Extrait

Deux nuances de brocoli
de Marie Laurent

Le 04/02/2017 à 10:48 - 0 commentaire

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Marie Laurent

Numeriklivres

Littérature érotique

10/01/17

9782377330188

103

2,99 €

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ISBN : 9782377330188

Editeur : Numeriklivres

Prix grand format : 2,99 €

 

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Résumé du livre
Le chemin d’Amalia Faust, brave fille complexée et un peu nunuche, caissière chez Brico, croise par hasard celui d’Edouard Green, le séduisant patron d’une boîte de sex toys. Green propose bientôt à Amalia un étrange pacte. Elle découvre un univers insoupçonné où sexe, légumes et soumission sont étroitement associés. Mais à la longue, les positions inconciliables des deux héros risquent de rendre leur relation difficile.Marie Laurent nous offre une parodie déjantée et savoureuse (c’est le cas de le dire), de Cinquante Nuances de Grey.

 

Premier chapitre

À mon père, l’un des premiers fans de cette histoire dont il ne verra hélas pas la sortie.

 

 

Prologue


« Je ne sais pas quoi offrir à mon Edouard pour Noël, se plaignait madame Veuve Green. Il est si difficile.»

Madame Green s’adressait à sa meilleure amie, Doris, une grande brune, moitié Juliette Gréco, moitié Fanny Ardant, plutôt bien conservée. Elle-même n’avait rien de la pauvre veuve éplorée, son défunt lui ayant légué une belle fortune placée dans l’immobilier et aux îles Caïman. La cinquantaine élégante, botoxée façon ballon de rugby, elle aurait pu encore plaire, si elle n’avait voué sa vie à son fils unique.

« Une console de jeux, peut-être, suggéra Doris. Les ados en sont friands.

— Peuh ! Il les a toutes.

— Un voyage, alors ?

— Il a déjà fait le tour de la Terre avec moi.

— Et si tu mettais une fille au pied de son sapin ? Un seul clic sur le Net et on te la livre prête à l’emploi. »

Madame Green haussa les épaules

« Les filles, il en a autant qu’il veut. Il est si beau, mon Edouard. Non, ce qu’il lui faudrait, c’est un truc nouveau, inédit, une surprise de Noël, quoi.

— Une surprise du chef, fit Doris en souriant – et très bas – ou de la cheftaine.

— Tu as une idée ?

— Peut-être. Invite-moi pour le réveillon.

— Pas de problème, nous le passons toujours à deux et à la maison. Il suffira de rajouter un couvert. Tu es dinde ou saumon ?

— Ni l’un ni l’autre, je suis végétarienne ; je raffole en particulier des légumes frais. »

Curieux, avec des dents pareilles, songea madame Green. Elles sont faites pour déchiqueter des steaks, pas pour croquer des radis. Puis elle demanda :

« Et ton mari ? Tu ne vas pas le laisser fêter Noël seul.

— Nous formons un couple très libre. Il ira de son côté, vers ses plaisirs qui ne sont pas les miens. »

Madame Green fronça les sourcils. Doris traînait après elle une réputation sulfureuse. Oh ! Et puis peu importe, si elle parvient à dérider le petit, pensa-t-elle.

La soirée de Noël se passa le mieux du monde. Le jeune Green se montra poli avec l’invitée, mais ne lui accorda pas une attention particulière. Goûter aux amies de sa mère ne lui était jamais venu à l’idée. À leurs charmes mûrissants, il préférait la chair fraîche de ses petites copines ; quoique, depuis quelque temps, le sexe l’intéressait moins.

Durant le repas de réveillon, il afficha un air ennuyé. À seize ans, il semblait revenu de tout, même des mets délectables qu’on lui servait.

« Vous ne mangez pas ? s’enquit Doris.

— Pas faim.

— Vous devriez essayer les brocolis, ils sont tendres à souhait. »

Joignant le geste à la parole, elle en porta un morceau à sa bouche et le savoura avec une expression d’extase.

« C’est bien pour vous faire plaisir, Madame », dit le jeune Green en enfournant à son tour un morceau de légume.

Ô miracle ! Il le trouva bon. Le broco fondait sous la langue comme une crème glacée. Sa saveur insipide excitait son palais blasé à force de homard, de caviar, de foie gras. Le jeune Green sentit renaître en lui un regain d’intérêt pour la vie. Il regarda la femme qui venait de lui faire ce cadeau inestimable comme s’il la voyait pour la première fois.

 

 

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