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Emmanuelle au-delà d'Emmanuelle t.1 et t.2
de Emmanuelle Arsan

Le 23/11/2013 à 02:00 - 0 commentaire

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Prix :

Emmanuelle Arsan

Belfond

littérature érotique

07/05/2013

9782714454966

537

18 €

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ISBN : 9782714454966

Editeur : Belfond

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Résumé du livre
La réédition attendue des romans érotiques cultes des années 60 et 70 se poursuit. Suite à son succès, Emmanuelle s'est déclinée sous la plume d'Emmanuelle Arsan, qui a écrit pour elle de nouvelles aventures. Ici, Les Soleils d'Emmanuelle. Des amazones adolescentes impliquent Emmanuelle dans leur jeu lunaire. Une jeune scientifique habille de couleurs d'anticipation l'érotisme d'Emmanuelle. Une bergère désirée inspire à une Sapho un caprice heureux. Un chercheur de beauté mise sur la longueur infinie de la vie. Corps passionné du " monde extraordinaire ", Emmanuelle aime d'amour ses maris. Et les femmes de ses maris.

 

Premier chapitre

Les Débuts dans la vie

 

 

 

 

1

 

 

 

La danseuse esquissa des pas vers l’avant-scène et son visage fut à quelques centimètres de Roland. Elle souriait, pommettes saillantes, dents minuscules, yeux en amande luisant au sein du maquillage, une chatte qui joue dehors, l’été, en plein midi.

« Il me la faut », pensa-t-il.

Il se félicita de l’intuition qui l’avait poussé à entrer dans ce cabaret de la Rive gauche où il n’était jamais allé auparavant. Il errait seul dans Saint-Germain, en quête d’aventure, lorsque l’affiche avait attiré son regard. Elle représentait une femme presque nue, le dos cambré, les seins dardés vers le ciel, le cache-sexe rutilant de strass et de paillettes, la tête surmontée d’une haute perruque de plumes vertes et de rubans clinquants. Les membres étaient longs et déliés et la taille si étroite que les hanches minces en paraissaient rondes.

« Un Tanagra », avait-il pensé. Il s’était approché et avait lu le nom de la danseuse, « Jade », sa pierre fétiche…

Quelques minutes plus tard, il était assis au premier rang et dégustait une coupe de Dom Pérignon 79. Il était si près de la scène que rien de Jade ne lui échappait, sa narine qui palpitait sous l’effort, sa poitrine ronde et ferme, les muscles que le mouvement dessinait sur son corps d’ambre.

« Un Degas qui fait vivre le bronze, une pièce de collection… », se répétait-il, si absorbé par la contemplation du corps de la jeune femme que le reste du spectacle n’existait pas.

Quand la musique s’arrêta et que Jade disparut dans les coulisses, Roland se secoua comme s’il s’éveillait d’un rêve. Il prit son Montblanc et traça quelques mots d’une écriture fine et décidée sur une carte de visite. Puis, il sortit de sa poche le petit pendentif de jade précolombien qu’il avait ce matin même refusé de vendre à un antiquaire. Il l’admira une dernière fois mais sans regret. La beauté méritait la beauté. Il glissa la carte et le pendentif dans un petit sachet de cuir fauve, et appela un serveur.

— Pourriez-vous remettre ceci à Jade dans sa loge ? demanda-t-il du ton assuré de celui qui a l’habitude d’être obéi.

Les cheveux pris dans un turban de coton rouge, Jade achevait de débarrasser son corps du maquillage épais qui le couvrait tout entier. Elle l’essuya avec soin et se mit à l’huiler. La peau douce et dorée se lustra sous la lumière crue de la loge.

— Pour vous, cria l’habilleuse en lançant un petit paquet sur la coiffeuse.

— Pourquoi on ne m’envoie jamais rien à moi ? gémit Christian, le danseur vedette, depuis la loge adjacente.

Jade sourit et finit de masser son ventre dur et plat. Elle saisit le petit sac de cuir qui était tombé entre ses pots de fard, en défit la lanière du bout des ongles, et en sortit le petit chat de pierre verte qui se trouvait à l’intérieur. De quelques traits grossiers sur la surface polie, le sculpteur avait dessiné de longs yeux en amande et un museau pointu et racé.

 

 

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