Extrait

Boys band killeuses
de Goldy Moldavsky

Le 23/03/2018 à 09:46 - 0 commentaire

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Editeur :

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Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Goldy Moldavsky

La Martiniere Jeunesse

08/03/2018

9782732485720

336

16.50 €

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ISBN : 9782732485720

Editeur : La Martiniere Jeunesse

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ISBN : 9782732485737

Editeur : De La Martinière Jeunesse

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Résumé du livre
Nos quatre héroïnes ne jurent que par les Rupert, LE boys band du moment. Elles décident de se rendre à Manhattan, où le groupe donne un concert. Certes, elles n'ont pas de billets, mais elles ont réussi à réserver une chambre dans le même hôtel que leurs idoles.
Quand elles croisent l'un des membres du groupe au détour d'un couloir, elles perdent la tête et... le kidnappent.
Ligoté dans la chambre des filles, ce Rupert en chair, en os et sans défenses va faire ressortir le pire de chacune.
Comme si ce qu'elles avaient fait n'était pas assez grave, elles décident de fouiller la suite du groupe. Et comme si la situation n'était pas assez critique, elles retrouvent le corps sans vie de leur otage à leur retour.
La suspicion s'empare des filles et leur amitié vole en éclats. Mais qui a tué le chanteur ? Ce qui est certain, c'est qu'aucune n'est vraiment innocente.

 

Premier chapitre

Pour ma mère et mon père,

les meilleurs raconteurs d’histoires du monde

 

 

« Il vaut toujours mieux dire la vérité, à moins, bien sûr, de mentir exceptionnellement bien. »

Jerome K. Jerome

 

 

La chose la plus importante à savoir, c’est que ce qui suit n’est pas une fanfiction. Ni un de ces fantasmes Tumblr de fille seule qui se raconte qu’elle rencontre la célébrité qui la fait le plus flasher. C’est l’histoire de mes amies et moi quand on a rencontré les Ruperts. Vous pouvez y croire ou non – ça vous regarde. Que vous ayez entendu une version différente des faits aux infos, ça ne veut pas dire que celle-ci n’est pas vraie.

Je dois raconter exactement ce qui s’est passé.

Il faut que la vérité sorte.

Et je regrette vraiment ce que nous avons fait.

 

 

Première partie

 

 

1


On m’a traitée de folle.

C’est compréhensible : nous, les fans, surtout les filles, on a mauvaise réputation. On nous dit bizarres, hystériques, obsédées, bonnes à enfermer. Mais on ne nous comprend pas. Ce n’est pas parce que j’aime quelque chose à la folie que je suis folle. Et j’adorais les Ruperts. Je les préférais de loin à la glace à la vanille l’été, je les aimais davantage qu’un nouveau commentaire posté sur l’une de mes fanfictions, et bien plus que de découvrir un bon film des années 80 que je ne connaissais pas.

Que j’étais une fan des Ruperts ne signifie pas que j’étais folle.

C’est important que vous sachiez ça d’entrée. Parce que tout ce que je vais vous raconter va vous sembler… ben, fou, quoi.

 

Rupert Pierpont était dans notre chambre d’hôtel.

Vous êtes sans doute curieuses et curieux de savoir comment on avait réussi notre coup. Ce n’est pas tous les jours qu’on se retrouve seules à seul avec l’un des membres du plus célèbre boys band de tous les temps.

Deux secondes. Je reformule.

Ce n’est pas tous les jours qu’on se retrouve seules à seul avec le plus gros naze du plus célèbre boys band de tous les temps, les yeux bandés et ligoté au fauteuil d’un hôtel.

Je sais ce que vous vous demandez : Qu’est-ce qui faisait de lui un naze pareil ? On va y venir. D’abord, Erin, Isabel, Pomme et moi sommes restées à le dévisager en attendant qu’il reprenne connaissance.

On n’avait pas encore allumé, et la chambre n’était éclairée que par le soleil de l’après-midi filtré par les vitres teintées. Il éclaboussait la moquette grise et une partie des murs couleur prune, les faisant paraître violets. Mais globalement, l’endroit était plongé dans la pénombre. Et on peut dire que ça collait avec l’ambiance.

Le seul bruit dans la chambre était le cliquetis des touches du portable d’Isabel. L’écran avait beau être fêlé un million de fois et la coque porter un collage, bricolé avec du papier et du Scotch, du torse nu de Rupert L, Isabel s’y agrippait comme à son bien le plus précieux. Et ça l’était sans doute. Elle tapait, le nez scotché à l’écran qui projetait sur son visage une lueur bleue flippante. Elle a été la première à rompre le silence.

 

 

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