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Cure mortelle
de Patrick Llewellyn

Le 14/06/2014 à 17:13 - 0 commentaire

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Patrick Llewellyn

Numeriklivres

09 / 03 / 2013

93 pages

1.49 €

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Résumé du livre
Novembre 1955. Le curé du petit village de Vaurenas-sous-Coiron, en Ardèche, est découvert mort au bord d’une rivière, assassiné de deux coups de fusil de chasse en pleine poitrine. Le capitaine de gendarmerie Lascombe, chargé de l’enquête, découvre que le précédent détenteur de la cure est mort brutalement lui aussi, pendu par les Allemands en 1944. Aucun rapport entre les deux affaires apparemment. Et pourtant… Entre un village hostile, un criminel de guerre prisonnier en Allemagne, un évêque attentif, le capitaine navigue dans des eaux glauques et dangereuses. À propos de la série:  

Avec la série des
Petits Crimes Extraordinaires

de Patrick Llewellyn, qui n’a rien à envier aux
Petits meurtres

d’Agatha Christie, vous allez côtoyer des assassins sans scrupules, des meurtriers qui se croient bien à l’abri de la justice des hommes, des énigmes ou des intrigues que vous vous plairez à tenter de dénouer, des morts que vous aurez envie de venger, des histoires qui parfois vous feront frémir d’angoisse.  

 

Premier chapitre

La neige avait déjà fait sa première apparition quelques jours plus tôt sur les plateaux du cœur de l’Ardèche. Le ciel de ce petit matin de novembre était opaque, couleur d’acier, glacial. Une fine pluie froide, insistante, estompait le village comme une aquarelle de grisaille que le peintre aurait trop mouillée. Le sommet du clocher de l’église se noyait dans les gouttes. La falaise à pic sur laquelle le hameau était perché semblait couler directement dans le torrent qui sciait le plateau à ses pieds. Il fallait s’approcher du bord de l’eau pour distinguer la silhouette en robe noire étendue sur la grève, face au ciel, les bras écartés. S’approcher encore pour voir la pluie laver sur les pierres le sang qui coulait de l’énorme trou dans la poitrine déchiquetée du cadavre.

 

Abbé Antoine Clémenson, curé de la paroisse de Vaurenas-sous-Coiron, 18 avril 1896 – 6 novembre 1955.

 

Le capitaine Lascombe, commandant de la brigade de gendarmerie de Largentière, arrêta un moment sa Traction de service avant de franchir le cours d’eau, pour observer le village. Vaurenas était posé au sommet d’une falaise d’une quinzaine de mètres de haut, qui tombait droit dans la rivière comme si le paysage avait été cassé au burin. L’endroit comptait quelques dizaines de maisons de pierres à un ou deux étages, aux murs épais percés de rares ouvertures étroites et carrées, aux toits en pente couverts de tuiles ocre. Vers la gauche, la muraille de la falaise s’abaissait pour se pencher jusqu’au cours d’eau. C’est par là que la route rejoignait le hameau en franchissant un pont romain, dont l’arche et les piles affrontaient les crues dévastatrices du torrent depuis deux mille ans.

La pluie avait diminué, mais restait désagréablement froide, insinuante. Elle faisait frissonner. Une pluie de cimetière. Le capitaine descendit de la voiture pour mieux voir. Pas très grand, râblé, le cheveu noir et dru, Lascombe était un officier de gendarmerie brillamment noté. Courageux, profondément dévoué à la France et à la loi, travailleur, parfois même besogneux, pas très intelligent, mais d’une efficacité redoutable dans la poursuite méthodique de la procédure. Il coiffa son képi et dirigea son regard vers le groupe de silhouettes confuses agglutinées au pied de la falaise. Il distinguait les manteaux sombres de ses hommes, le pardessus mastic du médecin-légiste, les éclairs crus des ampoules flash de l’appareil photo qui immortalisait la scène de crime.

Lascombe remonta dans la voiture et lui fit traverser le pont. Sitôt celui-ci franchi, il se gara dans l’herbe sur le bas-côté, sortit de la Traction et descendit vers la rivière. Il suivit la grève en veillant à ne pas glisser sur les cailloux humides, et parcourut rapidement les deux cents mètres qui le séparaient de la forme allongée sous une couverture grise. La grande silhouette du maréchal des logis-chef Seignobosc le regardait venir. Le sous-officier porta la main à son képi pour saluer son supérieur lorsqu’il ne fut plus qu’à quelques mètres :

 

 

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