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Comment t'écrire adieu
de Juliette Arnaud

Le 05/09/2018 à 07:45 - 0 commentaire

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ISBN : 9782714479945

Editeur : Place des éditeurs

Prix grand format : 9.99 €

 

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Résumé du livre
Et vous, quelles chansons vous ont sauvé la vie ?" J'ai l'intuition que les chansons nous attendent. J'ai toujours aimé Comment te dire adieu. Il aura fallu R. et sa fugue finale, sans annonce, sans explication, mais blindée de fausseté, pour que je l'entende. La chanson m'attendait, les chansons nous attendent tous. " À 45 ans, Juliette se retrouve face à elle-même, avec le coeur déchiré et l'envie de rire de tout. Elle se repasse alors les 14 titres de sa bande originale, d'Étienne Daho à Dolly Parton, sans oublier Bruce Springsteen, 14 pop songs qu'elle a écoutées religieusement et dont elle connaît les paroles par coeur. Pourquoi sa vie chante-t-elle tout à coup si faux ? Qu'est-ce qui a mal tourné ? Elle a pourtant suivi à la lettre ce que les refrains suggéraient. Elle a scrupuleusement appliqué les adages de chacun des couplets. À défaut de réponse, puisque R. est parti sans un mot, Juliette va s'y coller, à écrire adieu. Elle essaiera d'être drôle et elle sera sincère, pour comprendre, peut-être, que tout ce qui mène à la fin d'une histoire d'amour, on le porte en soi.

 

Premier chapitre

À mon père et Rosalie et Georges.

Et Gros, bien sûr.

 

 

« On n’a que dalle. On n’a plus qu’à être amoureux comme des cons. Et ça, c’est pire que tout », dit Hippo in Un monde sans pitié, Éric Rochant, 1989.

 

 

Comment te dire adieu, Françoise Hardy (1968)

 

Love You Like a Love Song, Selena Gomez and the Scene (2011)

 

Isn’t It a Pity ? George Harrison (1970)

 

Puisque vous partez en voyage, Mireille et Jean Sablon (1936)

 

Les Voyages immobiles, Étienne Daho (1991)

 

Delilah, Florence and the Machine (2015)

 

Give Him a Great Big Kiss, The Shangri-Las (1965)

 

Secret Garden, Bruce Springsteen (1995)

 

Dreams, Fleetwood Mac (1977)

 

You’re So Vain, Carly Simon (1972)

 

Mess Is Mine, Vance Joy (2014)

 

Gnossiennes 1, 2, 3 et Gymnopédie 1, Erik Satie (1893 et 1888)

 

Here You Come Again, Dolly Parton (1977)

 

… et, I Ain’t Mad at Cha, Tupac Shakur (1996)

 

 

J’ai l’intuition que les chansons nous attendent.

 

J’ai toujours aimé Comment te dire adieu.

 

La batterie d’abord, le piano aussi agaçant qu’une comptine enfantine, et puis la voix chantée et digne de Françoise Hardy que les trompettes moquent un peu. Quand elle parle et ne chante plus aussi, avec comme une nuance de vocodeur, les violons pour sentimentaliser l’affaire.

 

J’ai admiré Gainsbourg et ce modèle parfait d’allitération en EX, presque aussi parfait techniquement que celui en INGUE/ANG de Comme un boomerang.

 

Oui, je l’ai toujours beaucoup aimé et admiré.

 

Il aura fallu R. et sa fugue finale, sans annonce, sans EXplication, mais blindée de fausseté, pour que je l’entende.

 

La chanson m’attendait, les chansons nous attendent tous.

 

Plus de deux années de liaison, plus de huit saisons, et pas d’adieu. C’est la première réflexion que je me suis faite.

 

Il ne m’a pas dit adieu.

Il ne l’a pas jugé utile. C’est son droit, j’imagine, comme c’est le mien d’attraper, au hasard d’une lecture, le vade-mecum de Montherlant quand il fait dire à l’un de ses personnages, Costal : « Apprends qu’un écrivain a toujours le dernier mot. »

 

« Comment te dire adieu » : je vais m’y coller.

Que veux-tu, R. ! J’ai Costal de mon côté et puis, j’ai été élevée comme ça, la politesse, tout ça tout ça.

 

Je viens seulement de piger, après des décennies à l’aimer et à l’écouter, cette chanson, que le mot important n’est pas « adieu », c’est « dire ».

 

Et crois-moi, mon pauvre, je vais dire.

 

Parenthèse nécessaire : cons de chats/pitoyables humains

« I don’t wanna play in your yard / If you can’t be good to me », H. W. Petrie, 1894.

 

C’est pas compliqué, non ?

C’est pas compliqué comme une chanson de gosses, avec un qui dit à l’autre : « Moi, je viens plus jouer dans ta cour si tu ne peux pas être gentil avec moi. »

Cette base-là, cette petite idée enfantine, à être appliquée, nous sauverait les miches à nous, adultes.

 

Et puis, il y a les chats. Et certains humains.

 

Et moi qui ai vu, il y a longtemps, à la télé, un reportage dans un pays de très grand froid et de glace, où une femme s’était mis en tête d’apprivoiser un chat sauvage.

 

 

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