Extrait

Exo t.1 ; la terre ne nous appartient pas
de Fonda Lee

Le 19/02/2018 à 17:21 - 0 commentaire

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Fonda Lee

Bayard Jeunesse

21/02/2018

9782747082808

544

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Editeur : Bayard Jeunesse

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Résumé du livre
Il y a un siècle, après une guerre meurtrière, la Terre a été colonisée par une civilisation extraterrestre à la technologie avancée : les Zhrees. Même si la paix a finalement été instaurée entre les deux peuples, les Zhrees dominent clairement la planète, l'utilisant comme avant poste militaire et source de matières premières. Sapience, un groupe de résistants, lutte activement pour le retrait des Zhrees et l'indépendance du genre humain.Donovan, 17 ans, est chargé quant à lui de faire régner l'ordre. À l'âge de cinq ans, il a été sélectionné pour être un EXO, un soldat d'élite des Zhrees. Grâce à la technologie extraterrestre, son corps a été renforcé par une exo-armure, le rendant quasi-invincible. Il est aussi le fils du Chef du gouvernement qui collabore avec les Zhrees. Tout ceci destine le jeune homme à un brillant avenir. Jusqu'au jour où une intervention tourne mal et que Donovan est enlevé par Sapience. Il retrouve alors sa mère - celle-ci avait disparu quand il était enfant -, qui est devenue un membre haut placé de la résistance. Peu à peu, Donovan découvre qu'une menace plus grande pèse sur la Terre et que le destin de l'humanité repose maintenant sur ses épaules. Tiraillé entre son devoir d'Exo et son amour pour Anya, une jeune résistante, la tâche s'annonce ardue pour le jeune homme...
traduction Eric Moreau

 

Premier chapitre

Pour mes parents.

Tous les deux, car j’étais incapable de choisir.

 

 

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Le garçon les observait. Donovan l’avait déjà vu auparavant : maillot no 53, roux, costaud. Le jeudi après-midi, il participait à des exercices d’entraînement avec ses coéquipiers du club de football américain, à un bout du terrain du centre Scotts Bluff. Ensuite, il attendait à l’arrêt de bus que sa sœur aînée vienne le chercher – comme c’était le cas à présent. Tout en les regardant, il s’épongea le front avec sa manche. Il était âgé d’une dizaine d’années – encore trop jeune pour être marqué. Cela rendait Donovan méfiant. Les terroristes n’auraient aucun scrupule à recruter des enfants.

– Le rapport de sécurité ne signale rien de suspect. Le scan infrarouge est OK, le scan électronique aussi. C’est calme comme la mort, ici. On peut mettre les voiles.

Jet tapota l’unité de communication qu’il tenait à la main pour cocher l’étape finale de leur itinéraire de patrouille habituel.

Donovan balaya la rue d’un dernier regard et étouffa un bâillement. D’ordinaire, c’était Jet qui était frais comme un gardon le matin et luttait contre la fatigue le soir, au moment où Donovan, lui, trouvait un second souffle. Mais après un service de douze heures, à la fin de leur dernière patrouille avant deux jours de repos, ils étaient tous les deux sur les rotules. Pour la rotation suivante, ils seraient affectés à la faction de nuit.

Comme s’il avait lu dans ses pensées, Jet commenta :

– La semaine prochaine, on va en baver.

– Je préfère largement faire les nuits que me lever à six heures tous les jours.

Jet haussa les épaules.

– Moi, après six heures je ne dors jamais beaucoup, de toute façon.

– Mais toi, t’es pas normal, rétorqua Donovan, en mettant la main en visière pour se protéger du soleil du soir, qui plongeait vers l’horizon.

Les rayons se faufilaient à travers l’entrelacs de piles métalliques arquées du stade qui se dressait derrière eux. Ainsi nommé en référence aux collines escarpées qui étaient autrefois un lieu historique, le centre Scotts Bluff était l’édifice le plus majestueux et le plus neuf aux alentours, signe de la croissance de la Ceinture. Dans moins d’un mois, quarante mille personnes allaient investir ses gradins pour les célébrations du centenaire du Jour de la Paix. Assurer la sécurité de l’évènement allait être un vrai cauchemar.

Ce jour-là, le président de l’Amérique occidentale monterait à la tribune pour célébrer un siècle de paix et de coopération entre les habitants de la Terre et les zhrees. Il évoquerait les leçons qu’on avait retenues du Conflit, et insisterait sur la nécessité que les humains continuent à disposer de leur propre gouvernement. Lorsque le président se serait rassis, le père de Donovan prendrait la suite. Donovan imagina son père en train de s’avancer sur l’estrade de sa démarche raide, vêtu d’un costume foncé. Puis il ajusterait les revers de sa veste et s’éclaircirait doucement la voix avant de s’exprimer. Tous ceux qui le regarderaient – dans le stade ou chez eux – se pencheraient en avant pour écouter l’allocution du Premier mandataire, car, même si le président était le chef de l’État pour les affaires humaines, ce qui relevait de la seule politique humaine était-il encore pertinent ?

 

 

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