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Composite
de Denis Bourgeois

Le 04/02/2014 à 01:23 - 0 commentaire

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ISBN : 9782070142439

Editeur : Gallimard

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Editeur : Editions Gallimard

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Résumé du livre
Voici un étrange objet signé Léon-Paul Fargue et André Beucler, sans que l'on sache si les textes qui le compsoent sont de l'un ou de l'autre, ou encore écrits à quatre mains. Mais le lecteur s'amusera autant que les auteurs en dégustant cette prose acrobatique, truffée de calembours, d'a-peu-près, de contrepèteries, de mots inventés, de métaphores saugrenues. On est tantôt dans le Paris de 1920, tantôt dans celui de 1945. Plus rarement dans un lointain passé, comme ce parcours de l'autobus Villette-Austerlitz, où le bassin de la Villette et la place des Fêtes deviennent des lieux fortement exotiques. Extraordinaire tableau aussi de la première visite d'André Beucler chez Gallimard, rue de Grenelle. Gaston le reçoit. Valentine Tessier est près de lui. Fargue dort ou fait semblant de dormir dans un fauteuil! Il y a tantôt des souvenirs, tantôt de la poésie, tantôt des aphorismes, des pensées insolites, des contes, des nouvelles, des saynètes. On est proche du surréalisme. Puis on est cueilli par une réflexion sur l'esprit français, ou une méditation sur les morts...

 

Premier chapitre

 

 

 

 

AVERTISSEMENT

 

 

En apparence, aucun fil ne relie entre elles les petites pièces qui composent cet opuscule. Ce sont à proprement parler des morceaux décousus, des morceaux à quatre mains, parfois des solos, des balles perdues... souvenirs de voyages à pied dans Paris, idées bohémiennes, impressions de temps perdu ou peut-être gagné, regrets, tâtonnements parmi les sonorités instrumentales de la vie quotidienne. Ainsi le lien se laisse deviner, ou plutôt les liens. À savoir : l’amitié et ses roues de secours, l’espérance à deux, le besoin de vivre sans se presser, sans rien omettre, la méfiance à l’égard des théories, l’écheveau que l’on dévide ensemble...

 

Bien que l’un de ces deux auteurs ait plus de vingt ans de plus que l’autre, ce qui fait que l’autre a un peu plus de vingt ans de moins que l’un, Léon-Paul Fargue et André Beucler sont de très vieux camarades. Aussi bien les camarades sont toujours vieux, de même que les courriers sont volumineux et gracieuses les interprètes. Longtemps avant de se connaître et longtemps après, Fargue et Beucler ont vécu au sommet du dixième arrondissement, au bord de la ligne du métro aérien Dauphine-Nation, qui leur servait de visière les jours de grande clarté. Puis ils se sont retrouvés dans les mêmes hôtels du sixième arrondissement, aux heures les plus aiguës du carrefour de Buci. Enfin, pendant les années d’occupation, la force des sentiments et, plus obscure, celle des choses, les poussèrent à élire domicile une fois de plus dans le même quartier, celui qu’ils nomment les Invalhydres, paisible et solennel refuge où les ont suivis échos et images d’un passé encore tiède, où les ont inévitablement précédés des touffeurs prémonitoires et d’invisibles taricheutes...

 

Tous deux, sur beaucoup de points, ont les mêmes goûts, les mêmes tentations, qui devaient, dans le vase clos parisien, les conduire des années durant aux mêmes restaurants, brasseries et molesquines, aux mêmes stations de taxis, aux mêmes fantômes. Si bien que leur amitié se peut déjà prévaloir de ses noces de porcelaine et de cristal. Ce qui constitue pas mal de services de table.

 

On trouvera dans Composite de l’ionique et du corinthien, des jours de bonheur et de malheur, toutes sortes de façons d’écrire, du sincère, des écarts et des longueurs... mais ce sont là feux d’artifice d’après boire, les pieds au chaud, que tirent les salamandres de la camaraderie...

 

L’AVERTISSOEUR DES FAMILLES.

 

 

 

 

FLÂNER

 

 

Rue des Amandiers, avenue du Bois, avenue Bosquet, rue des Fougères, avenue des Tilleuls, rue du Buis, rue des Acacias, rue de l’Arbre-Sec, square des Mimosas, rue des Plantes, rue des Saules, avenue des Peupliers, rue des Marronniers, rue des Églantiers, rue des Arbustes, rue de la Champignonnière, rue de l’Aubépine... au fond, dit l’homme des bois, Paris est une petite forêt !

— Rue des Roses, rue des Lilas, rue Jasmin, rue des Camélias, impasse des Tulipes, rue Papillon, rue des Orchidées, rue des Iris, rue des Glycines, quai au Fleurs, rue Le Nôtre, rue des Glaïeuls, impasse des Primevères, rue du Chemin-Vert, boulevard des Capucines... au fond, dit le pépiniériste, Paris est un grand jardin !

 

 

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