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Désobeir pour l'école
de Xavier Renou

Le 18/04/2014 à 18:02 - 0 commentaire

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ISBN : 9782916952581

Editeur : Le Passager Clandestin

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Résumé du livre
Pour l'Etat aujourd'hui l'école est une dépense et une concurrence intolérable au secteur privé. De plus en plus ouvertement, il introduit dans l'instruction publique les logiques " managériales " de l'entreprise :
Suppression de la carte scolaire et concurrence entre les établissements ; disparitions des matières optionnelles ; définition de l'apprentissage en termes de socle de compétences ; recrutement massif de contractuels mal formés. Peu à peu l'école renonce ainsi à remplir sa mission historique d'émancipation et consolide, au lieu de les combattre, les inégalités de naissance. Dans ces conditions, pour sauver l'école il faut reconstruire une autre école. Une école des savoirs libres, qui forme des citoyens et non des salariés, qui tienne compte des besoins et des talents de chaque élève, qui ne reproduise pas les avantages économiques et culturels. Parents, élèves, agents administratifs et professeurs résistent et inventent, au quotidien, avec détermination et humour, de nouveaux moyens de défendre et de changer l'Ecole. Y compris en désobéissant.

 

Premier chapitre

« Si on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de services rendus, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles et aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement, et l’école peut progressivement obtenir une contribution des familles ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population. » 

Christian Morrisson, « La faisabilité politique de l’ajustement », 
Cahier de l’économie politique, n°13, Centre de développement de 
l’OCDE, 1996, Paris.

 

« La guerre scolaire n’est pas de l’histoire ancienne, elle se déroule, aujourd’hui, sous nos yeux. (…) Nous sommes aujourd’hui devant un choix décisif, nationaliser l’enseignement privé ou privatiser l’enseignement public. »

Philippe Meirieu

« L’instruction publique ne vise pas d’abord à préparer à un métier mais à préparer chacun à ne pas renoncer à soi-même à travers son futur métier. »

Condorcet

 

Depuis quelques années, l’école publique, gratuite et obligatoire jusqu’à 16 ans subit des attaques systématiques.

Détruire l’école publique pour rendre incontournable le marché de l’éducation

Ces attaques relèvent d’un plan cohérent de démantèlement du service public de l’enseignement défini ou soutenu par une large coalition d’intérêts divers (milieux d’affaires, politiciens néolibéraux, milieux catholiques conservateurs, Opus Dei...)1. Il s’inscrit dans un contexte de revanche politique contre le bastion de la gauche que formait naturellement l’école de la République, et surtout dans celui d’une recherche de nouvelles sources de profits pour des investisseurs privés confrontés depuis les années 1970 à la baisse du taux de profit (rentabilité moyenne des investissements tous secteurs confondus). En résulte le démantèlement des services publics organisé dans toute l’Europe (ouverture à la concurrence des secteurs de l’eau, du courrier, des transports... ; adhésion à l’Accord général sur le commerce des services de l’OMC, etc.) par les gouvernements de la droite et de la gauche néolibérales ; ceci permet à la fois de réduire les dépenses de l’État, donc de faire baisser le prix de l’argent pour les investisseurs (l’État empruntant moins, les taux d’intérêt baissent) et de leur ouvrir de nouveaux débouchés économiques, en affaiblissant la concurrence déloyale que représentait le service public gratuit, égalitaire et performant2.

Or l’éducation offre potentiellement des retours sur investissements très élevés. En France, l’école primaire et secondaire, privée et publique, accueille 12 millions d’élèves, en augmentation régulière. Une scolarité complète, du primaire au secondaire, équivaudrait en France, en moyenne, à une dépense cumulée de 90 000 dollars par enfant en 2010, d’après le ministère de l’Éducation nationale. De quoi aiguiser les appétits des investisseurs ! À condition que la qualité et la gratuité de l’école publique, et son financement public, ne fassent plus ombrage au développement du secteur privé payant.

 

 

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