Extrait

Déchirer les ombres
de Érik L'Homme

Le 31/12/2017 à 11:16 - 0 commentaire

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Editeur :

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Total pages :

Prix :

Érik L'Homme

Calmann-Levy

03/01/2018

9782702163030

160

16,50 €

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ISBN : 9782702163030

Editeur : Calmann-Levy

Prix grand format : 16,50 €

 

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Résumé du livre
La vengeance d'un homme auquel on a tout pris, même la raison. Un amour condamné au destin des étoiles filantes...

Officier français de retour d'Afghanistan, grande gueule désespérée par ce qu'est devenue la France, personnage hors norme, LuciusScrofa surgit avec sa Harley Davidson chez son ancien lieutenant. Anastasie, la nièce de ce dernier, est là, jeune, lumineuse. Elle est fascinée par cette force de la nature qu'est Scrofa, il est séduit par sa fraîcheur. Après une nuit d'amour, ils partent tous les deux en Harley pour ce qu'Anastasie découvrira être la dernière virée de Scrofa, une cavale furieuse et mystique à travers le pays, une course vers l'ultime sacrifice.
Réflexion sur le sel de la vie et l'évolution de notre monde, plaisir de la route, montage de fusils à pompe, scènes de passion truculentes... Une histoire d'amour et de mort tout en dialogues. Un véritable bijou littéraire.

 

Premier chapitre

À Laure,

ma louve.

 

Dans ce monde qui est le nôtre

Nous marchons sur le toit de l’enfer

En contemplant des fleurs.

KABA-YASHI Yataro, dit ISSA (1763-1827)

 

 

I

LE FEU DE LACTION

 

LES LOIS. — Tout est Eau, Feu, Air et Terre.

LES MYSTÈRES. — Seule est la Chair intense !

 

 

— Lucius… Eh bien, si je m’attendais !

— Salut Victoire. Ça fait combien de temps ? Cinq ans ?

— Sept ans.

— Tu as fait des travaux ? La cour de ta ferme me paraît moins merdique.

— J’ai mis des pavés. Ta bécane perd pas d’huile, au moins ?

— De l’huile, ma Harley ? Je la bichonne comme une gosse !

— Tu as encore grandi, non ? C’est peut-être ton cuir qui donne cette impression. Tu ressembles à ces anges de la mort qu’on voit à la télé.

— Anges de l’enfer.

— C’est ça. Tu as grossi, aussi.

— Quand on est assigné à résidence, il n’y a rien d’autre à faire que bouffer et picoler. Mais c’est fini tout ça.

— Ils t’ont laissé partir ?

— Je suis parti sans rien demander à personne.

— Qu’est-ce que tu viens faire ici, Lucius ?

— Ce que je viens faire ? Bon sang, Victoire, je suis venu voir ton frère !

— …

— Tu ne me laisses pas entrer ?

— Essuie d’abord tes bottes sur le paillasson.

— Bien sûr. Eh, Vlad ! C’est moi ! Lieutenant Vladimir Ivanov ? C’est ton capitaine, Lucius Scrofa !

 

— Anastasie ! Qu’est-ce que tu fais à cette heure-ci devant la télévision ? Éteins vite ce maudit palantír et dis-moi où est ton oncle !

— Scrofa ? Putain, t’as changé !

— Toi aussi, tu as changé, Ansie. Tu avais quel âge, la dernière fois qu’on s’est vus ?

— Quatorze ans. Peut-être quinze.

— Le temps va trop vite. Tu sais que tu serais mignonne si tu n’étais pas aussi maigrichonne ?

— Toi aussi, tu as poussé, Scrofa. Vers l’avant. T’as un bide de vieux ! Quand je pense que j’ai fantasmé sur toi à une époque…

— Dangereux, les fantasmes. Après, le monde paraît moins beau.

— Ça, c’est la pure vérité !

— Qu’est-ce que tu fais en ce moment, Ansie ?

— C’est mon père qui m’appelle Ansie. C’est un con. Je déteste ça.

— Ça t’empêche de répondre à ma question ?

— Je suis en deuxième année de psycho. Je sais ce que tu vas me dire, que c’est de la merde, un truc de branleurs et de communistes…

— Exact. De la merde.

— Qu’est-ce qu’un militaire, un gros beauf dans ton genre, peut bien comprendre à la psychologie ?

— Être officier, c’est être psychologue. De terrain. Psychologie appliquée. J’en sais au moins autant sur le sujet que tes profs… Bon, qu’est-ce qu’il fout, Vladimir ? Je n’ai pas toute la semaine devant moi !

 

— Assieds-toi, Lucius. Je vais faire chauffer la soupe. Tu restes avec nous ce soir ?

— Sûrement. Je ne partirai pas avant d’avoir vu ton frère… Tiens ! Quand on parle du loup ! Tu es allé faire pisser le chien, Vladimir ? À quoi on en est réduit quand on est à la retraite, quand même !

 

 

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