Extrait

Churchill
de Sophie Doudet

Le 08/01/2015 à 19:40 - 0 commentaire

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Sophie Doudet

Gallimard

biographies historiques

9782070447411

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Résumé du livre
"Le peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre. " Surtout connu pour avoir été le Premier ministre du Royaume-Uni durant la Seconde Guerre mondiale, puis de 1951 à 1955, sir Winston (1874-1965) fut un homme aux multiples facettes. Ministre du Commerce, secrétaire du Home Office, Premier Lord de l’Amirauté, ministre de l’Armement, secrétaire d’État à la Guerre et secrétaire d’État à l’Air, chancelier de l’Échiquier, il occupa de nombreux postes politiques et ministériels. Mais il fut aussi officier dans l’armée britannique, correspondant de guerre, peintre, journaliste, historien, et obtint même le prix Nobel de littérature. Cette biographie alerte dresse un portrait sans concession d’un homme qui prétendait que la guerre était presque aussi dangereuse que la politique: "Pendant la guerre vous pouvez être tué une seule fois seulement, en politique plusieurs. "

 

Premier chapitre

 

 

 

 

 

 

Le théâtre des opérations

 

 

30 novembre 1874, le palais de Blenheim dans l’Oxfordshire est illuminé. Son propriétaire, le duc de Marlborough, septième du nom, donne ce soir-là un bal et l’une de ses belles-filles, lady Randolph Churchill, enceinte de sept mois et demi, n’est pas la dernière à s’amuser. Soudain, au milieu d’une valse, elle se trouve mal. On tente de la porter jusqu’à sa chambre, mais l’enfant est (déjà) trop pressé. Winston Leonard Spencer Churchill verra donc le jour dans le vestiaire, à mi-chemin de la salle de bal et des appartements de sa mère, dans l’entrée d’un palais somptueux où ses parents, invités, ne sont que de passage. Entre deux pièces et déjà entre deux mondes.

S’il est sans doute facile et trompeur de déceler a posteriori les traces d’un destin par avance écrit en se penchant sur un berceau, il est des hasards qui ne peuvent que séduire les biographes. Churchill est ainsi né sur un seuil, à la croisée de deux siècles, au sein d’une aristocratie qui formera ses goûts luxueux et ses rêves de grandeur mais ne le reconnaîtra jamais tout à fait comme l’un des siens. Il aura l’amour de l’Angleterre fiché dans le cœur mais son regard se portera vers le large, l’Empire, l’Amérique, le grand monde et le grand jeu.

Le hasard dirige les vies et Churchill en sera plus que quiconque convaincu à mesure qu’il avancera dans une existence bousculée par les aléas mais toujours fermement guidée par une volonté de fer. La Providence distribue certes les cartes mais encore faut-il les agencer et les jouer à temps. Encore faut-il forcer la chance et tordre le réel pour qu’il prenne la forme des désirs. De ce point de vue, la naissance de Churchill et son héritage familial dessinent en pointillé le portrait de l’homme à venir.

Il y a d’abord la Grande-Bretagne : en 1874, l’Empire britannique est la première puissance mondiale. La reine Victoria, qui sera proclamée impératrice des Indes deux ans plus tard, gouverne un cinquième des terres du globe. La livre sterling est l’étalon du commerce, la Bourse de Londres est le temple de la finance et la flotte britannique est invaincue : le pays a tiré tous les bénéfices possibles de la révolution industrielle et croit aveuglément dans le progrès scientifique et humain véhiculé par la civilisation européenne. Pourtant, si le monde dans lequel Churchill naît est celui de l’opulence et de la richesse, il ne saurait s’y réduire :

J’ai été élevé à ce stade de la civilisation où tout le monde se plaisait à admettre que les hommes naissent inégaux *.

Et cela vaut pour « les peuples sauvages à civiliser » et pour les classes laborieuses sur le sol anglais. Le monde de Churchill est aussi celui des pauvres gens de Dickens et des ouvriers de Marx et d’Engels, ce sera encore celui que Jack London décrira en 1903 quand, prenant l’habit d’un clochard, il fera découvrir à ses lecteurs le « peuple d’en bas » ou « peuple de l’abysse ». L’Angleterre, c’est enfin et surtout, le pays du Bill of Rights, une monarchie qui a opté de longue date pour un régime parlementaire où l’aristocratie siège de droit (Chambre des lords) et qui adhère avec ferveur à ce « pire mode de gouvernement à l’exception de tous les autres » qu’est la démocratie.

 

 

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