Extrait

Comment je suis devenu Malcolm X
de Ilyasah Shabazz ; Kekla Magoon

Le 11/10/2017 à 08:59 - 0 commentaire

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Ilyasah Shabazz ; Kekla Magoon

Bayard Jeunesse

18/10/2017

9782747061704

464

17,90 €

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ISBN : 9782747061704

Editeur : Bayard Jeunesse

Prix grand format : 17,90 €

 

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Résumé du livre
Les parents de Malcolm ont toujours poussé à réaliser ses rêves. Mais comment Malcolm Little peut-il continuer à espérer après le meurtre de son père et l'internement de sa mère en hôpital psychiatrique ? D'autant que ses professeurs lui rient au nez lorsque Malcolm leur confie vouloir devenir avocat. Devenu orphelin, privé de ses frères et soeurs, Malcolm décide de fuir ce monde dominé par les blancs, d'abord à Boston, chez sa demi-soeur, pour s'étourdir de musique, d'alcool et de danse, avant de partir à Harlem, et de devenir un escroc accompli. Emprisonné pour vol à l'âge de 20 ans, Malcolm découvrira la religion musulmane, rencontrera la foi et deviendra Malcolm X, grand prêcheur militant pour la défense du peuple noir. (trad. Christine Bouard-Schwartz)

 

Premier chapitre

Je dédie ce livre à la mémoire de mon neveu, Malcolm. Et aux trop nombreux jeunes en quête d’une figure paternelle : vous seul avez le pouvoir de réaliser vos rêves. D’atteindre tous les objectifs, de surmonter tous les obstacles, de relever tous les défis. Vous possédez une ténacité à toute épreuve. Gardez votre force, votre concentration et votre détermination.

Affectueusement, Ilyasah Shabazz

Pour mon père, K. M.

 

 

Harlem, NewYork, 1945

 

 

Des amis m’ont prévenu : je suis dans le pétrin. Je me glisse à l’extérieur du restaurant et je me retrouve dans la rue, mon flingue en poche. Je garde la main dessus, par précaution. Je dois regagner ma piaule, vite. J’avance, tête baissée, en espérant que personne ne me remarque.

– Hé, Red ! me lance une voix dans l’obscurité. Je sursaute. Mes doigts effleurent le métal.

Ici, on m’appelle Detroit Red1, même si le Michigan semble aujourd’hui loin derrière moi.

– Dis donc, Red, il paraît qu’Archie te cherche ! Archie l’Antillais. Le parieur clandestin pour qui je travaille. Je sens mon pouls battre plus fort.

Des gens que je connais à peine sont au courant… Bon sang ! Il y a toujours du vrai dans les rumeurs. Archie l’Antillais est furieux. Il raconte que je l’ai roulé. C’est faux. Il faudrait être fou à lier pour tenter d’escroquer un type comme lui.

Une porte claque quelque part dans la rue, je fais de nouveau un bond. Quelqu’un appelle, mais ce n’est pas pour moi. Je serre mon revolver dans la poche de mon manteau et accélère l’allure.

Comment ma chance a-t-elle pu tourner à ce point ? Quand je suis arrivé à Harlem, j’avais toujours un coup d’avance. Je me fondais parmi les rois du swing, je faisais danser les plus belles filles et laissais la musique me porter. Je ne pensais à rien d’autre qu’à l’instant présent. Il me suffisait de fermer les yeux pour devenir invisible. Je me coulais dans l’ambiance du quartier et m’y abandonnais. Cette existence fabuleuse m’allait au poil – en apparence.

Les rues fascinantes de Harlem, où la combine était reine, m’avaient accueilli. Je m’y étais fait des amis, une vie ; un monde nouveau s’était ouvert à moi.

Mais j’ai tout gâché, et pas qu’un peu. Impossible de revenir en arrière.

Une voiture de flics apparaît au coin de la rue. Elle roule au pas. Merde ! Je n’ai pas intérêt à me montrer.

Je connais un bar à quelques mètres. Je ferais mieux de m’y planquer.

– Salut, Red ! s’exclame le barman dès qu’il me voit.

Archie te cherche. Il est bien remonté. Fais gaffe !

– Ouais, on m’a averti.

J’ai gardé la main dans ma poche. Le barman m’observe de la tête aux pieds.

– Tiens, tiens ! T’as envie de te battre ?

– J’en sais rien. J’en sais rien…

Un vieux type venu des îles est assis au comptoir. Je perçois la sagesse dans ses gestes fatigués. Son expression chaleureuse et ouverte me donne l’impression absurde qu’il peut m’aider, peut-être même me sortir de là. J’ai envie de m’accrocher à cette idée, mais, quand il s’adresse à moi, c’est pour me dire de partir :

 

 

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