Extrait

Ce que cachait Archie Ferber
de Casey B. Dolan

Le 23/10/2017 à 09:09 - 0 commentaire

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Casey B. Dolan

Denoel

19/10/2017

9782207134344

416

22.90 €

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ISBN : 9782207134344

Editeur : Denoel

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ISBN : 9782207134351

Editeur : Editions Denoël

Prix grand format : 16.99 €

 

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Résumé du livre
Chaque psychiatre a, au cours de sa carrière, rencontré un patient pas comme les autres. Un patient qui l'obsède, qui hante ses pensées et ses cauchemars. Pour Felicity Sloane, experte médico-légale à Boston, il s'agit d'Archie Ferber.

Archie Ferber est un jeune Texan timide qui a fait fortune dans la restauration. En couple depuis longtemps, Archie Ferber et son compagnon Matthew désirent un enfant à tout prix. Ils essaient d'abord d'adopter aux Etats-Unis, sans succès. Ils se tournent alors vers l'Afrique du Sud, le pays d'origine de Matthew, où ils font appel à une mère porteuse qui met au monde la petite Hannah. Mais le bébé disparaît, la mère est sauvagement assassinée, et c'est Archie qui est montré du doigt. Y compris par Matthew. La seule personne capable de le sauver d'une extradition vers l'Afrique du Sud est son psychiatre, le docteur Felicity Sloane. Celle-ci est capable de mesurer les tendances meurtrières d'un suspect grâce à des techniques de pointe. Mais cela suffira-t-il à tirer Archie d'affaire ? Et est-il réellement la pauvre victime qu'il prétend être ?
Traduit de l’anglais (Afrique du Sud) par Perrine Chambon et Arnaud Baignot

 

Premier chapitre

« Aucune chasse ne vaut la chasse à l’homme, et ceux qui ont longtemps chassé des hommes armés, qui ont aimé ça… ne trouvent plus jamais saveur à autre chose. »

Ernest HEMINGWAY

 

 

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Tuer quelqu’un, ça ne se passe jamais comme on pourrait l’imaginer. Chaque meurtre, même quand il est parfaitement planifié, est unique. Pourtant, si on ne ressent jamais exactement la même chose, la satisfaction, elle, est garantie.

J’ai toujours été du côté des évolutionnistes. Ils prétendent que les êtres vivants délaissent ce qui n’est plus nécessaire à leur survie.

On s’adapte ou on meurt.

La vie a évolué en fonction de l’environnement. Les animaux ont perdu leurs écailles ; leurs branchies se sont transformées en poumons ; des queues, des jambes, des ailes leur ont poussé.

Pour le dire en termes darwiniens simplistes, nous, les humains, avons perdu notre fourrure, nous nous sommes dressés sur nos jambes, avons développé un langage, inventé la musique, la religion et des systèmes sociaux complexes. Mais au cours de notre évolution, il y a une caractéristique fondamentale dont on ne s’est pas débarrassés.

Notre propension à tuer.

C’est l’un des trésors de l’existence.

L’Histoire le démontre : notre soif de sang est réelle. La vérité, c’est que notre besoin de tuer est aussi intrinsèque que celui de procréer.

La preuve se résume en six lettres : GUERRE.

D’une certaine façon, chaque être humain est engagé dans un combat pour l’existence. Les hommes essaient de prétendre que non, mais en cas de menace ils s’en prendront invariablement au plus faible d’entre eux.

Je suis plus pragmatique que la majorité des gens. Quand on finit par accepter cette notion — quand on comprend que l’humain est fait pour évoluer — la vie devient affaire de survie. Tuer ou être tué. Punir ou être puni. Chasser ou être chassé. Ce sont des équations simples, des choix faciles. Et la triste vérité, c’est que seule la peur du châtiment empêche la plupart d’entre nous de mettre en pratique leur désir de meurtre, leur instinct naturel, et non l’horreur de l’acte en lui-même.

Je pourrais mentir et vous dire que quand on ôte une vie, on se sent étranger à soi. Mais c’est faux. C’est très différent de ce que décrivent les gens qui ont vécu un accident ou un événement bouleversant. J’ai traversé des épreuves moi aussi, j’ai souvent ressenti cela, mais supprimer une vie, en particulier quand elle n’est qu’à demi vécue, c’est autre chose. Si vous n’avez jamais entendu quelqu’un supplier de le laisser en vie, alors vous ne pouvez pas vraiment comprendre.

Cette façon qu’elle a de gémir dans un coin, de respirer comme si ça allait lui redonner de la vigueur, l’aider à se sortir de là, c’est pitoyable.

Sauf que je n’ai pas de pitié. Pas pour elle.

J’aspire le sang que j’ai dans la bouche et je l’avale.

J’ai l’impression de l’observer à travers un miroir sans tain. Il n’y a que moi pour assister à ses derniers instants et peut-être que je ne leur fais pas entièrement honneur.

 

 

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