes, ce sont les mots silencieux, les mots qui n’ont pas d’être. Les oiseaux gris de la solitude qui sautillent. Je pensais qu’il y aurait peut-être une condition ou un temps différent de celui-là. » Passages prélevés, au hasard ou presque, parmi une centaine d’autres occurrences du mot.

Jours de travail est le lieu de cette expérience chaotique du temps. C’est aussi le théâtre d’une transformation singulière de sa perception. Steinbeck, en tenant obstinément un journal d’écriture pour la première fois de sa vie, finit par discerner, au fil des pages, un temps propice, favorable, extatique.

 

 

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