Extrait

Codex lethalis
de Tinguely, Pierre-Yves

Le 23/05/2013 à 14:58 - 0 commentaire

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ISBN : 9782012031173

Editeur : Black Moon

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ISBN : 9782012031654

Editeur : Hachette Black Moon

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Résumé du livre
La police découvre une scène de crime effroyable : une petite famille apparemment sans histoires a été massacrée. Tout porte à croire que c'est le mari, Harold Buchanan, qui a tué sa femme et leur petite fille, avant de se supprimer. Pourtant le médecin est légiste est formel : l'homme n'est pas mort de ses blessures mais du fait que son cerveau et ses globes oculaires ont 'bouilli'. Un déclencheur opérant au niveau de son cerveau l'a rendu littéralement fou de rage. Quand l'informaticien chargé d'inspecter l'ordinateur de Buchanan est à son tour pris d'une crise de folie meurtrière, les enquêteurs sont tenus d'innocenter le père de famille. D'autant que d'autres crimes similaires ont bientôt lieu. Policiers et experts scientifiques en arrivent à la conclusion que l'assassin diffuse un programme informatique qui a la capacité de tuer...

 

Premier chapitre

Prologue

 

 

 

L’homme éprouve une telle fascination pour la mort qu’à force de la chercher, il finit par la trouver.

 

Fin octobre, une vague de froid s’était abattue sur le comté de Los Angeles. Cela faisait plus d’une semaine que de lourds nuages anthracite dérivaient au gré des vents capricieux, déversant à intervalles réguliers une pluie coupante et gelée. À cette heure tardive, les ombres recouvraient depuis longtemps la cité des anges où la L. A. River serpentait, sombre et lente, tel un reptile en quête de proie. L’enseigne du Starbucks dansait sur le bitume humide, le temps d’une accalmie. Reflet d’un îlot de civilisation repoussant les ténèbres d’une jungle urbaine prête à lâcher ses fauves.

Reynolds paya les deux cafés et poussa la porte avec l’épaule d’un air las. À cause d’une réduction d’effectifs, un mois plus tôt, il accumulait les heures supplémentaires. Voilà près de quatorze heures qu’il était sur le pont et la fatigue commençait à prendre les décisions à sa place. Al Reynolds frisait à peine la quarantaine, mais il portait l’uniforme depuis dix-huit ans. C’est sans doute pourquoi il faisait son âge, voire un peu plus. Même si ses yeux bleus n’avaient rien perdu de leur efficacité pour intimider les hommes et séduire les femmes, les nuits blanches et le tabac avaient labouré son visage. Une moustache à la Charles Bronson masquait sa bouche plutôt charnue. Et avec un mètre quatre-vingt-huit pour presque cent kilos, il était prêt au pire. Le moins qu’on pouvait dire, c’est que, depuis ses débuts dans la police, il avait fait le tour de la nature humaine sans sortir de son trou.

Son coéquipier, Buzz Conors, l’attendait, un pied posé sur le pare-chocs de leur voiture de service. En un an d’équipe, les deux hommes avaient appris à se connaître, puis à se respecter. Au bout du compte, ils s’entendaient plutôt bien, ce qui, en cas de coup dur, pouvait se révéler vital. Conors sortait d’un bled paumé au fin fond du Wyoming. Il avait quitté la ferme familiale dès que possible pour entrer à l’école de police de Pasadena. Il faut croire qu’il avait ça dans le sang. Malgré ses vingt-huit ans, plus personne dans le district ne le prenait pour un bleu. Il avait fait ses preuves sur le terrain – et pas qu’un peu. Plus petit que Reynolds d’une bonne tête, il compensait cette taille moyenne par une carrure massive et intimidante. Cheveux ras, regard gris souris, surplombé par un front genre façade blockhaus, il avait tout du catcheur irascible ou du skinhead sanguinaire. Question d’éclairage.

Conors avisa Reynolds qui réprimait un bâillement.

— Lequel ? demanda-t-il en tendant la main.

— Celui-là.

Il s’empara du gobelet et souleva le couvercle avec une grimace.

— Ce jus de chaussette ne va pas m’empêcher de dormir, mais ça vaut toujours mieux que rien. Je suis crevé.

Reynolds posa son café sur le toit et alluma une cigarette. Il aspira une longue bouffée et soupira :

 

 

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