Extrait

Dans son silence
de Alex Michaelides

Le 20/02/2019 à 10:13 - 0 commentaire

Auteur :

Editeur :

Genre :

Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Alex Michaelides

Calmann-Levy

06/02/2019

9782702164921

378

20,50 €

chaPitre.com title=
  • Zoom moins
  • Zoom plus
  • Signaler erreur
  • Envoyer à un(e) ami(e)

Version grand format

 

illustration

ISBN : 9782702164921

Editeur : Calmann-Levy

Prix grand format : 20,50 €

 

Acheter le livre
avec chaPitre.com

Version numérique

 

illustration

ISBN : 9782702164532

Editeur : Calmann-Lévy

Prix grand format : 14,99 €

 

Acheter le livre
avec chaPitre.com

Résumé du livre
Alicia, jeune peintre britannique en vogue, vit dans une superbe maison près de Londres avec Gabriel, photographe de mode. Quand elle est retrouvée chez elle, hagarde et recouverte de sang devant son mari défiguré par des coups de couteau fatals, la presse s’enflamme. Aussitôt arrêtée, Alicia ne prononce plus jamais le moindre mot, même au tribunal. Elle est jugée mentalement irresponsable et envoyée dans une clinique psychiatrique.
Six ans plus tard, le docteur Theo Faber, ambitieux psychiatre, n’a qu’une obsession : parvenir à faire reparler Alicia. Quand une place se libère dans la clinique où elle est internée, il réussit à s’y faire embaucher, et entame avec elle une série de face-à-face glaçants dans l’espoir de lui extirper un mot. Et alors qu’il commence à perdre espoir, Alicia s’anime soudain. Mais sa réaction est tout sauf ce à quoi il s’attendait…
Dans la veine de Mensonges sur le divan d’Irvin Yalom, un redoutable mélange de suspense et de psychanalyse qui ravira tous les lecteurs avides d’histoires prenantes.

 

Premier chapitre

« Mais pourquoi ne parle-t-elle pas ? »

Euripide, Alceste

 

 

PROLOGUE

 

 

JOURNAL D’ALICIA BERENSON

 

14 juillet

 

J’ignore encore pourquoi j’écris ces mots.

Non, c’est faux. Peut-être que je le sais, mais que je refuse simplement de me l’avouer.

J’ignore même comment appeler ce que je commence à écrire. Journal intime me paraît légèrement prétentieux. Ce n’est pas comme si j’avais quelque chose à dire. Anne Frank, Samuel Pepys en tenaient un ; quelqu’un comme moi, non. Et puis le terme de « journal » a un côté trop scolaire. Je me sentirais obligée de m’y consacrer tous les jours, et je n’en ai pas envie. Si cela devient une corvée, je ne m’y astreindrai jamais.

Peut-être que je ne lui donnerai pas de nom. Ce sera un simple cahier dont je me servirai de temps en temps. Voilà qui me plaît davantage. Une fois qu’on a nommé une chose, on ne la voit plus en entier, on ne sait plus pourquoi elle a de l’importance. On se focalise sur le mot, la plus infime partie en réalité, la partie émergée de l’iceberg. Je n’ai jamais été très à l’aise avec les mots, je pense toujours en images, je m’exprime avec des images, alors je ne m’y serais jamais risquée sans Gabriel.

La dépression me gagne ces derniers temps, pour plusieurs raisons. Je pensais parvenir à le lui cacher, mais il l’a remarqué, bien entendu, il remarque tout. Il m’a demandé comment avançait le tableau, je lui ai répondu qu’il n’avançait pas. Il m’a apporté un verre de vin, et je me suis assise à la table de la cuisine pendant qu’il préparait le repas.

J’aime regarder Gabriel s’affairer dans la cuisine. C’est un cuisinier gracieux, élégant, ordonné. Contrairement à moi. Qui mets tout sens dessus dessous.

Il m’a dit : Parle-moi.

Je lui ai répondu : Il n’y a rien à dire. C’est tellement confus dans ma tête quelquefois. J’ai l’impression de patauger dans la boue.

Il m’a demandé : Pourquoi tu n’essaies pas de noter tout cela ? D’en garder une trace écrite. Cela pourrait t’aider.

Oui, j’imagine. Je vais essayer, ai-je répondu.

Ne te contente pas de le dire, mon amour. Fais-le.

Je vais le faire.

Il n’a pas cessé de me houspiller, mais je n’ai rien fait. Et puis, quelques jours plus tard, il m’a offert ce carnet. La couverture est en cuir noir et les pages sont blanches et épaisses. J’ai caressé la première, sa surface lisse, puis j’ai taillé mon crayon et je me suis lancée.

Il avait raison, bien sûr. Je me sens déjà mieux. Ce cahier est une sorte de libération, un exutoire, un espace où m’exprimer. Un peu comme une thérapie, j’imagine.

Gabriel ne me l’a pas avoué, mais je sais qu’il s’inquiète pour moi. Et pour être honnête, et autant l’être, la vraie raison pour laquelle j’ai accepté de tenir ce journal, c’est pour le rassurer, lui prouver que je vais bien. L’idée qu’il se fasse du souci pour moi m’est insupportable. Je veux ne jamais lui faire de peine, le rendre malheureux ou le faire souffrir. Je l’aime tant. Gabriel est incontestablement l’amour de ma vie. J’éprouve pour lui des sentiments si profonds qu’ils menacent parfois de me submerger. Quelquefois je me dis…

 

 

page suivante

Publier un commentaire

 

publier mon commentaire

critiques

critiques En territoire Auriaba, 4ème roman de Jérôme Lafargue

critiques "La peinture est une chose intellectuelle"

critiques Don Quichotte par Rob Davis : Cervantès plus vivant que jamais

critiques Kierkegaard et la sirène

Suivez-nous

 

Désinscription

16

1

dans-son-silence-alex-michaelides

7058