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Catherine de russie
de Zoé Oldenbourg

Le 16/06/2014 à 14:10 - 0 commentaire

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Prix :

Zoé Oldenbourg

Gallimard

histoire

30/03/1966

9782070247837

393

11.55 €

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ISBN : 9782070247837

Editeur : Gallimard

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Résumé du livre
la grande catherine, " etoile du nord " " mère tsarine " de toutes les russies, est un personnage légendaire. si légendaire qu'on en oublie souvent la vérité historique. zoé oldenbourg s'est attachée à nous montrer un être humain, qui souffrit et qui lutta; et c'est dans son humanité qu'elle a tenté de la peindre. c'est pourquoi son livre est consacré surtout à la première partie de la vie de catherine, temps oú elle n'était pas encore un monstre sacré.

 

Premier chapitre

Elle n’était pas russe et ne s’appelait pas Catherine.

Elle était née le 21 avril 1729, à Stettin, en Poméranie. Son père, le prince Christian-Auguste d’Anhalt-Zerbst, était un de ces princes sans fortune et sans renom comme l’Allemagne, au XVIIIe siècle, en comptait des centaines. La famille d’Anhalt-Zerbst était, parmi les innombrables familles princièresd’Allemagne, une des plus obscures et des plus pauvres ; et encore Christian-Auguste ne devait-il devenir prince « régnant » de Zerbst que treize ans après la naissance de sa fille, à la mort de son cousin germain et conjointement avec son frère aîné. « La maison d’Anhalt, explique la future impératrice dans ses Mémoires, ne connaît point le droit de primogéniture ; tous les princes d’Anhalt d’une même branche ont droit au partage ; ils ont tant partagé qu’il ne reste presque plus de quoi partager... » Les Anhalt qui « régnaient » sur la ville de Zerbst avaient — noblesse oblige ! — des « dames d’honneur » et des « gentilshommes de chambre » mais étaient réellement pauvres ; et la princesse (mère de Catherine) parvenait encore à se faire faire des robes « d’apparat » et des « robes de deuil de cour », mais manquait de draps... comme on le verra par la suite.

Sophie-Augusta-Frédérique d’Anhalt-Zerbst devait dire de ses parents : « En apparence, ils vivaient parfaitement bien ensemble, quoiqu’il y eût grande disproportion d’âge entre eux et que leurs inclinations fussent assez différentes. Par exemple, mon père était très économe, et ma mère très dépensière etgénéreuse1. » Ce qui laisse entendre (le respect filial escamotant le mot) que le père était avare ; et que sa femme — et peut-être les enfants — en souffraient. Ce qui est certain, c’est que Sophie tenait plutôt de sa mère, car elle allait se révéler, elle, prodigue et généreuse à l’excès.

Prince sans principauté, Christian-Auguste d’Anhalt-Zerbst servait dans l’armée du roi de Prusse ; officier de carrière comme l’étaient presque tous les nobles de l’époque, il possédait les solides et un peu ternes vertus de sa caste et de sa race : sens du devoir, de l’ordre, de la discipline, de l’économie ; probité inattaquable, esprit méticuleux et dénué de fantaisie, piété austère avec une certaine tendance au mysticisme. Ayant obtenu le grade de général major et commandant le 8e régiment d’infanterie, le prince se maria — un peu tard : il approchait de la quarantaine. Le mariage fut arrangé par la famille, les futurs se connaissaient à peine. La jeune fille, peu fortunée, était de très bonne famille : elle était apparentée à la maison ducale de Holstein, laquelle comptait en fait plusieurs branches ; la branche aînée, grâce à sa parenté avec la maison royale de Suède, pouvait prétendre au trône de ce dernier pays ; Jeanne-Élisabeth de Holstein-Gottorp, la fiancée du prince d’Anhalt-Zerbst, appartenait à la branche cadette.

 

 

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