Extrait

Chroniques de l'archipel ; le temple des Mokus
de Geoff Rodkey

Le 02/07/2014 à 18:35 - 0 commentaire

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ISBN : 9782021089684

Editeur : Seuil Jeunesse

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ISBN : 9791023500943

Editeur : Seuil

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Résumé du livre
Après s’être échappés de justesse de l’île de Temps-Mort, Egg et Tripoux embarquent pour les Terres Nouvelles afin de trouver des Okalus capables de déchiffrer la mystérieuse carte au trésor. Mais le terrible Roger Pembroke les suit à la trace, bien décidé à mettre la main sur la carte. Et les Terres Nouvelles regorgent de dangers…Peuvent-ils faire confiance à la jolie Kira, princesse okalu dont Tripoux est tombé amoureux? Ou à Millicent, la fille de Pembroke? Une chose est sûre: Egg et Tripoux peuvent compter sur leur amitié.

 

Premier chapitre

La tête suspendue par-dessus le bastingage, j’observai la proue du Grive fendre l’écume. Vue de près, la mer Bleue n’était pas si bleue que cela…

« On aurait dû l’appeler la “mer Verdâtre” ou la “Mer-qui-paraît-bleue-mais-de-loin-seulement” », songeai-je.

Ces pensées étaient certes sans intérêt, mais elles m’évitaient de m’appesantir sur les vrais problèmes – par exemple, sur le fait qu’un homme voulait ma mort… et que j’étais amoureux de sa fille, Millicent… et que je n’étais pas certain d’avoir bien mémorisé la carte qui était à l’origine de tous mes ennuis.

Trois tortillons vers le bas à gauche – quatre tirets vers le haut…

À moins que ce ne soit l’inverse ?

Pas facile de retenir quelque chose dans une langue que l’on ne parle pas…

Depuis que nous étions montés à bord, je m’entraînais non-stop à reproduire cette carte, esquissant les signes vingt fois par jour, du bout du doigt, sur le pont du Grive. J’avais pourtant le sentiment de la maîtriser de moins en moins.

La tête toujours renversée, je fermai les yeux et m’efforçai de visualiser les hiéroglyphes okalus peints dans la tombe du roi Flamme.

Tiret point plume – bol – deux tirets point oiseau de feu…

– Ayé ? T’as fini ?

Tripoux se tenait derrière moi.

– Presque, répondis-je. Laisse-moi vomir une dernière fois et…

– C’quoi, ton problème ? grogna-t-il. La bouffe est quand même pas si dégueu !

– Ce n’est pas ça…, répliquai-je sans conviction.

Après trois jours à manger de la viande de tortue et des biscuits pleins de vers, je ne m’étonnais plus que les matelots du capitaine Racker soient tous squelettiques.

– T’as l’mal d’mer ? questionna Tripoux.

– Non plus.

– Alors quoi ?

J’aurais voulu répondre : « Je suis terrorisé. J’aimerais mieux oublier ce fichu trésor et m’enfuir ! » mais c’était impossible. Comment avouer mes craintes ? Comment dire à Tripoux que, d’après moi, nous serions tués à peine arrivés aux Terres Nouvelles – avant même de trouver un Okalu capable de traduire la carte – et que le mieux à faire était de fuir aux îles Barker ou encore plus loin, afin d’échapper à quiconque voulait me supprimer ?

J’eus un dernier haut-le-cœur, puis je me redressai lentement et me tournai vers mon acolyte. Ses paupières tressaillaient sous sa crinière blonde. Il brandit les poings, et le crochet, au bout de son bras gauche, étincela au soleil levant.

– Allez ! lança-t-il. Bagarre !

– Encore ? soupirai-je.

– Faut que j’m’entraîne !

Juste avant notre départ, il avait acheté ce crochet à un pirate des champs, et depuis il apprenait à le manier. L’ennui, c’est qu’il n’avait qu’un partenaire d’entraînement : moi… Aussi, plus il s’améliorait, plus ma chemise était tailladée. Il promettait à chaque fois de ne pas m’effleurer, mais il était encore loin de maîtriser ses gestes.

 

 

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