Extrait

Cinquante nuances plus sombres
de James, E. L.

Le 21/09/2013 à 17:39 - 0 commentaire

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Prix :

James, E. L.

Lattes

littÉrature anglo-saxonne

03/01/2013

9782709642538

17 €

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ISBN : 9782709642538

Editeur : Lattes

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ISBN : 9782709641937

Editeur : Jc Lattès

Prix grand format : 11.99 €

 

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Résumé du livre
Le deuxième volet de la trilogie Fifty Shades...
Dépassée par les sombres secrets de Christian Grey, Ana Steele a mis un terme à leur relation pour se consacrer à sa carrière d'éditrice. Mais son désir pour Grey occupe toujours toutes ses pensées et lorsqu'il lui propose un nouvel accord, elle ne peut y résister.
Peu à peu, elle en apprend davantage sur le douloureux passé de son ténébreux M. Cinquante Nuances, toujours aussi passionné. Tandis que Christian lutte contre ses démons intérieurs, Ana doit prendre la décision la plus importante de sa vie.

 

Premier chapitre

1.
J'ai survécu au Troisième Jour Après Christian et à mon premier jour au bureau. Toute distraction a été bienvenue. Le temps a filé dans une brume de nouveaux visages, de nouvelles tâches à accomplir, et de M. Jack Hyde. M. Jack Hyde... Il se penche au-dessus de moi en souriant. Il est appuyé contre mon bureau et ses yeux bleus brillent.
— Excellent travail, Ana. Je pense que nous allons former une bonne équipe.
Je ne sais comment je parviens à esquisser un semblant de sourire.
— Je vais y aller, si vous êtes d'accord, je murmure.
— Bien sûr, il est 17 h 30. On se voit demain.
— Bonne soirée, Jack.
— Bonne soirée, Ana.
Je ramasse mon sac à main, j'enfile ma veste dans un haussement d'épaules et je me dirige vers la porte. Dehors, je prends une profonde inspiration de l'air du soir de Seattle. Cela ne comble en rien le vide dans ma poitrine, un vide qui s'est installé depuis samedi matin, un creux douloureux qui me rappelle ce que j'ai perdu. Je marche vers l'arrêt de bus, tête baissée, les yeux rivés à mes pieds, en songeant au fait que je ne peux plus utiliser ma Wanda adorée, ma vieille Coccinelle... ou l'Audi.
Je claque aussitôt la porte sur cette pensée. Non. Ne pense pas à lui. Bien sûr, je peux me payer une voiture – une belle voiture neuve. Je le soupçonne d'avoir été trop généreux dans son paiement et cette idée me laisse un goût amer dans la bouche, mais je m'en débarrasse très vite et m'efforce de garder mon esprit aussi engourdi et vide que possible. Il ne faut pas que je pense à lui. Je n'ai aucune envie de me remettre à pleurer – pas dans la rue.
L'appartement est vide. Kate me manque, je l'imagine allongée sur une plage de la Barbarde en train de siroter un cocktail frais. J'allume le téléviseur à écran plat pour que le bruit remplisse le vide et me procure un semblant de compagnie. Mais je n'écoute pas ni ne regarde. Assise, je fixe le mur de briques d'un air absent. Je suis hébétée. Je ne ressens rien d'autre que la douleur. Combien de temps me faudra-t-il endurer cet état ?
La sonnette de la porte qui retentit me tire de mon angoisse et mon cœur marque un arrêt. Qui cela peut-il bien être ? J'appuie sur le bouton de l'interphone.
— Livraison pour Mlle Steele, m'annonce une voix lasse et désincarnée.
La déception s'abat sur moi. Je descends sans enthousiasme au rez-de-chaussée. Un jeune homme mâchonnant bruyamment un chewing-gum est appuyé contre la porte d'entrée et tient une grande boîte en carton. Je signe et j'emporte le paquet à l'étage. La boîte est énorme et étonnamment légère. Elle contient deux douzaines de roses blanches et une carte.

Félicitations pour ton premier jour de travail.
J'espère que ta journée s'est bien passée.
Et merci pour le planeur.
C'était une charmante attention.
Il trône fièrement sur mon bureau.
Christian

J'examine la carte dactylographiée et le creux dans ma poitrine s'agrandit. Aucun doute, c'est son assistante qui s'est chargée de cet envoi. Christian n'a certainement rien à voir avec cette délicatesse. C'est trop douloureux d'y penser. J'examine les roses – elles sont magnifiques et je ne peux me résoudre à les jeter à la poubelle. Je vais chercher un vase à la cuisine.
C'est ainsi qu'une routine se met en place : se réveiller, aller travailler, pleurer, dormir. Enfin, essayer de dormir. Je ne peux même pas lui échapper dans mes rêves. Son regard gris brûlant, son air perdu, ses cheveux cuivrés, tout en lui me hante. Et la musique... toute cette musique – je ne la supporte plus. Je prends bien soin de l'éviter à tout prix. Même les jingles des publicités me donnent le frisson.
Je n'en ai parlé à personne, pas même à ma mère ou à Ray. Je n'ai pas la force de discuter pour le moment. Non, je ne veux pas de ça. Je suis devenue une sorte d'État insulaire, un territoire ravagé et déchiré par la guerre où rien ne pousse et où l'horizon est désolé. Voilà, c'est moi. Je peux être en interaction avec les autres au travail, mais ça s'arrête là. Si je parle à maman, je sais que je me briserai davantage – et il ne reste plus rien à briser en moi.

Manger m'est difficile. Au déjeuner, mercredi, je parviens à ingurgiter un yaourt et c'est la première fois que je m'alimente depuis vendredi. Je survis grâce à une toute récente tolérance aux latte et au Coca Light. Je tiens grâce à la caféine, mais je suis tendue.
Jack a commencé à me tourner autour. Il me pose des questions personnelles. Il m'agace. Qu'est-ce qu'il veut ? Je reste polie mais je dois le garder à distance.
Je m'assois et j'entreprends de traiter une pile de courriers qui lui sont adressés, ravie de la distraction apportée par cette basse besogne. Ma boîte mail m'annonce l'arrivée d'un nouveau message et je vérifie aussitôt de qui il provient.
Bordel. Un message de Christian. Oh non, pas ici... pas au bureau.

De : Christian Grey
Objet : Demain
Date : 8 juin 2011 14:05
À : Anastasia Steele

 

 

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