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Économie et politique de la culture
de Collectif

Le 20/10/2014 à 12:15 - 0 commentaire

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ISBN : 3303330403822

Editeur : Documentation Francaise

Prix grand format : 10 €

 

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Résumé du livre
L'Etat et les collectivités territoriales restent, malgré les contraintes budgétaires, des acteurs majeurs du développement culturel en France. Leur soutien est crucial, notamment dans les secteurs fragilisés par la révolution numérique, l'économie du livre ou le cinéma par exemple. Ce numéro des Cahiers français propose une analyse précise du poids économique de la culture en France, et s'attache, à travers l'étude des secteurs-clés, à expliquer les évolutions de ces modèles économiques et des politiques publiques chargées de les accompagner.

 

Premier chapitre

QUELS FINANCEMENTS POUR LA CULTURE ?

 

L’intérêt porté par le pouvoir à la création et son souci de préserver l’héritage patrimonial s’inscrivent en France dans une longue tradition. Aujourd’hui, la révolution numérique et la mondialisation – ajoutons-y la situation financière de l’État – amènent les responsables publics et l’ensemble des acteurs à reconsidérer les fonctionnements économiques du secteur culturel.

 

Cette pression des questions liées aux modes de financement de la culture ne doit toutefois pas conduire à penser d’abord celle-ci en termes marchands. « Le pape, combien de divisions ? », demandait Staline. Dans ce sillage-là, mutatis mutandis, le risque maintenant serait d’évaluer les toiles d’un peintre à leur cash flow, un roman à ses scores possibles en tête des gondoles... Une autre dérive consisterait à réduire les œuvres à des outils de marketing pour produits de luxe.

  

Un examen de l’efficience des politiques menées oblige à considérer les missions du ministère de la Culture, ses ambitions et ses résultats. Et plus précisément à s’interroger sur la manière dont il allie l’aide à la création et la démocratisation de sa réception. Le rôle des villes en matière de soutien à la culture est lui aussi fondamental et une typologie des métropoles peut même être établie à partir des axes structurants de leur politique à cet égard.

 

S’agissant de la protection du patrimoine, ce sont également les collectivités territoriales que l’on trouve désormais de plus en plus aux côtés de l’État central, non sans d’ailleurs qu’elles développent des priorités d’action spécifiques. La richesse patrimoniale de la France constitue un atout majeur pour son attractivité touristique, et une partie des recettes du tourisme pourrait être comptée dans la valeur ajoutée des branches culturelles pour mesurer le poids global de celles-ci dans le PIB. Même sans une telle inclusion, le poids de la culture dans la richesse produite s’est fortement accru au cours des quarante dernières années. 

 

Chacune des filières culturelles est confrontée à des interrogations sur son modèle économique. C’est vrai du spectacle vivant qui pâtit d’une baisse de ses subventions en même temps que le débat autour du régime des intermittents alarme ses ayants droit. Dans les industries de la musique et du cinéma, l’apparition du numérique a déstabilisé les fonctionnements préexistants. Pour la première, si le streaming commence à générer des profits substantiels, leur équitable répartition entre auteurs, interprètes et maisons de disques fait problème ; quant au second – bénéficiaire d’un système de financement qui lui a permis de résister face aux films américains tant dans l’Hexagone que sur les marchés étrangers –, l’apparition de nouveaux supports remet en cause le rôle des chaînes de télévision dans son financement.

 

Quoiqu’à un degré moindre – du moins présentement –, l’économie du livre est entrée à son tour dans l’ère numérique avec ses opportunités, ses incertitudes, ses menaces. C’est encore le cas du marché de l’art, caractérisé cependant en premier lieu par la place prépondérante qu’y occupe l’art contemporain, par l’influence des très riches collectionneurs sur le jugement porté envers les œuvres et par la présence des pays émergents. 

 

 

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